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scène comme elle eu savait faire, une scène de colère et de larmes, tomba sur le faible roi , qui , du coup , renvoya Caionue, tout en gardant Lamoignon. 11 croyait que c’était assez que ce compromis pour l’honneur de son caractère et de sa couronne , et il les compromettait tous les deux.
En effet, sa dépendance était suffisamment connue : Louis XVI ne pouvait donner le eltaoge au public, même à propos de ce renvoi de Galonné ; tous les soupçons auxquels il prêtait s’élevèreut contre lui. Ce renvoi. ne parut pas sérieux : on crut que la disgrâce du contrôleur général n’était qu’apparente, que ce n’était là qu’une ruse domestique contre les éclats de la reine, et qu’eu réalité, Galonné ne cesserait pas de diriger l’administration. Le fait est qu’il continua pendant quelques jours encore à travailler au contrôle; et peut-être IiOuisiXVI aurait-il donné raison aux bruits qui couraient, s’il n’avait tout à coup acquis la preuve d’opérations de bourse faites sans autorisation par Galonné. Cette circonstance donna au roi la force de l’exiler; et on lui chercha un successeur* Un conseiller d’Etat, Fourqueux, par conscience de son incapacité, opposa dîahord un refus au vœu delà cour; mais il finit par céder, à l'insistance de b reine (i)„ C’était un homme ifort propreà tenir du place, en atleiulantM. deBrienne, -'T!. v ’ii.i'i. Il t'i r '*‘. t • i. : >i i 'i; ji|. . • i. i
(i) Montliyon, Ministres des finances > p. 308.
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à qui scs amis la préparaient avec précaution. Malgré une correspondance qui fut ménagée cuire le mi et cet archevêque , on n’avait pas osé le proposer brusquement; car il était mal vu de Louis XVI, à cause de l'irrégularité de scs mœurs. C’était à ce prélat qu’il pensait, quand il disait dans les brusques échappées de son langage : Je ne veux ni Neekrailie , ni prêt mille. Dès cette époque, M.de Montmorin, le successeur de Vergennes, avait glissé un mot sur M. Necker. Mais le lendemain même du renvoi de Galonné , Necker fit une manifestation qui indisposa Louis XVI. Il publia sa réponse à Galonné, adressée d’abord à un jietit nombre de confidents ; il y démontrait, d’une façon presque altière, la vérité du Compte rendu. Louis XVI, violent comme sont les naturels sans force , s’emporta contre ce qu’il appelait une désobéissance de la part de Necker, car il lui avait fait dire de 11e pas donner de publicité à ; Ce mémoire. Ge n’était doue pas le moment de parler en faveur de l’ancien directeur général; quelque évidente que fût sa popularité, Louis XVI 11’écouta que la colère, et l'exila à vingt lieues de Paris. 1 ■
La publication du mémoire de Necker contribua donc encore à lui fermer le chemin au ministère. D’un autre côté, c’était l’instant delà grande influence de la reine : Vergennes était mort, et elle était mère d’un dauphin, ce qui pour Louis XVI était plus encore qué d’être belle! Elle était calomniée; et ses partisans et elle-même