‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 87 sur 268 · A. É., Home, IV, 145. Créqui au roi, loc. cit · texte numérisé non relu

A. É., Home, IV, 145. Créqui au roi, loc. cit

'2. Ibid,, Feuille de nouvelles de Rome, f° 88.

'.\. Ibid., loc. cit.; Bourlemont à Lionne, loc. cil.

U. Gazette de France, loc. cit.

:>. ibid.

6. 11 y avait eu discussion entre le cardinal Antoine et le cardinal Orsini, sur la question de savoir lequel des deux présenterait l'ambassadeur. Le rôle politique du cardinal Antoine et ses intimités à la cour de France le désignaient en première ligne. (Voir sur ce point A. É., Rome, IV, 145, Créqui à Lionne, <> juin, l" 69, et Benedétti à Lionne, 13 juin.) — Mémoire

sur le traitement des a mlxissa, leurs , etc., déjà cité. Il y est dit que ce fut le roi lui-même qui régla l'affaire.

li;r, L AMBASSADE DU DUC DE CREQUI.

Le pape accueillit le représentant de Louis XI Y « fort favorablement », et le garda trois quarts d'heure auprès de lui. L'entretien, suivant la coutume, ne fut qu'un échange de phrases gracieuses : Alexandre VII demanda des nouvelles du roi et de toute la famille royale avec bienveillance et s'étendit ensuite longuement sur les précédents ambassadeurs de France. Il n'y eut, dans son discours, qu'un mot indiquant une arrière-pensée : Sa Sainteté fit allusion à M. de Béthune ! et glissa un compliment qui avait un peu l'air d'un avertissement déguisé : « Il me dit, écrit M. de Créqui au roi, qu'il avait ouï dire au pape Urbain à propos de M. de Béthune qu'il n'en avait jamais reçu aucune mauvaise satisfaction, soit que les affaires qu'il avait à traiter se fissent, soit qu'elles ne se fissent pas ». Sur quoi l'ambassadeur ajoute : « Il ne me fut pas malaisé de connaître ce que Sa Sainteté voulait me faire entendre là » 2. Ce n'était qu'une parole sans doute, mais assez significative dans cette première entrevue réservée aux félicitations de bienvenue.

M. de Créqui, en sortant de chez le pape, alla faire visite au cardinal Chigi, qui lui fit « mille protestations de service pour Sa Majesté », et il se rendit aussitôt après chez donna Bérénice et chez la princesse Farnèse 3. Il termina cette journée par une visite au cardinal Francesco Barberini, sous-doyen du Sacré Collège *.-

L'intervalle entre l'audience exceptionnelle du 11 juin et la première audience ordinaire qui eut lieu le 20 du même mois fut rempli par les visites aux cardinaux et des pour-

1. M. de Béthune avait été ambassadeur auprès d'Urbain VIII, de 1626 à 1630.

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