S XVII SÉPARÉ DE SA MÈRE
2J janvier — 3 juillet 1793.
loais \Yll proclamé roi. — Dëclaration du comte de Provence. — Manifeste du prince de Coudé. — Le jeune Roi reconnu par l'Angleterre, la Sardaigne, VEspagne, l'Autriche, la Prusse et la Russie. — Sympathie et deuil des Etats-Unis d'Amérique. — Proclamation des chefs de la Vendée. — Décrets de la Convention. — Le Temple dans la matinée du 21 janvier. — La famille royale obtient des habits de deuil. — Lepitre et Toulan. — Mademoiselle Piuu. — La Reine reprend l'éducation de son fils. — Complot d'évasion.
— Jarjayes et Ricard. — Lutte des Montagnards et des Girondins. — \a Reine refuse d'être sauvée sans sa famille. — Lettres. — Fuite de Dumouriez. — Tison et sa femme. — Rumeurs. — Motion de Robespierre.
— Fouille au Temple. — Louis XVII malade. — Chute des Girondins. — Un nouveau plan d'évasion échoue. — Décrets. — Séparation de Marie- Antoinette et de son fils.
Bien que la révolution eût déclaré la royauté à jamais abolie, bien qu^elle eût cherché à la tuer sur un échafaud, la révolution, le 21 janvier 1793, à dix heures vingt minutes du matin, c'est- Wire au moment où la tête de Louis XVI tomba, n'avait gagné qo une chose aux yeux de ceux qui, méprisant les coups de In force, ne respectaient que Tautorité du droit : c'est que le roi de France s'appelait Louis XVll. '-
Monsieur, comte de Provence, était à Hamm, en VVestphalie , lorsque , le 28 janvier, il apprit la nouvelle du régicide, n proclama aussitôt l'avènement de son neveu , sous le nom de Louis XVII, et se déclara lui-même, en vertu des constitutions londamentales de l'Etat, légalement investi du titre de régent du royaume jusqu'à la majorité du jeune Roi *.
* Voici cette déclaration :
■ Louis-Stanhlas-Xavibr db Frakcb , Fils de France , oncle idu Roi , Rcgont
^ royaume, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut :
* Pénétré d'horreur en apprenant que les plus criminels des hommes
TOIIB II. 1
Sous la même date parurent deux autres actes officiels di Régent, l'un consistant en lettres patentes portant nominatioi
viennent de mettre le comble à leurs nombreux attentats par le plus gran des forfaits , nous avons d'abord invoqué le Ciel . pour obtenir de son assis tance de surmonter les sentiments d'une douleur profonde et les mouve meuts de notre indignation , afin de pouvoir nous livrer à l'accomplissemei] des devoirs qui , dans des circonstances aussi graves , sont les premiers dau l'ordre de ceux que les lois immuables de la monarchie française nous imposent « Notre très-cher et trés-honorë frère et souverain seigneur le Roi Loui XVI" du nom , étant mort le 21 du présent mois de janvier sous le fer parri cide que les féroces usurpateurs de l'autorité souveraine en France ont port sur son auguste personne ,
• Nous déclarons que le Dauphin Louis-Charlbs , né le vingt-septième jou du mois de mars 1785, est Roi db Franck et uk Navarre, sous le nom d Louis XVII , et que , par le droit de naissance , ainsi que par les disposition des lois fondamentales du royaume , nous sommes et serons Régent de Franc durant la minorité du Roi notre neveu et seigneur.
