‹ Louise d'Esparbès, comtesse de PolastronChapitre 43 sur 126 · Cobleniz, par Eruest Daudet · texte numérisé non relu

Cobleniz, par Eruest Daudet

2. Armaud, comte, puis duc de Sérent, ué en l'î62. marié à la fille du baron de Choiseul, ambassadeur à Turin. Gouverneur des enfants du comte d'Artois, colonel du régiment d'Angoulême-infanterie, mort en Vendée en 1796.

3. Marie-Glirislinc, fille de l'impératrice Mario-Thérèse et de François, duc de Lorraine, née le 13 mai 1742, morte le 2i juin 1798, mariée eu 1766 au prince Albert de Saxo-Taschen, scuvernante générale des Pays-Bas en 1781.

ù se rendre à Turin, à la Cour de son beau-père, et ignorant si le roi de Sardaigne lui donnera volontiers asile, il part, voyageant à petites journées, traversant sans se presser l'Allemagne et la Suisse. C'est dans ce dernier pays qu"il se sent attire par un attrait invincible. Après un court passage à Namur, il arrive à Berne au commencement du mois d'août et se trouve réuni à celle dont l'éloi- ^nement, même pendant trois semaines , lui a semblé si cruel. C'est à une lieue de la ville^ à Oummelingen, que s'est établie la petite colonie •des Polignac, et le comte d'Artois s'empi-esse d"y louer une maison qui est toute proche, en ayant soin pourtant de ne pas trahir son incognito'. Le mois d'août s'écoule dans ce riant asile. Une lettre de Vaudreuil qui, lui aussi, brûle du désir de rejoindre son amie, la duchesse de Polignac, adressée à lady Elisabeth Foster, nous donne un tableau détaillé de la vie que mènent ces exilés dans cette tranquille retraite- :

« Berne, 16 août 1789.

« J'ai reçu, en arrivant ici, aimable milady, « votre lettre pleine de bonté et de sensibilité;

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