N« III
S 4^^ Guillaume de Nassau au duc de 3fontpensier. 27 juillet 1582.
{Bihl. nat. mss. f. fr. vol. 3344, fo 43.)
a Monseigneur , depuis le parlement du sieur de Rochefort «de ces quartiers, j'ay reçeu les lettres qu'il vous a pieu « m'escripre, le 9® jour du mois présent, m'ayant, pour deux «raisons, esté très agréables. Tune, poury avoir veu les nouvelles «de vostre bonne disposition, laquelle je prie Dieu vous conserver «encores longues années, l'aultre, pour y avoir, oultre tant de «bons tesmoignages précédens, si clairement cogneu la conti- «nuation de vostre bonne et entière affection en mon endroict, « m'en sentant, à ce regard, d'aultant plus obligé pour le déser- « vir par tous les moïeos et occasions qui se pourront jamais «présenter pour vous faire humble service, à quoy je vous prie «croire. Monseigneur, que je serai tousjours autant prest et «volontaire que vous le sçaurez désirer. — Quant au voïage de «ma fille, à laquelle il vous plaist faire ce bien et honneur de «l'accepter chez vous, dont je ne pourrai jamais assez humble- « ment vous remercier, je vous prie me faire entendre le temps
«que vos gens, dont vos lettres font meotion, pourroDt estre à «Gallais, afin que, pour le mesme temps, je puisse aussi faire «acheminer pardelà madite fille, estant desjà, passé quelques «jours, preste pour s'y acheminer, pour estre puis apràs con* a duite et amenée jusques à vous, etc., etc.»
Le même au même. 5 septetnbre i58S.
{Bibl. nat. mss. f. fr. vol. 3406, f» 48.)
a Monseigneur, j'ay reçeu celles qu'il vous a pieu m'escrire de «Paris, par lesquelles j*ay entendu voslre bonne disposition, qui « est la nouvelle la plus agréable que je sçaurois recevoir de ce « monde ; et d aultant que j'entends aussy par icelles qu'il vous «plaist avoir ma petite fille, je la feray tenir preste avec ceux «qui la conduiront jusques au lieu où ils auront cest hooneur «de la mettre en vos mains et de Madame, et la feray partir, «s'il plaist à Dieu, de ceste ville, le quatorzième de ce mois, «pour estre à Gallais, quatre jours après, moyennant que le «vent soit à propos. J'espère, suivant ce qu'il vous a pieu me « mander, qu'elle trouvera quelque coche ou litière pour la porter. « Quant à mes aultres filles, d'aultant que je n'eu ay encores «pris aulcune résolution, il vous plaira prendre en bonne part «si, par ce voïage, je n'envoyé que l'une. Il n'est besoing, Mon- « seigneur, de m'asseurer du bon traitement, car ayant cest «honneur d'estre vostre fille, je ne doubte qu'il vous plaira « commander qu'on en ait le soin tel qu'il appartient. J'espère «avoir ce bien de veoir, de brief. Monsieur le prince, auquel je «désire faire bien humble service, comme il vous plaira, Monsei- «gneur, d'estre asseuré, etc., etc.»