» Investi , en cette qualité , de l'exercice des droits et pouvoirs de la sou veraineté et du ministère supérieur de la justice royale , nous en prenons 1 charge, ainsi que nous en sommes tenu pour l'acquit de nos obligations < devoirs, à l'effet de nous employer, avec l'aide de Dieu et l'assistance de bons et loyaux Français de tous les ordres du royaume, et des puissance reconnues des souverains alliés de la Couronne de France :
• lo A la libération du Roi Louis XVII . notre neveu ; 2* de la Reine . so auguste mère et tutrice ; de la Princesse sa sœur, Madaub , notre très-cher nièce ; de la Princesse Elisabeth, sa tante, notre très-chère sœur, tous détenu dans la plus dure captivité par les chefs des factieux; et simultanément a rétablissement de la monarchie sur les bases inaltérables de la Constitution à la réformatîon des abus introduits dans le régime de l'administration pu blique; au rétablissement de la religion de nos pères dans la pureté de so culte et de la discipline canonique ; à la réintégration de la magistrature pou le maintien de l'ordre public et la dispensation de la justice; à la réintégra tion des Français de tous les ordres dans l'exercice des droits légitimes, ( dans la jotuissance de leurs propriétés envahies et usurpées ; à la sévère ( exemplaire punition des crimes ; au rétablissement des lois et de la paix ; e enfin à l'accomplissement des engagements solennels que nous avons voul prendre ; conjointement avec notre très-cher frère Charles-Philippe de Fraxgi couTB d'Artois, auquel se sont unis nos très-chers neveux, petitS'fils d France, Louis<Antoine , duc d'Angouléme, et Charles-Ferdinand, duc d Berry ; et nos cousins Princes du sang royal, Louis-Joseph de Bourbon, princ de Coudé; Louis'Henri-Joseph de Bourbon, duc de Bourbon, et Louis-An toine-Henri de Bourbon, duc d'Enghien, par nos délibérations adressées a feu Roi notre frère, le 11 septembre 1791 , et autres actes émanés de nous dans lesquels actes nous persistons et persisterons invariablement.
» Auxquelles fins , mandons et ordonnons à tous Français et sujets du Rc d'obéir aux commandements qu'ils recevront de nous , de par le Roi ; et a commaudement de uotrc très-cher frère Charles-Philippe de France, comt
4o comte d^ Artois comme lieutenant général du royaume, Tautrc CD une lettre adressée aux réfugiés français *.
Des milliers d* exemplaires de ces actes, imprimés à Paris par [Crapart, furent répandus par toute la France.
Dans le Bocage et dans les campagnes de T Ouest , la mort du
IdfArtois, que nous avons nommé et institué lieutenant général du royaume, lors- Ifu notredit frère et lieutenant général ordonnera de par le Roi et le Régent îe France.
a Sera notre présente déclaration notifiée à qui il appartiendra, et publiée
\fu tous les officiers du Roi, militaires ou de magistrature, à qui nous en
anerons commission et charge, pour que ladite déclaration ait toute la
Mtoriété qu'il sera possible de lui donner en France présentement, et jusqu'à
ne qu'elle soit adressée, en la forme ordinaire, aux cours du royaume, aussitôt
[■fi'eUes seront rentrées dans l'exercice de leurs juridictions, pour y être no-
tiSée, publiée, enregistrée et exécutée.
t Donne à Hamm, en U'estphalie, sous notre seing et scel ordinaire, dont
nu faisons usage pour les actes de souveraineté, jusqu'à ce que les sceaux
ria royaume, détruits par les factieux, aient été rétablis; et sous le contre-
ttiog des ministres d'État, les maréchaux de Broglie et de Castries
• Signé : Louis-Stamslas-Xavibk.
B Par le Régent de France :
« Le maréchal duc dk Broglik , > Le maréchal ub Castribs.
• Ce 28 janvier de l'an 1793, et du règne du Roi, le premier. »
' Proclamation aux réfugiés français.
« C'est avec les sentiments de la plus vive douleur que je vous fais part de ïisaovelle perte que nous venons de faire du Roi mon frère, que les tyrans fû depuis longtemps désolent la France viennent d'immoler à leur rage impie. Cet horrible événement m'impose de nouveaux devoirs -. je vais les remplir. Tii pris le titre de Régent du royaume, que le droit de ma naissance me iaane pendant la minorité du Roi Louis XVll, mon neveu, et j'ai confié au ente d'Artois celui de lieutenant général du royaume.
