RAPPEL DE MADAME DE CHATEAUROUX
majesté. Toutes les corporalions vinrent saluer le roi Vvae après l'autre, et il les accueillit avec ce gracieux sourire qui f;a{[nail les cœurs.
Cependant , il y avait toujours un grand vide autourde Louis XV; les distraoliuns qui accompagnaient son retour étaient plus bruyantes qu'intimes et douces. Dès son arrivée à Paris, une certaine curiosité l^cvait porté à savoir des nouvelles de madame de Ohâteaurous ' : qu'était devenu M. dellicLelieu, avec lequel il avait passé de si amusantes heures? Louis XV aimait l'intimité, Il avait besoin de ces sourires qui Vous accueillent à tout instant , de ces âmes qui vous Savent , vous comprennent et vous distraient. Qu'avail-tl à reprochera madame de ChjUeaurnux? Il sonlail son injustice : payer tant de tendresse au cliovet d'un lit de malade par la froideur et un exil , c'était Igratitude et cruauté. Et puis, te roi voyait avec toleur s'accroilre le parti du dauphin , impatient trriver au jour où il tiendrait le pouvoir ; combattu par mille sentimeuts divers, Louis XV ne voulut plus
• 8 novembre. Le roi vient à Paria ; il va voir de nuil cl déguisé ■Udtne de Cbâleaurom.