‹ Louis XV [microform]: ses maitresses, le Parc aux Cerfs, d'après le Journal-Mémoires de d'Argenson, les chansons du temps et les mémoires du Duc de RichelieuChapitre 21 sur 145 · LE MINISTÈRE DE M. LE DUC · texte numérisé non relu

LE MINISTÈRE DE M. LE DUC

Tu nous attiiqnes par la faim, Trop insatiable tantale, Tu nous empoisonnes le pain, Tu nous attaques par la faim.

Tous tes goulus prédécesseurs, Quoique pleins de noires envies, Du pillage tous assesseurs, Tous tes goulus prédécesseurs Par de si terribles noirceurs N'attaquèrent jamais, nos vies.

Voudrai s- tu nous anéantir ?

Bourreau, poursuis, finis, achève, Partout on entend retentir :

Voudrais-tu nous anéantir?

Hélas ! qu'en puis-je pressentir ?

Je vois qu'un haut gibier s'élève.

Qu'entends-je, ô ciel ; est-il certain Que tout le mal qui nous accable Vient des ressorts de ta putain ?

Qu'entends-je, ô ciel ; est-il certain ? Cette élève de l'Arétin Dans sa luxure infatigable.

La putain qui, d'un air absolu

Regardait notre sage reine,

Sa politique a prévalu.

La putain qui d'un air absolu

Et décamper il a fallu.

Dieu ! quelle nous sauve de peine I

On vient de voirie rôle de Mme de Prie, maîtresse du duc de Bourbon dans le mariage de Louis XV. Sur Mme de Prie, maîtresse du Régent, voir notre volume : Le Régent, sa cour, ses filles et les dames de la Régence. Albin Michel, éditeur.

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