LIVRE II
Saint Louis, montrant l'anneau qu'il perlait toujours tl où il avait fait graver ces trois mots : Dieu, France et Marguerite, disait: Hors cet anel n'ai point d'amour.
Le duc de Choiseul , dont le crédit était sans cesse attaqué, conçut naturellement le projet de s'assurer un appui dans l'avenir. Il n'ignorait pas à quel degré, durant son long ministère , et notamment par l'expulsion des jésuites, il avait encouru la disgrâce du père de M. le dauphin ; il savait que le respect filial du jeune prince avait hérité de tous ses ressentiments, et l'habile ministre,
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al lâchant un intérêt personnel au mariage de jM. le dauphin, voulut de bonne heure vaincre, parle don d une brillante alliance, un éloigneinent dont pourtant il ne triompha jamais. Il désirait aussi opposer à la prospérité croissante de l'Angleterre et de la Russie, le contre-poids d une étroite alliance avec l'Autriche. Il jeta donc les yeux sur la cour de Vienne , et obtint la main de Marie- Antoinette-Josephe-Jeanne de Lorraine, archiduchesse d'Autriche, fille de François de Lorraine et de l'impératrice Marie -Thérèse. Marie -Antoinette était née le '2 novembre 17.*>î>, jour de la commémoration des Morts, jour du tremblement de terre de Lisbonne. Sa naissance lit perdre une gageure au duc tle Taroucka , qui avait parié avec l'impératrice qu'elle mettrait un fils au monde. Lorsqu'il s'agit d'acquitter sa dette, il fit exécuter en porcelaine une figure présentant des tablettes , sur lesquelles Métastase avait écrit les vers suivants :
Ho perd u to : l'augura figlia \ pagar m'ha condamnato; Ma s' è vero ch' a voi somiglia.
Tntto 'I mondo ha miadagnato '
L'archiduchesse avait sept ans, lorsque mourut son père, durant un voyage en l'y roi. Marie-Thérèse resta
J'ai perdu : l'auguste fille m'a condamné à payer ; mais s'il est vrai qu'elle vous ressemble, tout le monde a gapné.