‹ Louis XV [microform]: ses maitresses, le Parc aux Cerfs, d'après le Journal-Mémoires de d'Argenson, les chansons du temps et les mémoires du Duc de RichelieuChapitre 121 sur 145 · BOUQUET A M«* DE POMPADOUR · texte numérisé non relu

BOUQUET A M«* DE POMPADOUR

« Si, dit très justement, M. Raunié, dans le commentaire qu'il fait de ce bouquet, Mme de Poropadour trouva dans la plupart des courtisans des ennemis toujours prêts à railler son origine bourgeoise, son manque de distinction, son langage et ses ma^ nières, elle était plus heureuse auprès des gens de lettres qu'elle protégeait avec une intelligente bienveillance.

L*amour entouré de ris Jouait avec la pomme accordée à sa mère

Par l'équitable Paris ;

Sa main fatale et légère La jetait, l'attrappait, la rejetait en l'air ; Quand tout à coup, l'oiseau qui porte le toun^rrf S'élance, la saisit, et fuit comme un éclair. L'amour désespéré, parcourt toute la terre ;

LAMOl lîEl SE ABANUONNÉK fI)'n|»r»'S Frationaid.)

BOUQUET A M"' POMPAnom

Vi'nus ne l'aimora Janinis ^d'il n'ait trouvé le prix qu'obliiireiit ses attrnlis.

L'aigle planant sur nos rivages L'avait laissé tomber dans ces riants bocages

Où nos rois ont fixé lenr cour ; Un héros parcourant cet auguste séjour, La voit et lit ces mots : A la plus belle ! Cette pomme, dit-il, regarde Pompadour,

U la lui porte devant elle.

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Ainsi donc vous réunissez

Tons les arts, tous les goûts, tous les talents de plair- ; Porapadour, vous embellissez La cour, le Parnasse etCythère,

Charme de tous les cœurs, trésor d'un seul mortel Qu'un sort si beau soit éternel I

{^ne vos jours précieux soient marqués par des fctes ;

Que la paix, dans nos champs, revienne avec Louis ; Soyez tous deux sans ennemis Kt tous deux gardez vos conquêtes.

Moins ambitieuse et plus belle Que Diane et que Gabrieîle,

d vous qui conseivez au milieu de la cour Un cœur à l'amitié fidèle.

Apprenez qu'on a vu l'Amour i:flacer d'un coup de son ôile

Les chiffres qui paraient cet antique séjour.

î)'un(* nuiin, il formait une chaîne éternelle,

::t de l'autre il gravait le nom de Pompadour.

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„ L'antique séjour » csl Vcn;iiU.-.. A ; i-i-* Je ce bo.quet, qui est de Voltaire, iS.rbier écr>l dans son Journal : « Mme de Pompadour est non seulernoul ieun« et belle, mais elle a tous les talents imaginables. Elle joue la comédie parfaitement bien • ce qui fait qu'à Versailles le roi, mesdames, des dames et des seignours de la cour représentent souvent des comédies. C'est à ce sujet que Volta.re voulut s'égaver pour complimenter Mme de Pompadour. Ces vers présentés au roi et à la cour delà favorite ont .l'abord paru charmants. La réflexion y ht apercevoir ensuite bien de la liberté et peu de décence. » C'était être bien pointilleux pour un moffen.if madrigal, surtout si l'on s'en rapporte à cette note, édition Renouard des Œuvres de Voltaire : « Mesdames, fille du roi furent indignées de la Comparaison des conquêtes du roi, dans ses premières campagnes avec la conquête du cœur de sa maîtresse. Elles persuadèrent au roi qu'il ne pouvait laisser imprimer ces vers scandaleux et l'exil de de Voltaire fut signé. »

Mme de Pompadour n'aimait pas, d'ailleufs nous l'avons vu, à propos des « Poissonnades » qu'on la chansonnât brutalement et M. de Rességuier, chevalier de Malte, « enseigne à pique » dans les gardes françaises, fut cassé de son grade, puis enfermé à la Bastille— nous apprend Maurepas— pour ce quatrain qui fat placardé dans la salle du bal de Bellevue, qu'y donnait le roi, le jour de la Sainte Catherine, fête de Mme de Pompadour.

BOrOKET A M"" POMPADOUR

Fille d'une sangsue et sangsue elle-même, Poisson, dans ce palais, d'une arrogance extrôm», Fait afficher partout, sans honte et sans effroi, Les dépouilles du peuple et l'opprobre d'un roi.

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Les bijoux indiscrets

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