* Votre attachement à la religion de nos pères et au Souverain que nous fleurons aujourd'hui, me dispense de vous exhorter à redoubler de zèle itde fidélité envers notre jeune et malheureux Monarque, et d'ardeur pour lesger le sang de son auguste père. Si, dans un tel malheur, il nous est pos- ■Ue de recevoir quelque consolation, elle nous est offerte pour venger notre Isi, replacer son fils sur le trône, et rendre à notre patrie cette antique CnsUtution qui seule peut faire son bonheur et sa gloire.
> Nos titres sont changés ; mais notre union est et sera toujours la même , itnous allons travaiUer avep plus d'ardeur que jamais à remplir ce que nous faons à Dieu , à l'honneur, au Roi et à vous.
» Signé : Louis-Stanislas-X/ivikr.
> 28 janvier 1193. •
A LOLIS XVII. U
Koi produisit une consternation profonde, mêlée d'une indi- bi gnation qui devait bientôt éclater par des efforts héroïques ; à 4* quelques mois de là, le 11 mai 1793, les chefs de rarmccr vendéenne, La Rochejaquelein , d'Elbée, Cathelineau, écri- .j vaient, dans une proclamation datée de Parthenay, les parolea r. suivantes : r:
« Nous , commandant les armées catholiques et royales ^ n'avons pris les armes que pour soutenir la religion de nos pères, : , pour rendre à notre auguste et légitime souverain, Louis XVIÎ,, v l'éclat et la solidité de son trône et de sa couronne , et nous,,, n'avons pour but que le bien général. » ^
La nouvelle du fatal événement était déjà parvenue dans la.j Souabe, au camp du prince de Condé. A ce sanglant défi répon-^^, dirent les cris de Vive Louis XVII! Le chef illustre de l'armée,, émigrée fit célébrer dans l'église des Récollets de Villingen un ^^ service pour le repos de l'âme du Roi décapité. Il prononça > lui-même une courte oraison funèbre; l'éloquence du cœur en..; faisait seule les frais, l,es larmes de l'auditoire en firent seules., l'éloge. Puis, à la sortie de l'église, il proclama, devant le front/» de l'armée et en présence des réfugiés français, la royauté de Louis XVII *. Les pleurs coulaient encore , quand les cris detf
Vive le Roi! éclatèrent. >
Le Régent s'était empressé de notifier la mort de Louis XVI.. à toutes les cours de l'Europe. Celle d'Angleterre, la première ^ instruite du fatal événement, n'avait point attendu cet avis ^ diplomatique pour prendre le deuil. Le jour où la nouvelle arriva à Londres, la stupeur fut générale. On ferma le théâtre royal, ou devaient être représentées deux pièces demandées par le Roi et la Reine. Le marquis de Chauvelin , ambassadeur de France, reçut immédiatement ses passe-ports; il en fit usage dès le lendemain, et quitta l'Angleterre presque au moment de cet anniversaire où , par un deuil public et des expiations
^ Voir aux Documents N» 1 cette proclamation, dont l'original, longtemps conserve à l'ombre, n'a été qu'en 1830 dépose aux archives nationales; c'est, je crois , la première fois que cet acte est imprimé.
solennelles, lu nation anglaise proteste contre le régicide du 30 janvier 1649.
Tni par tant de liens à la maison de France, le Roi de Sarèûgne (it entendre lui-même ses regrets à son peuple, et lui £t que s^il préférait adopter les lois françaises , il était prêt à déposer le sceptre et la couronne. En effet, ce prince abdiqua fur-le-champ; mai^une voix unanime s'éleva, Vive^ vive notre ion Roi ! et le monarque, sacré de nouveau par les sympathies publiques , fut ramené à son palais en triomphe.
L^Espagne reçut avec la plus vive indignation la nouvelle du crime commis envers le chef de la maison de Bourbon. L'ambassadeur Bourgoing reçut l'ordre de sortir à l'instant même ëe Madrid ; il traversa le territoire espagnol au milieu des cris de vengeance qui s'élevaient de toutes parts.
