‹ Louis XVII (volume 2)Chapitre 259 sur 264 · ARCHIVES NATIONALES · texte numérisé non relu

ARCHIVES NATIONALES

Du 7 décembre 17d2.

Etat des instruments tranchants et armes offensives et défensives remise, par les citoyens Clery et Tison, étant auprès des prisonniers duéTemple.

Scavoir A Louis Capet , Nous a été remis, par le citoyen Gléry

1« Un étuy de cha^n vert avec serrure, et sa clef, contenant six rasoirs à manche decaillc et œil dor, une paire de ciseaux fin, et un cuir.

2* Un couteau, a manche d'ecaille composé de cinq pièces.

3* Un couteau, a manche nagredc perle, lame, et garniture, dor.

^ Une autre petit couteau, a oté la poudre, manche, de nagre, de perle, virole, dor, ou doré, et lame platte.

5* Deux paires de ciseaux, dont une grande, propre a coupée les cheveux, et une plus petite paire.

G* Une lancette , enchacée dans deux branches dacier.

7* Un petit compas, en acier.

8* Un autre compas, pour rouler les cheveux.

9*" Une petite boete en bois de chêne doHblée de peau basanne, garnis en cuivre, avec crochet, renfermant, une autre petite bœte en chagrin vert, doublée de velour serise, garnis, de neuf pièces dW, y compris la serrure, et charnière, les autres objets manquant, et le dessus de la boete étant cassée, dans laquelle se trouve neuf inUruments; pour les pieds, tous a manche, de nagre, de perle

garnitures dor, dont huit a lame dacier de diffiârentes fbnue» uoe a lame dor.

Dans ]e double (bnd de la bœte, s'est trouvé trois paires de ciseaux, de difft^renles grandeur et une pîuce ronde, le tous en acier el instruments propres aux pieds,

10* Plus une petite paire, de ciseaux ayant un bout, rond, et gaine, appartenant, à Louis Charle,

Qui sont tous les objets que le d. Clery être à sa connoissance, quavoit en leurs possession, Louis Capct et son fils,

Glbry, de service à la tour après de Louis Gapet et son fils.

Par Pierre Joseph Tison, de services auprès des femmes; Soavoir comme appartenant a Marie-Antoinette; 1* Deux paires de cizeaux, dont une grande, et une plus petite paire en acier cizelés.

2* Un couteau, à oter la poudre, à manche, de nagre. 3* Un crochet a recuré les dents, en acier.

A la fille

1* Un couteau, a deux lames a manches decaille, dont une lame dor, et le manche aussi garnis en or, renfermé dans un étuy en galuchat, vert.

Une petite paire, de ciseaux, en acier avec son étuy.

A Elisabeth sœur,

1* Un ctuy de caluchat, renfermant deux couteaux tous deux a manches, de nagres de perles ; et un a lame dor,

2* Un autre petit couteau, ou canif a deux lames, à manche, de corne.

3* Et enfin une petite paire de cizeau , dans un mauvais étuy.

Qui sont tous ce que le d. Tison, a déclaré être a sa connoissanctN comme arme, reprimante, appartenantes aux femmes,

Tison.

Plus représente le citoyen Clery, un nécessaire en maroquin, composé d'un tirbour de. chasse, et casse pierre, un pince barbe, une éguille, a passée,. un porte mousqueton, et un petit étuy contenant eguille et carlet.

Qui sont nouveaux objets que- le citoyen Glery; a reconnus, apartenir à Louis Gapet, et qu'il avoit sur lui, se soumettant de remettre au Conseil, tous les autres objets, qu'il reconnoftni, que

le d. Capet, pourrait encore, avoir et qu'il n'auroit pas rendus; volontairement, a linstant, de la lecture du d. arrêté et qui n'est point encore en sa connoissance et a signé

Glery.

Certifie conforme, par nous officiers municipal soussigné au désir de larreté de ce jour; auquel le présent est demeurés joins, au Temple le vendredy sept décembre 1792, l'' de la République française ;

Moelle. Guillaume Sebmaize.

Chanslay. Estienne.

FiGUET. QUENIAB.

Et le sept décembre au d. an, le citoyen Glery dénommé de l'autre part, a également remis sur bureau pour satisfaire à l'arrêté du conseil général, provisoire, un compas, a roulé les cheveux ; et un crochet servant au netoyemeut des dents; lesquels eflfets font, partis de ceux, qui lui ont été envoyés pour le service de Louis Gapet, dans les premiers jours de la détention et sont du nombre de ceux , qui ainsi que du linge doivent être remis au garde meubles, dont et de quoi nous a requis acte, sous la réserve, que dessus, et a signe

Glery. Sermaize.

QuENiAR, comicaire. Ghenaux, officier municipal.

FlQUET. GhANSLAY.

ARGSfïVES NATIONALES.

Inhumation, Procès- verbal.

Le vingt-un janvier mil sept cent quatre-vingt-treize , l'an deux de la République française.

Nous, soussignés, administrateurs du département de Paris, chargés de pouvoir par le conseil général du département, en vertu des arrêtés du conseil exécutif provisoire de la République française ,

978 DOCUMRNTS

Nou» sommes traiwportés à nenf heures du matin en la demeure da citoyen Picavez, curé de Sainte-Madelaine, lequel ayant tr^iré chez lui, nous lui avons demandé sUl avait potirvn à l'exécution des mesures «yui lui avaient été recommandées la veille par le conseil exécutif et par le département pour Tinhubiation de Louis Capet. Il nous a répondu qu'il avait exécuté de point en point ce qui lui avait été ordonné par le conseil exécutif et par le département, et que le tout était à finstant préparée

De là, accompagnés des citoyens Renard et Damoureau, tous deux vicaires de la paroisse de Sainte-Madclaine, chargés par le citoyen curé de procéder à l'inhumation de Louis Capet, nous nous sommes rendus au lieu du cimetière de ladite paroisse, situé rué d'Ànjo4»-Saint-Hoiioré, où étant, nous avon» recofmu Fexécution des Otrdres par nous signiftéa la veille au citoyen curé, en vevtn de la commisaion que nous avions reçne du conseil généni do département.

Peu après a élé déposé, dans ledit cimetière, en notre préseooey par un dôlacbement de gendarmerie à pied, le cadavre de LonU Capet, que nous, avon» reconnn entier, dans toOs ses memlnes, k tête étant séparée du tronc. Nous avons remarqué que les dbevenx du derrière de la tête étaient coupés, et que le cadavre était sans cravatte, sans hahit et sans souliers. Du reste il était vêtu d'une chemise, d'une vesie piquée en forme de gilet, d*une culotte de drap gris et d'une paire de has de soie gris. Ainsi vêtu, il a été déposé dans une hière, laquelle a été descendue dans la fosse qui a été recouverte à l'instant.

Le tout a été disposé et exécuté d'une manière conforme aux ordres donnés par le conseil exécutif provisoire de la République française.

Et avons signé avec les citoyens Picavez , Renard et Damoureau, curé et vicaires de Sainte-3ladelaine.

Picavez, Renard, Damoureau, Leblanc et Dubois.

Deux mois plus tard , l'acte de décès de Louis XVI fut consigné en ces termes dans les registres de l'état civil de la commune de Pttis. Les mots mis en caractères italiques forment le cadre imprimé.

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