Acte de décès
Du lundi dix-huit mars mil sept cent queUre^ving^treize y tan second de la Republique, mcte de décès de Louis Capet, du vingtun janvier dernier, dix heures vingt-deux minutes du matin, prf>^
ET PIÉGÉS JUSTIFICATIVES. 5r0
fession dernier roi dcfi Français, âgé de trèntenieuf <ms^ neOif de Versailles, paroisse Notre-Dame, domicUié à Paris, tour dtt Temple, marié à Marie-Antoinette d'Autriche; ledit Louis Capet, ezéciKé sur la place de la Révolution, en vertu des décrets de la Convention nationale, des quinze, seize, dix-neuf et vingt dudit mois de jan* vier, en présence : !• de Jean-Anfoine Leftvre, suppléant du pro* cureur général syndic du département de Paris, et d'Antoine Momoro, tous deux membres du directoire dudit département et commissaires en cette partie du conseil général du même département ; 2* de François-Pierre Sallais et de François-Germain Ysabeau, commissaires nommés par le conseil exécutif provisoire à Teffet d'assister à ladite exécution, et d'en dresser procès-verbal,. ce qu'ils ont fait; et 3* de Jacques-Claude Bernard et de Jacques Roux, tous deux commissaires de la municipalité de Paris, nommés par elle pour assister à cette exécution. Vu le procè*-verbal de ladite exécution du dit jour vingt- un janvier dernier, signé Grouvelle , secrétaire du conseil exécutif provisoire, envoyé aux officiers publics de la municipalité de Paris, cejourd'faui, suria demande qu'ils en avaient précédemment faite au ministre de la justice; ledit procès* verf)al déposé aux archives de l'état civil.
Pierre-Jacques Legrand, officier public.
La Révolution croyait avoir ainsi anéanti jusqu'au dernier vestige de la royauté. Après avoir renversé le Roi, tué l'homme, elle s'efforçait de détruire jusqu'au cadavre. Dans cet acharnement il y avait un secret pressentiment de son impuissance. Les éternités révolutionnaires durent peu; la royauté, à jamais abolie, n'avait pas dit son dernier mot en France, et la terre elle-même, malgré )a complicité corrosive de la chaux, devait rendre un jour à une solennelle réparation et aux caveaux de Saint-Denis les dépouilles du Roi martyr. ^
' Dès le 22 mai 1814, une information faite, en exécution des ordres du Roi Louis XVIII, par M. le chancelier de France, avait (sur les dépositions des sieurs :
François-Silvain Renard, ancien vicaire de la Madeleine, domicilié rue Caumarttn, n* 12,
Antoine Lamaignère, juge de paix du premier arrondissement de Paris, rue de la Concorde, n» 8,
Jean-Richard-Ëve Vaudremont , greffier dn juge de paix du pre^ mier arrondissement, rue de la Concorde, n* 8,
Dominique-Emmanuel d'Anjou, ancien avocat, rue d'Anjou, n* 48,
Et Alexandre-Éticnne-Hippolyte, l>aronde Baye, maréchal des camps et armées du Roi,)
Avait, dis-je, déterminé, d'une manière précise, la place où reposateut, dans le cimetière de la Madeleine, les dépouilles da Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette.
On lit dans le Moniteur du 21 jauvier 1815 :
u Paris, le 20 janvier.