L'Autriche et la Prusse éprouvèrent la même douleur. L'Empereur ne put retenir ses larmes. La Gazette de Berlin du 5 février s'exprime ainsi :'
u Sur l'avis reçu de l'assassinat judiciaire commis envers la personne de S. M. le Roi de France, la Cour, pour témoigner toute la douleur dont elle est pénétrée au sujet du sort si peu mérité d'un monarque bienheureux pour l* éternité , a pris, de son propre mouvement, le deuil pour quatre semaines. »
Après avoir porté l'affreuse nouvelle à l'Empereur d'Alkiiiagne, le duc de Richelieu l'avait transmise à l'Impératrice de Russie. Saint-Pétersbourg ne fut pas moins ému que Vienne.
La jeune République des Etals-Unis , qui devait tant à Louis XVI, s'associa au deuil de l'Europe monarchique. Dès qu'un navire eut franchi les mers annonçant le crime du 21 janvier, le glas funèbre, depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, retentit dans toutes les paroisses de l'Union; et ce souvenir, demeuré dans la mémoire d'enfants qui sont aujourd'hui des vieillards, les a fait dernièrement réclamer, au nom de leur République, le droit qu'elle a de figurer parmi les peuples qui ont porté le deuil du Roi de France.
Un an après, des colons des Antilles françaises, réfugiés aux États-Unis, proposèrent u aux Français de tous les âges et de tous les climats, qui honorent la vertu, servent Dieu ^. et aiment le Roi » , de célébrer un service commémoratif . de la mort de Louis XVI. Le placard qu'ils avaient publié^ à ce sujet se terminait par quelques mots de respectueuse. , sympathie pour u le rejeton de tant de Rois, V auguste Louis XVII ^^ . ,
Cette manifestation provoqua une « protestation des colons patriotes de Saint-Domingue réfugiés à Philadelphie r> , qui , craignant sans doute d'être compromis par leur silence, firent enregistrer leur adhésion aux actes et au gouvernement de la Convention.
Si j'ai cru devoir dire un mot de l'impression produite par le régicide, c'est qu'au fond de tous les cœurs s'éveillait la plus vive sympathie pour le fils du juste immolé ; le nom du Dauphin était dans tous les vœux. Catherine II s'empressa de reconnaître l'avénepjent du Roi enfant. Elle nomma le comte de Romanzow son ministre plénipotentiaire auprès du Régent de France, qui, de son côté, avait accrédité auprès d'elle le comte d'Esterhazy comme ambassadeur de Louis XVII.
La royauté de l'enfant prisonnier fut donc reconnue par J presque toutes les puissances, tandis qu'elle était en France • l'espérance des amis de l'ordre et le mot de ralliement de tous ceux qui conspiraient contre l'oppression républicaine. Aussi , le gouvernement de la Convention s'inquiétait- il également de l'esprit de l'intérieur et de l'attitude de l'étranger. Le 5 février, il ordonnait la suppression de tous les signes de royauté sur les monnaies de la République; le 8, il suspendait les poursuites contre les prévenus des massacres faits dans les prisons les 2 et 3 septembre 1792 : c'était dans l'ordre : puisque la vertu devenait criminelle, le crime devait être innocent. Le 9, il ordonnait au pouvoir exécutif de faire marcher à l'ennemi tous les bataillons des départements qui se trouvaient à Paris ;. le 11, il accordait une amnistie à tous les détenus pour cause d'insur-
Rction relative aux subsistances, et le 13, il décrétait Torga- ■sation générale des armées républicaines.
