SCÈNE VII
LOUISE, LAGRANGE; un instant, MARIE et JOSÉPHINE.
(Au moment où Louise va sortir, Lagrange paraît conduit par Marie.)
LOUISE , à part.
Mon père! ah! pourquoi lui?
(Joséphine paraît à l'autre porte; l'enfant court à elle et sort avec elle. )
MARIE , avant de sortir, à Lagrange.
Vois comme elle est triste !
f LAGRANGE, s'approchant vivement de Louise. Qu'as-tu, ma fille?
LOUISE
Moi, mon père! rien! rien!
LAGRANGE
Ta fille est venue me cherchertout effrayée... tu trembles encore ; et tu n'as rien?
LOUISE
Mon père, vous savez bien que les femmes se troublent souvent sans motif... c'est une crise nerveuse.
LAGRANGE
Les femmes... oui; mais toi, Louise, non ! quand tu pleures , c'est que tu souffres , c'est que tu souffres profondément.
LOUISE
Mon père, je ne pleure pas.
LAGRANGE
J'ai entendu tes dernières paroles ; pourquoi cette lettre que tu veux donner à Henri ? LOUISE. \- Pour un éclaircissement dont j'ai besoin.
LAGRANGE. v
Ah!... ainsi mes craintes pour toi me trompaient?...
LOUISE
Oui , mon père.
LAGRANGE
Tu n'as pas besoin de mon appui?...
J^^ LOUISE
Nous n'en sommes pas là...
LAGRANGE
Et tu es remise, tranquille?...
LOUISE
Tout-à-fait tranquille.
LAGlUQUJ^LpaiC.
Je veillerai!... si nfl ^ns se réalisent, malheur à lui et à cet
LOUIS
Et moi aussi , je connais mou devoir : Hem L, entre vous et moi, personne, pas même mon père!
LOUISE DE LIGNEKOLLES.
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A y SCÈNE VIII.