‹ Louise de Lignerolles, drame en cinq actes et en proseChapitre 58 sur 62 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. DE GIVRY, LAGRANGE; HENRI, en-

trunl vivement.

(les

I1KN1U, à M. de Givry.

J'ai appris que vous étiez ici. J'ai là mes.

LAGRANGE, s'élançant enire eux.

Arrêtez, Henri! pas un mot insultant à monsieur, pas une provocation... car toute offense que vous lui feriez, je la prends tout entière pour moi.

M. DE GIVRY, à la table.

Soyez tranquille, je continue d'écrire.

HENRI

Rien ne m'empêchera de le tuer !

LAGRANGE

Malheureux! il est ici pour vous sauver!

HENRI

Je ne veux rien de lui que cinq minutes de courage, s'il peut les trouver.

(M. de Givry hausse les épaules. — Henri veut courir à lui.) LAGRANGE, l'arrêtant.

M'écouterez-vous , enfin"?... Je suis presque votre père, je vous ordonne de m'écouter. Il ne s'agit ni de courage, ni de fanfaronnades de jeune homme... c'est de l'honneur qu'il est question ; de l'honneur, m'entendez - vous !... Monsieur tient le vôtre dans sa main. Si monsieur dit un mot, vous et votre complice vous êtes flétris ; vous et votre femme vous êtes perdus. Eh bien ! savez vous ce qu'il écrit là? c'est le désistement de sa plainte.

M. DE GIVRY

Je vous prie de croire que ce n'est pas pour vous que je le fais.

Et pour cela il ne demande qu'une chose , c'est que vous quittiez la France.

M. DE GIVRY

Je l'exige.

HENRI

L'exiger !... Je ne partirai pas !

LAGRANGE

Vous ne partirez pas , dites-vous ! et vous croyez que moi je le souffrirai!... vous croyez que quand je me suis abaissé à la prière pour réparer votre crime, et que je tiens en ma main le salut de mon enfant, je vous laisserai ren-

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