Ces mesures politiques, prises pour rallier au dedans et intir au dehors , n'atteignaient pas toujours leur but. Le 18 ,
n sHnsurgeait aux cris de Vive le Roi! et brûlait Farbre de
liberté. Le 19, Tlmpératrice de Russie lançait un ukase qui
imissaît de ses Etats tous les Français qui refuseraient de [igner une déclaration portant abjuration des principes impies tf tédilieux introduits en France, et serment de fidélité et iébéissance au Roi Louis X Vil, à qui la couronne était échue, fàoant l'ordre de succession. Ce même ukase enjoignait à ceux fâ se soumettaient à cette mesure , de s'interdire toute espèce communication avec la France , jusqu'à ce que Tordre et
tntorité légitime y fussent rétablis.
Les affaires se compliquaient à l'extérieur. La Convention décréta, le 24 du même mois, une levée de trois cent mille kommes.
Tandis que l'armée catholique et royale de la Vendée, l'armée de Condé , le comte de Provence et l'Europe proclamaient liiisi le fils de Louis XVI sous le nom de Louis XVII, ce jeune Frince pleurait son père dans les bras de la royale veuve, sous In verrous de la prison du Temple, vers laquelle nous sommes famenés par notre sujet, et où tant de martyres devaient encore s'accomplir.
Après les cruels adieux du 20 janvier au soir, la Reine avait coà peine la force de déshabiller et de coucher son enfant. Elle frétait jetée ensuite tout habillée sur son lit, où pendant la nuit, st fille et sa sœur, couchées sur un matelas dans sa chambre , Pentendirent trembler de douleur et de froid ^
Le lendemain, la famille royale s'était levée avant le jour, le rappel commençait à battre dans les sections de Paris. Le tamultueux mouvement du dehors se faisait distinctement en-
' Récit de.Marie-Thërése-Charlotte.
s « LOUIS XVII. ini
Ipndre dans la tour; l'ne femme, une sœur, des enfants, allen^bi daieiTt encore une fois celui qu'il ne leur était pas donné àcTi revoir. A six heures un quart on avait ouvert la porte, et Vo^&a était venu prendre un livre pour la messe du Roi; ce fut uiMr«a lueur d'espérance : les prisonnières crurent qu'on venait le«:iîr chercher pour une dernière entrevue. Elles furent bientôt dé-jiNij trompées. Chaque minute semblait marquer des siècles suih:< l'horloge dé cette prison... Un redoublement de bruit annonça[| ie moment du départ. La parole humaine est impuissante k*^', rendre la scène déchirante qui se passa alors : de pauvres femmes: a brisées, tentant un dernier effort pour obtenir une pitié stérile ;j « un enfant s'échappant de leurs bras, et allant, égaré, sup-j-i^ pliant, éperdu, vers les municipaux et vers les gardes, couranli, de l'un à l'autre, embrassant les genoux de celui-ci, prenantll la main de celui-là, et s' écriant : : « Laissez-moi passer, mes-Ji sieurs, laissez-moi passer. — Où veux-tu aller? — Parler au t peuple, afin qu'il ne fasse pas mourir mon père! Au nom dcv, Dieu, laissez-moi passer! »
Les geôliers furent sourds. Mais la prière de l'innocence et . de la piété filiale a été entendue de Dieu. Dieu n'a pas accordé à l'enfant de sauver son père; mais dans l'expiation terrible, , dans l'holocauste qui devait être fait, il eut la part la plus dou- : loureuse, et fut jugé digne d'hériter du martyre de son père.
Vers dix heures, la Reine engagea ses enfants à prendre (|uelque nourriture : ils refusèrent. Peu d'instants après, on entendit des détonations d'armes à feu et des cris de joie. Madame Elisabeth, levant les yeux au ciel, s'écria : u Les
monstres! les voilà contents! » Marie -Thérèse, à cette
exclamation, jeta des cris perçants; son jeune frère fondit en larmes; la Reine, la tête baissée, l'œil hagard, r^sta plongée dans un froid désespoir qui ressemblait à la mort. Le crieur leur apprit bientôt plus officiellement encore que le Roi n'était plus.
Le Dauphin , depuis le matin, s'était emparé de sa mère; il