‹ Louis XV, et le renversement des alliancesChapitre 2 sur 249 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

ments et leurs agents , de contrôler les assertions des uns par les dires des autres, de connaître la pensée secrète des souverains et de leurs ministres, réduit la tâche du narrateur à une œuvre de compilation et de synthèse, où l'intérêt de la vérité absolue doit prendre le pas sur toute autre considération.

Pour l'étude des négociations contradictoires qui amenèrent la guerre de Sept Ans, pour le jugement de la conduite des principaux acteurs sur la scène européenne d'alors, les pièces à consulter deviennent de plus en plus nombreuses. Aux collections de Paris et de Londres, ouvertes depuis longtemps au public, nous pouvons ajouter les Mémoires de Bernis édités par M. Masson, la correspondance complète du roi Frédéric, dont la publication fait le plus grand honneur aux érudits chargés de ce travail , les documents de Vienne auxquels le directeur des archives de cette ville, le chevalier d'Arneth, a fait les emprunts les plus intéressants , et enfin les manuscrits du British Muséum qui, depuis peu, se sont enrichis de la volumineuse correspondance du ministre Nevvcastle.

Raconter les préliminaires de la guerre à Paris, à Londres, à Vienne , à Berlin , à Pétersbourg , à Dresde et à la Haye, parcourir les dépêches écrites à la même heure par des hommes dont les impressions souvent, et le point de vue la plupart du temps, différaient du tout au tout, résumer les vues, analyser les sentiments des personnages dirigeants, rattacher autant que possible reffetà la cause, telle est la tâche que nous nous sommes imposée , satisfait si nous avons réussi à jeter un rayon de lumière sur quelques détails de ces événements si souvent racontés, et cependant encore si obscurs.

Les recherches que nous avons dû faire ont été singu-

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