GRESSET
Gresset commença par être jésuite; il quitta l'ordre, et fit son entrée dans le monde. Il y débuta par sa comédie du Méchant, et fut de l'Académie française. Quelques années après, il se retira à Amiens et se maria. II fit imprimer une capucinade, pour marquer son repentir d'avoir &it des pièces de théâtre; peut-éire, quand il sera rongé par la rouilledela province, il reviendra à Paris, et voudra composer des comédies, pour peindre un monde qu'il ne connaîtra plus, il sera sifflé; cela sera une belle Iîd.
l'abbé de grécourt
L'abbé de Grécoun aimait passionémeni une belle chapelière de la place Maubert. Cette chapelière avait l'honneur d'être janséniste forcenée; elle prenait si vivement à cosur le parti de la grâce triomphante, de la grâce efficace, et même de la grâce nécessitante, que sa conscience la pressa d'accorder ses foveurs à l'abbé, à condition qu'il composerait
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quelques pièces de vers contre In bulle et les jésuites. L'abbé fit son poème de Pkilotanus, et toucha tous les jours sa part d'auteur. La belle chapeliêre levait les mains et les yeux au ciel, et s'applaudissait d'avoir gagné cette âme au parti. Mais quelques années après, l'abbé se prit de goût pour la femme d'un cordonnier, qui détestait le jansénisme, parce que la maison de aint-Magloire avait ôté sa pratique à son mari. Elleeiigea que l'abbé tournerait en ridicule les Arnaud, les Saint-Cyran et les Paris,