‹ Louis XVIIChapitre 124 sur 206 · LIVRE XIX. — LE CIMETIERE · texte numérisé non relu

LIVRE XIX. — LE CIMETIERE

« Paris, le 1" mars 1816.

» Monsieur le comte,

» Sa Majesté a déterminé, par son ordonnance du 14 février, remplacement que devra occuper le monument religieux qui doit être élevé à la mémoire de Louis XVII.

» Il importe actuellement, et j'ai déjà appelé votre attention sur cet objet , de découvrir les précieux restes de cette illustre victime de la Révolution. On sait que le jeune Roi a été enterré dans le cimetière de Sainte-Marguerite, au faubourg Saint- Antoine, en présence de deux commissaires civils et du commissaire de police de la section du Temple, le 8 juin 1795.

» Le jeune Roi devra être déposé à Saint-Denis*

» Je Vous invite à me rendre compte des mesures précises que vous avez prescrites pour parvenir à ce but, et du résultat qu*elles auront obtenu.

» 11 sera essentiel, si déjà Ton n*a eu cette précaution, d'appeler les commissaires et les autres personnes qui ont dû assister à r inhumation.

» Agréez,

» Le ministre de la police générale,

» C'^Decazes. »

Le préfet de police répondait au ministre :

u Paris, le 1" juin 1816.

n Monsieur le comte ,

« A la réception de la lettre de Votre Excellence, j'ai désigné deux commissaires de police , les sieurs Petit et Simon , pour prendre d'abord auprès du sieur Dusser, ancien commissaire de police de la section du Temple, qui en celte qualité avait dû «issister à l'enterrement du jeune monarque, tous les renseignements qu'il pourrait donner à ce sujet.

» Il est résulté des renseignements que les commissaires en

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* f>« Mmr§ Simfm et Petit ont uterro^ cet koaune , et oct tiré 4e lai plasieon détails qai les ont mis sar la Foîe d*étaUir an f|sléme à'MoraulMmâ positives. D lear a assarê qn^îl afail rreosé, dans la matinée do jour de cette triste cérémonie , nae Affse partimliére, où le corps do Roi fot déposé; rendo an âmeliëre avec les commissaires Simon et Petit, il leur a tracé une étendue de terrain, dans Tenceinte de laquelle doit se trouver , selon loi , à six pieds de profondear, le cercneil an Roi , fait en bois blanc , et ayant à la tête et aux pieds on D écrit par loi a%ec do charbon.

f' [jeê commissaires ont va aussi le sieur Bureau, concierge du même cimetière depuis vingl-huit ans; il a affirmé que Voisin lui avait demandé dans la matinée du 12 juin 1795 une liière pour une jeune fille , el qu'il sut , pendant la journée , qu'elle était pour le Prince qu'on appelait alors le Dauphin. 11 a pr^;tcndu que Voisin n'avait pas creusé de fosse particulière, el que le procès-verbal d'inhumation dans la fosse commune fut dressé dans la maison curiale.

n Toursuivunl leur cnquôle, les commissaires ont su de M. le curé actuel de Sainte-Marguerite qu'un fossoyeur, nommé llélrancourt , dit Valentin, dont l'épouse vit encore, avait retiré le corps du jeune Prince de la fosse commune et Pavait enterré dans un lieu particulier.

» On B^est informé auprès de la veuve de cet homme si elle pourrait donner des renseignements sur le lieu précis de la Mi^pulturô, en confirmant ce que M. le curé avait dit; elle Indiqua un ami de défunt son mari, nommé Decouflet, bedeau de la paroisse des Quinze-Vingts, à qui on s'est adressé, et qai a déclaré que Bétrancourt, dit Valentin, en creusant une fosse

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