PAUVRETÉ DE MADAME DE MAILLY
(12) Mme de Mailly, fut pauvre toute sa vie, — Voir Appendice, n^ 89 — parce que toute sa vie elle resta désintéressée, et depuis qu'elle fut la maîtresse du roi ne cessa, « de Faimer pour lui-même ». Disgraciée, elle continuait à Taimer. Pour elle jamais elle ne demanda rien, et en maintes circonstances « liardait », Barbier, dans son Journal^ nous raconte l'histoire de cette fourrure qu'elle n'osait acheter parce qu'elle la trouvait — elle la maîtresse du Monarque et alors en pleine faveur — beaucoup trop chère.
« Mme de Mailly était en liaison avec le marquis de la Chélardie, nommé ambassadeur en Moscovie auprès de la Czarine. Il alla prendre congé d'elle et lui offrit ses services dans cette Cour. Elle lui dit qu'elle n'y avait pas grande relation et le remercia ; puis elle fit réflexion que c'était dans ce pays qu'on avait les plus belles peaux et les plus belles fourrures ; elle