‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 45 sur 114 · CONVALESCENCE DU ROI · texte numérisé non relu

CONVALESCENCE DU ROI

aTait amusù ses premières veilles. Seulement il parut coDlrarié de l'empressement de M. le dauphin à venir auprès de lui; avec sa sagacité instinctive, il vit bien que ce n'était pas seulement la tendresse qui l'a\*ait attiré, mais encore une intrigue de succession , et cela le blessait ; des ordre» furent donnés pour que le dauphin revint à Versailles; lui-même avait hfite de se montrer en pleine convalescence.

La ciilhédmle de Melz retentit d'un Te Deum d'allégi"«fBe pour la gnérison du roi; on vit une armée dresser des autels pour celui que les camps et le peuple proclamaient le père de la patrie; toutefois on dut remarquer qu'une sorte d'ennui doniiklail le roi; il n'était pas à l'aise avec les nouveaux Courtisans qui l'entouraient; ses yeux cherchaient en vain à remplir un grand vide : qu'étaient devenus SOI) spirituel gentilhomme et sa belle maîtresse'/ Cliarles Vil demeurait languissant quand Agnès Sorel «tail loin de lui. Pour se distraire, il voulut suivre attentivement les opérations militaires ; convalescent,

Lettre sur la maladie du roi; par M. Franroîa ChicoyneBu, premier médecin de Sa Mujeslé, 1745, in-4.

■Journal de la maladie du roi, 1744, iD-I2.

délibération conclue en rancmMëe deijuift de Melz pour let prières publique», afin d'obtenir de Dien le recouvrement de ta "infé de Sa Majesté, in-4.

^** maladie du roi, ode par M. Gordon <lo Bacq, in-8 de îualre page».

UlUIS XV.

on lui racontait les détails de la retraite du prince Charles de Lorraine et les succès de Frédéric II en Ëohème ; il lit annoncer sa guérison par courrier à à toutes les ambassades, car on ravait cru frappé à mort. Il passait ensuite la revue de ses troupes ; il ordonna un mouvement sur toute la ligne du Hhin. De Metz il marcha droit en Brisgaw ; l'armée de France mil le siège devant Fribouig ; l'Alsace et la Lorraine ne comptaient plus un seul ennemi ; le siège fut poussé avec vigueur, Fribourg capitula. Au mois de novembre, le roi prit des quartiers dMiiver; il quitta le camp pour saluer Paris, sa bonne ville , i tant de larmes avaient été versées.

Si la maladie du roi avait jeté une profonde I tesse parmi celte loyale population, sa convalescenoe fut l'objet d'une joie bruyante et enthousiaste; dee Te Z>eum, éclataient partout en actions de gn\ces ; des familles marchandes , des simples bourgeois élevaient leurs mains suppliantes vers Dieu , et sacrî<liaient leurs épargnes pour faire prier pour li

Oralio in rtstitulam régi vaUtudintm, à Crevie, iT44, in-4.

Le même digcours, Ir^duil en franruû par J.-P. de Bougainville, 1744, in-4.

In resttiulam régi valeludinem oralio, à Carolo-le-Beau, lT4t, iii-4.

Gatlot ob regem ex morbo restitulum gratvlatio, à J.-B.Geotfroy, 1744, in-4.

Ce iiteourt traduil en français, par M. Mercier, 1T44, û

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