‹ Louis XVI et sa courChapitre 118 sur 172 · IL · texte numérisé non relu

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assemblée des Notables porterait un coup accablant à la puissance du Parlement. Pour l’un, il avait mis l’histoire de moitié dans ses séductions , et pour l’autre il s’était adressé à une de ces passions haineuses qui répondent toujours à l’adroit séducteur qui les évoque.

Mais le charme qu’il avait exercé sur le monarque et sur sou ministre, il le retrouvait moins quand il s’agissait de l’opinion. Détrompée déjà par ses fautes, l’opinion, qu’il avait réussi par moments à éblouir, commençait depuis longtemps à comprendre qu’il n’était bon qu’à fasciner, et elle n’accueillit guère son nouveau projet qu’avec une curiosité incrédule. D’ailleurs, il faut le dire, quand un séducteur ne trouve plus le mot qui persuade, il tombe de haut : ce n’est plus qu’un menteur, et voilà précisément ce que Galonné était devenu pour la France; la majorité des esprits u 'était plus à lui. Quant aux classes quil’avaient le plus appuyé, son projet les blessait dans leurs intérêts ou dans leurs préjugés. La noblesse et tout ce qui était resté docile aux leçons du pouvoir absolu se plaignit par dévouement à la royauté. On vit le maréclial de Riclielieu demander ce qu’aurait fait Louis XIV au ministre qui lui aurait proposé une convocation des Notables.

Et pourtant , cette mesure n’était pas eu soi un fait politique bien important et bien redoutable. Ce n’était guère que la création d’un conseil du roi plus nombreux ; comme tous les conseils qu’il était loisible

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