LE CHEVALIER DE MOUHI
C'est, sans contredit, l'auteur le plus fécond du siècle. Il a vicu longtemps de ses ouvrages; et ce qu'il y a de plus étonnant, c'est que ses libraires en vivaient aussi. Il me dit un jour que tous les soirs il Était obligé de tromper son imagination pour parvenir à s'endormir. Ses lecteurs n'étaient pas si embarrassés. ■J'ai une si grande multitude d'idées, ajoutat-il, que, lorsque malheureusement je m'airSle à une, je ne ferme pas l'ccil de la nuit; mon secret est d'épier le moment où toutes les différentes idées se croisent; je saisis cette incertitude, cet embarras du choix, et je m'endors, d Son dernier emploi lut de se placer dans la ruelle du lit du maréchal de Belie-Isle, et de l'eihorter â la mort. Le son de voix, l'emphase du style, les lieux communs, faisaient croire aux assistants, qui ne le voyaient pas, que c'était un capucin qui confeuairk mourant. Le maréchal l'a traité, en effet, comme s'il e()t éi4 »oit confeaceur i il ae liti a rien laissé.