Gazette de France, loc. cit
parlers officieux sue la question des premiers rapports entre M. de Créqni et les parents séculiers du pape. Lobst nation était éoalc des deux côtés, et le nonce a Pans del atta.t rltol vivement l'affaire avec MM. Le Telher e de Lionne, déclarant « qu'on ne pouva.t suppose que Sa Majesté voulût priver les parents de Sa Sainteté de leurs prérogatives accoutumées », opposant des précédents ceux que* présentait la cour de France, et réfutant, en définit,', l'argumentation de ses contradicteurs avec assez d,habileté p0Ifr ^sser de grands doutes dans leur e put. M de Créqni profita de ces quelques jours ponr prendre ,a direction du service et connaître ses prmepaux subordonnés. Le plus considérable était 1 auditeur de Rote, M de Bonrlemont '. Ce prélat, <pn ava.t alors quarante-quatre ans, occupait depuis seize ans cette charge importe dans le célèbre tribunal ecclésiastique ou tous les pays catholiques sont représentés : à cette époque, fjlteur Je Hôte, en outre de ses fonctions judiciaires, tenait dans l'ambassade un rang analogue a celui du confier de nos jours, et il avait le privilège de correspondre fficieusement avec le ministre. Pendant la longue vacance du poste, eue fonction ava.t pris une importance spéciale (.t le titulaire s,, trouvait en rapports continuels avec les • dus grands personnages de la Cour pontificale et du corps 5ÎplomatiqueP M. de Bonrlemont, intelligent actif et cour to s, avait acquis, après un séjour aussi prolonge a Rom. Il les règnes d'Innocent X et d'Alexandre VII, une conuaissance approfondie des hommes et des affaire : ans ■ bien q„e des rouages administratifs et politiques du Sant^
Siège Le pape et l'entourage appréciaient ses mérites , l
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évèque .1, IWna. en 1669, .1. Uraa. ro, ,c 9 „„„.,„.
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(,m(. dani l'aMemblée du clergé <!<• 1682.
sa bonne grâce, il entretenait des relations anciennes et suivies avec tous les cardinaux : il ne pouvait donner que de sages avis à l'ambassadeur. M. de Créqui eut le bon sens, au moins dans les premiers temps (car plus tard il lui battit froid) de montrer de la sympathie à ce prélat, et, dès son arrivée, prévenu d'ailleurs par ses instructions de la considération toute particulière dont la cour de France honorait M. de Bourlemont, averti même « d'avoir en lui une entière confiance » l, il l'accueillit avec faveur et s'empressa d'écrire au roi : « Votre Majesté a ici en la personne de M. de Bourlemont un digne et fidèle serviteur et qui mérite assurément qu'elle lui témoigne que ces services lui sont connus et qu'il peut, dans les occasions, en attendre la récompense de la bonté royale de Votre Majesté » 2. Il prit même sur lui (ce qui était méritoire en un temps où les traitements diplomatiques subissaient de longs retards) de payer sur-le-champ à l'auditeur de Rote « trois mille livres pour une année de sa pension » 3. Nous retrouverons sans cesse, au cours de ce récit, le nom de M. de Bourlemont qui prit une si grande part aux négociations ultérieures et qui fut quatre fois chargé d'affaires. Ajoutons que ce personnage, lorsqu'il quitta l'auditorat de Rote en 1668, fut successivement pourvu de plusieurs évèchés et enfin de l'archevêché de Bordeaux, où il acheva sa belle carrière en 1697.
Les ambassades d'alors n'étaient pas organisées hiérarchiquement comme les nôtres. L'ambassadeur emmenait avec lui des secrétaires particuliers attachés à sa personne comme ses pages, dont il se servait à son gré pour sa correspondance officielle ou privée et qui n'étaient point des fonctionnaires de l'Etat : ils suivaient la fortune de
1. Voir les Instructiojis (Recueil déjà cité, p. 121). « Ledit sieur duc pourra, en plusieurs occasions, se prévaloir utilement de ses bons conseils, de ses habitudes et des connaissances acquises qu'il a en toutes sortes de sciences. »