‹ Louis XVIIChapitre 155 sur 206 · LIVRE XX. — MARIE-THERESE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — MARIE-THERESE

dans M. Bourcard T intermédiaire le plus zélé et le plus conciliant.

Tout semblait conspirer à la délivrance de Marie-Thérèse- Charlotte, lorsque plusieurs circonstances fatales vinrent remettre en question un acte de justice consenti de toutes parts, et dont il ne s^agissait plus que de régler le mode d'exécution. La Convention fut sérieusement menacée. Sur les quarante-huit sections qui composaient la garde nationale de Paris, cinq seulement voulaient la République : ce qui n'était pas rigoureusement vouloir le régime conventionnel. Le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), les quarante-trois autres sections s'étaient soulevées et réunies en assemblées armées et délibérantes ; le canon se chargea de les comprimer et d'apprendre le nom de Bonaparte à tous les échos de l£t France. « Au moment, me dit Gomin, où, d'après les ordres de Barras, le dictateur de l'avenir mitraillait le peuple sur les marches de Saint-Roch et dans la rue du Dauphin, mon service me fit entrer dans l'appartement de Madame. Je la trouvai tout en larmes. « Je pleure sur le sang que l'on verse en ce moment, » me dit-elle. »

L'enthousiasme des conventionnels pour celui qui venait de les sauver fut d'autant plus vif que leur frayeur avait été grande : dans les transports de leur reconnaissance, ils le proclamèrent général de division , et lui donnèrent le commandement de l'armée de l'intérieur. Avant de se dissoudre, la Convention décréta que les deux tiers de ses membres feraient partie des deux conseils , et qu'elle s'en réservait le choix. La nouvelle constitution fut établie , et le gouvernement directorial s'installa le 13 brumaire an IV (4 novembre 1795) dans le palais du Luxembourg.

Les changements ,qui s'opèrent dans les hautes régions du pouvoir sont toujours une menace pour les positions secondaires : Gomin craignit qu'on ne devinât ses sympathies royalistes; Madame craignait elle-même qu'on ne lui enlevât un gardien dont elle avait eu toujours à se louer. Elle ne cacha point son inquiétude à Gomin , qui se fit un devoir de prévenir

4fMiC r«p^ tmhâêt p» 4i!€uiC .

C^paftiaat ^pel^pK» a^vot» royalîst» fn aiaieai pris part i ftnmmmfAifm avaKnt ^arrfli». Hp ce iifMBère étair Leonire, i|«f, eftnAsutnàktsuiwt)^ ITbrvmaîrpaB I\" Haoïgiahae 1795», r«!f iMa «il!' îm^ zmrma^ rérébdoii et iHosrvt aivr ■■ ^raad rfmrwgii, â« eoaccvâés fomt conitaimife ks ans â la 4cpor- Utir>n , I» astre» & qiKlqo» amé» de dctenlîoa. Cette a&iie art ait \tmnk Ken a de rires d»€i»»oi» dans la CoBiealwa MâtoMAe, yatrte qoe pliisîesn dépotés étaient déayae^ dans b i;:orf«»poiidaiiee de Lemaitre comme £sposcs à sertir le parti monsrrinqiie. Cette désij^nation , il est vrai , n'avait en d'aatre résoltat <fae dVmpécher Cambaeérès d'être nommé directear; mais tous ces bmits de conspiratioD royaliste firent rétrograder le pouvoir exécutif vers le système de rigneor dont il s'était départi envers Madame depuis la mort de Louis X\ll.

1^ 17 bromaire an IV (8 novembre 1795), les gardiens da Temple forent mandés an sein da comité de sûr^ générale ^

1 Égalité. lipcMjQci nusçAisi. LAerié.

étt l« Terrnrr. des nùgrés H 4e la rafulé.

Camvemtiim natûmale.

COMITE DE SUBETÉ GÉffÉBâLB.

Section de la police de Pari».

• Du !•* bramaire, l'an IV de la Rëpabliqne française une et indivisible.

• Nous, représentants du peuple, membres du comité de sûreté générale, section de la police , certifions que le citoyen Jean-Baptiste Gomin , commissaire à la garde du Temple , s'est acquitté des fonctions qni lai ont été confiées par le comité, avec zèle, intelligence et probité, et qn'il ne cesse de mériter d'être continué dans l'exercice de ses fonctions.

» Les représentants du peuple , membres du comité de sûreté générale .

• Gauthier , P. M. Dbladnai. •

Nota. On remarquera l'intitulé de cette pièce :1a Fraternité a disparu, et dans les deux épigraphes mises en regard l'une de l'autre, le Directoire, inaugurant sa politique à deux tranchants , déclare à la fois la guerre aux partiiam de la Terreur et aux partiiam de la royauté.

' Registre-Journal de la tour du Temple du 17 brumaire.

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