‹ Louis XVIChapitre 40 sur 62 · II. i.,<i-,Gooj^lc · texte numérisé non relu

II. i.,<i-,Gooj^lc

bois, un pâtre qui dresse une corbeille de joncs sur !e bord du ruisseau, un mendiant qui boit à la fontaine*

une paysanne qui passe le gué sursonâne, un troupeau de vaches rousses éparpillé dans là prairie, sont d'un grand secours pour le relief et la perspective ; maïs quand le paysagiste ne sait pas faire les figures, qu'il s'appelle Claude Lorrain, Ruysdaël, ou même Lantara, il &ut le prendre tel qu'il est, il faut respecter son œuvre. Un marquis avait commandé un paysage â Lantara : ( Un paysage de votre façon, monsieur Lantara ; allez au gré de votre fantaisie, mais n'oubliez pas une église et une échappée. > Lantara ne fait pas attendre longtemps le paysage. Le marquis, émerveillé de la beauté du site, de la fraîcheur du coloris, de la simplicité de la touche, de la vérité de l'église, mais ne voyant pas de figures, lui dit : t Monsieur lantara, vous avez oublié les figures dans votre paysage. — Monsieur le marquis, répondit le peintre avec naïveté, elles sont â la messe. » Le marquis eut l'esprit barbare de répliquer : a Eh bienl je prendrai votre tableau quand elles sortiront. •

Lantara, sans s'en douter, a formulé une bonne maiime pour les paysagistes qui ne savent pas peindre les figures. Que de paysagistes feraient bien de toujours laisser leurs figures à la messe 1

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