LIVRE V. — JOURNÉE DU 10 AOUT
parmi lesquelles figuraient la dame Saitit-Brice et M. Hue lui-même, désignés tous deux pour le sevvice de M. le Dau* phin. Cette liste fut adressée au conseil de la Commune ^
Le château ayant été mis au pillage et les scellés apposés sur tout ce qui n'avait pas été la proie de Tanarchie, linge, hafaîts , objets de toilette, tout manquait à la famille royale. M. Pascal, officier des Cent-Suisses, ofi'it quelques vêtements pour le Roi, la duchesse de Gramont du linge de corps pour la Reine , et il fallut que le cœur d une étrangère s'émùt de pitié pour que l'enfant des i;ois ne restât pas dans le plus complet déaûment : la c(MDtesse Gower-^Sutberland , ambassadrice d'Angleterre , qui avait un fils du même âge que le Dauphin, s'empressa d'envoyer pour l'usage du jeune Prince des vêtements de première nécessité. Des marques de toucha,nt intérêt parvenaient à se feire jour, à travers tous les obstacles, jusqu'à cette malheureuse famille.
Trois journées s'étaient ainsi écoulées lentement pour elle entre la loge du Loyoyraphe et la cellule des Feuillants; mais ce n'étaient ni les tribulations sous l'œil de l'Assemblée, ni la gène dans l'incoBatmode réduit du couvent, qu'elle avait le plus à redouter; une épreuve plus pénible encore l'atten-
1 « L*état, tel que je le remis au maire de Paris, dit M. Hue, pour qu'il en conférât avec Ib Conseil de la Commune, portait :
POOR LE sbuvigb nB l4 PBRftONRB nu noi , M. de Fresneg, écuyer de main; M. Liorimier de Cbamiily, premier valet de chambre; MM. Biigny, valet do chambre, et Testard, garçon de chambre.