I.OIHS XVI ET S.A C O T R
Presque tous les officiel», furent blessés clans cette affaire. Le 16 , l'ennemi vqul» voulait Une revanche ,j fit, une sortie, et vint ciuloucr. les batteries ide la seconde parallèle (i); mais le général d’Abbovillc sut le mitrailler avec ses pièces mal enclouées. Le lendemain , la trauchée ne fut pas moins brillante ; Saint-Simon blessé y resta vingt-quatre heures. Un tel déploiement de courage et d’habileté militaire décida la prise de la ville : Cornwallis capitula. On a comparé cette capitulation de Cornwallis à celle de Burgoyne. En effet, militairement elle fut aussi humiliante : huit mille hommes restaient prisonniers; toutes les forces navales des Anglais à York- Town et à Gloueester étaient à la disposition du vainqueur. Bref, on faisait payer à Cornwallis les dures conditions que Lincoln avait imposées aux Américains lors de la prise de Gharles-Town. Mais politiquement , cette capitulation eut de bien autres conséquences que la convention de Saratoga : elle relevait l'Amérique de toute sa hauteur, et lui ramenait la grande force de l'espérance. A partir de ce moment, des Anglais sentirent que, pour eux, l’Amérique était perdue.
Ce fut immédiatement après le siège de York-Town ((lie le comte de tirasse repartit pour les Antilles. 11 s’en alla avec sa part de gloire et do reconnaissance; car, au commencement du siège, il avait battu les amiraux
(I) Mém. de Hochambeau , t. I, p. 29.».