‹ Louis XVIIChapitre 80 sur 206 · AU NOM DU ROY · texte numérisé non relu

AU NOM DU ROY

Bon pour 10^ suivant le règlement du 2 aoust 1793.

Thomas.

Par le conseil supérieur,

' Barré, secrétaire du bureau des dépêcties*.

' Debieme n'était pas la seule personne qui, du dehors de la tour, entretenait des relations avec Gomin. Le marquis de Fenouil avait pour confident un nommé Doisy (son valet de chambre peut-être) , qui , de temps à autre , sous le manteau d'une vieille connaissance, venait voir* ce brave honmie, moins encore pour lui donner des nouvelles de la Vendée que pour lui demander des renseignements sur l'état du jeune Roi.

' Dans la nomenclature des monnaies royales de France , on trouve , entre Louis XVI et Napoléon , la mention suivante :

» Les monuments monétaires que l'on peut rattacher au règne de Louis XVII sont des assignats de 100. 400, 500 et 1500 livres, émis par les chefs des trméea catholiques et royales de Vendée, ainsi que des bons de la même origiiie, remboursables au trésor royal. >

[Afouveau Manuel de numismatique, de Barthélémy, page '75, * publié par Roret.)

' Archives de l'Empire , G. II , 1S5.

Cet état était devenu très-affligeant. Depuis le jour de la j^ visite de Cazeaux , 6 pluviôse (25 janvier) , Fenfant paraissait j' plongé dans la plus noire tristesse : une morne atonie s* était emparée de lui. On avait grand^peine à Tarracher du coin do feu et à le décider à monter sur la tour. Ses forces mêmes ne lui permettaient guère de marcher, et plus d'une fois Laurent et Gomin le portèrent dans leurs bras. Le mal fit en peu de jours des progrès effrayants que le bruit public exagéra en les ^ répandant : on alla jusqu'à dire que le petit Capet était morf i^ dès il y a trois semaines; qu'on l'avait trouvé dans son lit b couvert de vilenies, et qu'on avait lieu de croire qu'il avait été -' empoisonné^. Un chirurgien municipal, chargé de visiter le jeune malade , fit son rapport au conseil de la Commune , et celui-ci ' crut de son devoir d'en avertir Fautorilé suprême. Des commissaires civils se rendirent en effet, le 8 ventôse (26 février), au comité de sûreté générale, annonçant a le danger imminent ; que couraient les jours du prisonnier » . Interrogés sur la nature de ce daïiger, ces officiers municipaux répondirent que le petit Capet avait des tumeurs à toutes les articulations , et particulièrement aux genoux; qu'il était impossible de lui arracher ' une parole , et que , toujours assis ou couché , il se refusait à i toute espèce d'exercice. |

Interrogés sur l'époque d'où dataient ce silence opiniâtre et \ cette immobilité systématique , ils dirent que c'était depuis le ^ 6 octobre 1793, ce jour de honteuse mémoire où Simon avait fait signer au fils de Marie-Antoinette l'horrible interrogatoire inspiré par Hébert et rédigé, dit-on, par Daujon. Cela n'était pas rigoureusement exact. Le malheureux enfant eut peut-être des regrets , voire même des remords , d'avoir signé un écrit qui dépassait son intelligence , et qu'à travers ses justes défiances il pouvait regarder comme un acte inquiétant; mais si pourtant, dès cette époque, sa physionomie était devenue plus sérieuse, son maintien plus triste et plus sombre , ses réponses

' Lettre de J. Gh. Laveaux au comité de sûreté générale, le l*' vestôtë an m (19 février 1795).

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