‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 98 sur 268 · Ibid., Lionne à Azzolini, 21 juillet, f · texte numérisé non relu

Ibid., Lionne à Azzolini, 21 juillet, f

3. « Quand il est question de faire les choses, il faut autant que l'on peut en sortir de bonne grâce. » Créqui à Lionne, 15 août, A. E., Rome, 146, f° 27.

autres que je pourrai lui rendre » *. Il donne plus de détails dans sa lettre à M. de Lionne du même jour : « Je m'en allai seul chez elle, sans m'arrêter à aucune cérémonie. Elle me reçut le mieux du monde en s'avançant hors de son tapis. Je pris le tabouret, je ne demeurai qu'un moment, couvert et assis, et lorsque je pris congé d'elle, elle me traita encore avec beaucoup de civilité 2. » La duchesse de Créqui de son côté s'abstint de prétendre à un traitement supérieur à celui que recevaient la sœur et la nièce du pape °, et ainsi se termina cette petite affaire où l'ambassadeur, engagé un peu à l'étourdie, après s'être montré pointilleux sur l'étiquette, avait dû céder à la fin, ce qui ne pouvait que lui nuire en un pays et dans une cour où ces minces incidents étaient commentés avec malveillance. On verra tout à l'heure le mécompte qu'il eut à subir dans l'affaire de la visite aux parents; c'étaient là des épisodes fort regrettables au début d'une mission, et autant de faux pas qui donnaient à la conduite de l'ambassadeur et à ses relations avec son gouvernement ce caractère d'incertitude et d'inconsistance qui diminue singulièrement le crédit d'un agent.

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