‹ Louis XVII (volume 2)Chapitre 21 sur 264 · LIVRE PREMIER. — VERSAILLES. U · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — VERSAILLES. U

les femmes de lu funèbre escorte, plus de disette désormais; nous vous amenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. >

C'est dans cet appareil que la Fayette remet Louis XVI entre les mains de Bailly. BaiUy dit au Roi : « Sire, c'est tin beau jour que celui où Votre Majesté vient dans sa capitale avec son auguste épouse, avec un prince qui sera bon et juste comme Louis XVL.. » Puis il exprime au nom de Paris, dont il est maire, le vœu de voir Sa Majesté fixer sa résidence habituelle dans sa capitale. Le Roi répondit : « C'est toujours avec plaisir et avec confiance que je me vois au milieu des habitants de ma bonne ville de Paris. » Bailly, se tournant vers le peuple, dit : « Le Roi vient parmi vous avec plaisir. — * Vous oubliez de dire et avec confiance, reprend Marie-Antoinette. — Vous l'entendez, ajoute aussitôt Bailly ; c'est bien mieux que si je l'avais dit moi-même, v

Ainsi se terminèrent ces tristes événements des 5 et 6 octobre, dont il n'est pas difficile, malgré les ténèbres dont les passions les couvrirent, de distinguer les motifs réels. Trois combinaisons, qui avaient entre elles peu de liaison, semblent avoir contribué simultanément à les produire : le club Breton voulant forcer le Roi à transporter dans Paris le siège du gouvernement, les femmes de Paris réclamant du pain , et le parti du duc d'Orléans poussant la royauté vers une pente qui devait le précipiter lui-même.

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