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homme religieux aux anciens usages, d’un gentilhomme indigné, c’était plus que cela. U était dans la destinée de cette reine de n’avoir pas impunément les plus frivoles fantaisies de la feimne. Même le tablier qu’elle aimait à porter, .même l’étoffe dont sa robe était faite, elle avait à eu rendre compte à ses ennemis pii fallait qu’elle en répondît devant la France. Ainsi, elle s'habillait de blanc : l’orgueil de sa beauté peut-être, de son idéale fraîcheur, lui faisait préférer les linons et les dentelles au velours et à la soie, portés d'ordinaire par les reines •, et dans ce détail de toilette, ce fut l’Autridie qn’on vit encore. On disait que c’était un moyen de faire passer l’argent de France dans les mains de Joseph II, d’entretenir, au détriment de Lyon , les manufactures des Pays-Bas. Lyon se plaignit officiellement, et ne fut pas seul à réclamer; les économistes blâmaient çe luxe changeant et fragile ; les femmes de cour se scandalisaient de voir la reine toujours vêtue de blanc comme une femme de chambre , tout en copiant ses modes avec fureur (i). ' !•
(1) « Eu même temps qu’on blâmait la reine, on la copiait avec fureur, dit son panégyriste Montjoie. Chaque femme voulait avoir le même déshabillé , le même bonnet , les mêmes plumes qu’on lui avait vus. On courait en foule chez une dame Bertin, sa marchande de mode... La folie gagna les hommes... ils quittèrent alors les talons rouges et les broderies sur leurs habits ; ils se plurent à parcourir nos rues vêtus d’un gros drap , un bâton noueux à la main et chaussés avec des souliers épais. *