LIVRE XX. — MARIE-THERESE
élégantes et des hommes à nattes retroussées qui s^y rendent pour contempler à loisir la fille Gapet, qui de son côté ne manque pas d^ aller se promener dans le jardin du Temple aussitôt qu^elle est instruite que l'assemblée royaliste est complète.
» C'est alors que ces partisans de la défunte cour lui adressent par signes toutes les protestations de dévouement et de respect pour sa personne royale.
)) Le lieu du concert ne se trouvant pas assez spacieux pour contenir toute cette illustre compagnie, elle se rend aussi en grand nombre dans une maison rue Beaujolais, n^ 12, dont les croisées ont également vue sur le jardin du Temple ; et là, comme aux mansardes de la Rotonde , se répètent publiquement les mêmes gestes , signaux et marques d'attachement à la fille de Marie-Antoinette , qui , dit-on , y répond quelquefois avec un peu de fierté et de hauteur ; mais sa dame d'honneur a soin de réparer obligeamment ce qui pourrait paraître dédaigneux de la part de la princesse,
» Le 1" vendémiaire, il y eut concert vers les cinq heures du soir, heure k laquelle il commence ordinairement ; ce fut un cours d'adorations et de télégraphie jusqu'à la fin du jour.
T) On a cru y remarquer des personnes attachées à divers spectacles ; et , depuis l'époque citée , les voitures , qui étaient presque inconnues dans ce quartier, y roulent fréquemment.
') On compte par approximation une centaine de personnes qui se rendent à la fois dans les endroits ci-dessus désignés ; elles sont successivement et continuellement relevées par d'autres .
» Leblanc , " rue Mêlée , n? 79. »
Le gouverne men t, cette fois , intervint , et il fallut dire adieu aux chansons et à la musique.
Le 11 brumaire an IV (2 novembre 1795), Gomin et Lasne informèrent le comité de sûreté générale « qu'il existait dans une armoire de la petite tourelle quelques effets i^to\Q;TkA.w\. ^^
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défont I»ai5 Capet, ei le prièrent, de les aatorii«r i en retirer tontes les choses qui poarr»ent être mises à Fnsa^e ëe la fille de I»nis Capet , et de leur accorder ce qoi ne poarait Inî être ntile, ainsi qoe la petite garde-robe do fib de Lonîs Capet. Noos croyons, ajootaient-ils, pooroir réclamer de rotre jasticp, citoyens représentants, celte petite gratification, en tous exposant qoe Ton de noos, placé dépôts on an i ce poste, n'a toocbé qoe les premiers joors de ce mois les appointements qoe le comité loi a accordés ; qoe Taotre a essoyé one maladie qo*il a gagnée en soignant le petit Capet , et dont il n^esf pas encore entièrement rétabli ; qoe noos n'avons reçu aacnne des aogmentations ni indemnités accordées anx fonctionnaires poblics. »
Qoelqoes joors après , sor des explications reçues de Lasne, la demande des gardiens fot prise en considération *.
Depois le 8 septembre, les négociations commencées k Basle avaient pris on coors régolier, grâce à la médiation que M. le bourguemaUre * Boorcard , cbef de la régence de TEtat de Basle , s*était empressé d'offrir à M. le baron de Degelman, ministre plénipotentiaire de Tempereor d'Aotriche, et à M. Bâcher, premier secrétaire de l'ambassade de la Répobliqae française. Ces deox diplomates , qoi , à caose de l'état de goerre, ne poovaient établir entre eux de relations directes , trouvèrent
' • Paris, 2 frimaire an IV (23 novembre 1795.)
> Le ministre de l'intérieur au bureau central du cantom de Paris. -
> D'après les ëclaircissemeotB qui m'ont été donnes, citoyens, par le C. Lasne , J'un des commissaires préposes à la garde da Temple . paisqne U fille Capet a dispose en partant en faveur des employés près d'elle et de son frère des bardes et effets de tous deux , ainsi que de ceux de son père , il convient ou que vous donnies à ces commissaires une décharge des étati qu'ils ont fournis de ces objets, ou que vous annulies ces états ; cette observation ne s'applique point aux états des objets qui sont sous les scellés ; cet relevés doivent rester intacts. •
^ C'était ainsi que l'on nommait, dans les actes diplomatiques, le chef de la Régence de Basle. L'usage d'y franciser les titres et les noms mêmes, daai les rapports officiels avec l'étranger, était tel, que le nom des Borckfaard (ces illustres patriciens de Basle) s'y rencontre toujours avec cette ortho-
iplu ^nçai»e de Bçwreard» que nous lui conservons dans ce récit.