‹ Louis XV [microform]: ses maitresses, le Parc aux Cerfs, d'après le Journal-Mémoires de d'Argenson, les chansons du temps et les mémoires du Duc de RichelieuChapitre 132 sur 145 · LE FERMIER GÉNÉRAL BOURET · texte numérisé non relu

LE FERMIER GÉNÉRAL BOURET

(12) Il faut lire sur Bouret les intéressantes pages de H. THiRioN,dans/a Vie privée des financiers au dixhuitième siècle, Paris, Pion, 1875. Nous y renvoyons le lecteur : pp. 168 177. Rien n'égalait son faste; en voici, entre tant d'autres, un exemple. 11 poursuivait de ses assiduités une femme charmante ; mais celle-ci n'entend point « se rendre » aussitôt. Il faudra que songalantadorateur luiprocure des « poissons rouges de la Chine » ; parce que, seule, Mme dePompadour, en a de cette espèce. Il ne lui est pas possible d'en demander à Mme de Pompadour. Alors il en commande sLx au plus en renom joaillier de Paris, six en or émaillé, construits mécaniquement et qui, dans un petit bassin d'eau, imitent à s'y méprendre les véritables, au moyen d'un aimant. Tout d'ailleurs lui est sujet à cadeau. Chaque aimable visage qu'il voit le rend amoureux, et dès lors, rien ne lui coûte : fêtes, présents de tout genre. Naturellement il courail à sa ruine ; et nous avons vu, tout l l'heure, en parlant

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