CITÉS DANS CET OUVRAGE
Abréviations usitées : A. N. = Archives nationales : B. N. mss. = Bibliothèque nationale, département des manuscrits. — Nous renvoyons en outre, comme suit, auv notices correspondantes des Dictionnaires de nos précédents ouvrages : C. de M. = La Comtesse de Mirabeau (Perrin, édit., 1908), et L. à J. = Lettres Tde Mirabeau] à Julie (Pion, édit., 1903).
Abrial (1750-1828), ministre de la Justice sous le Consulat, de 1799 à 1802 ; avait été en 1785 l'avocat-conseil de Mme de Cabris, 390.
Adélaïde (Madame), tante de Louis XVI, 274.
Agénois (duc et duchesse d'). — V. infra, V° Aiguillon (les d'), '305, 307.
Aiguillon (les d'). — A. D. de Vignerot du Plessis, né le 31 octobre 1761, comte, puis duc d'Agénois, devint duc d'Aiguillon en sept. 1788, à la mort de son père, l'ex-ministre de la guerre de Louis XV (V. L. à «/.). Il siégea à la Constituante, avec la « faction d'Orléans ». Emigré pendant la Terreur, il fonda avec Ch. de Lameth une maison de commerce à Hambourg, et mourut dans cette ville, le 4 mai 1800, au moment où son nom était rayé de la liste des émigrés. Il avait épousé le lerfévrier 1785, Jeanne- Victoire-Henriette de Xavailles (V. infra, Xavailles), qui, après le 10 août 1792, se retira au château d'Osny près Pontoise, avec Mme Ch. de Lameth. Toutes deux firent alors une déclaration de divorce {Souvenirs du général Mathieu Dumas, 3 vol., 1839, t. III, p. 17). Peu après, elles furent arrêtées et enfermées aux Carmes, où elles se trouvèrent avec Joséphine de Beauharnais (Mémoires sur les prisons, coll. Barrière, t. II, p. 133). Dès sa
mise en liberté, la citoyenne d'Aiguillon, ci-devant duchesse, devint une des femmes à la mode de la société thermidorienne. Son salon était avant fructidor un rendez-vous des anciens « monarchiens » (Cf. Barras, Mémoires, 1895-1896, t. II, p. 208, et Louis Lacour, Grand monde et salons politiques après la Révolution, 1861, p. 71). Après Brumaire, elle fut naturellement en faveur. Devenue veuve, elle se remaria cinq ans après avec le comte de Girardin qui était divorcé et dont la femme vivait encore. Aussi l'empereur ne permit-il pas à Joséphine d'attacher à sa maison, comme elle l'aurait voulu, la nouvelle comtesse de Girardin. Celle-ci ne put devenir dame d'honneur que de « Madame Joseph », reine de Xaples [Mémoires sur V Impératrice Joséphine, ses contemporains, la cour de Navarre et la Malmaison, 1829, t. I, p. 345). Elle n'en conserva pas moins son crédit et sa fidélité à Joséphine répudiée. (V. aussi Mémoires et souvenirs de Stanislas de Girardin, 1829, t. II, p. 368.) Elle mourut le 7 juin 1818, 305, 308, 366, 382, 405, 407.
Albret (Marguerite d'). — V. infra Xavailles, 305.
ALBUFÉRA(ducd'). — Louis-Gabriel Suchet, fitlaguerre en Espagne de 1808 à 1814 ; maréchal de France (V. ses Mémoires, 1829, 2 vol.), 407.
Alziary, procureur à la sénéchaussée de Grasse et conseil de la douairière de Cabris. Nous possédons sa correspondance relative aux affaires de celle-ci (communication de M. le marquis de Clapiers). Il émigra et fut avoué après la Révolution. — Son père servait, avant 1783, de gardien au marquis de Cabris et, disait-on. le maltraitait et l'abrutissait par un régime d'excitants. Il accompagna la douairière de Cabris à Paris en 1783, 173.
Ame lot, ministre de la maison du Roi avec le département de Paris, de 1776 à 1783. {Cî.L.àJ.), 163, 164, 168, 170. 171, 177, 178. 191, 193, 205. 240. 246, 248.
And on (M. et Mme Fanton d'). — Messire Fanton, sgr. d'Andon, lieut. gén. civil à Grasse en 1767, était encore en fonctions en 1791. Il ne fut pas inquiété. Sa femme était née de Surian, et originaire de Marseille. (V. de Gérin, Notice sur les sénéchaussées de Provence, Avignon, 1889 ; P. Sénéquier, Grasse, notes à la suite de V inventaire des Archives communales, Grasse, 1902, p. 322, et la Terreur à Grasse, Grasse, 1894, p. 7 ; Latil, Hist. civile et rel. de Grasse pendant la Révolution française, Grasse, 1905, p. 58 et 83), 74. 75,77-80, 89.
Angran d'Alleray (Denis-François), né en 1715, lieut. civil au
Chàtelet de Paris depuis le 29 déc. 1774. Son hôtel était situé rue des Blancs-Manteaux. Il ne prit sa retraite, dont on faisait courir le bruit dès 1786, qu'en 1790. Enfermé pendant la Terreur, il mourut sur l'échafaud le 9 floréal an II, en refusant, dit-on, de s'avilir par un mensonge que lui suggérait Fouquier- Tinville, désireux de le sauver. (Wallon, Hist. du Tribunal révol., G vol. 1880-1882, t. III, p. 350), 270, 285, 291, 294.
Anselme (général), commandant l'armée du Var. entra sans coup férir à Xice le 28 sept. 1792 (Reboulet, le général d'Anselme, Apt., 1912 ; et H. Moris, Nice à la France, Paris, 1896), 342, 359.
Aragon (les d'). — V. C. de M. Le marquis Ferdinand Ximénès d'Aragon, qui épousa en 1789 la fille ainée du marquis du Saillant, était d'une antique maison d'Espagne dont une branche; venue de Catalogne, avait pris du service en France sous Louis XIII (B. N. mss. Chérin, 211. — Saint-Simon, Mémoires, éd. Chéruel, t. IV, p. 355). Il vivait encore en 1815. — Sa femme, Jeanne-Françoise-Charlotte de Lasteyrie du Saillant (1765- 1810), surnommée Bonnette, fut la nièce chérie de Mirabeau, qui regrettait de n'avoir pas épousé une femme comme elle. Elle était, suivant Lucas de Montigny qui la connut bien [note inédite), « femme de mérite et d'une grande vertu.. Sacrifiée à un mari dont l'intelligence était plus que bornée, mais fort opulent, elle employait noblement sa fortune à soulager partout les malheureux », 332, 351, 356, 379.
Artois (comte et comtesse d'), V. L. à J. et C. de M, 367, 307, 319, 329, 354, 356. 361.
Astier (Jeanne Besnier d'), supérieure des Ursulines de Sisteron, (V. infra, Laidet), 190, 191. 217.
Aved. — V. infra, Loizerolles.
Ayen (duc d'), fils du maréchal de Xoailles, premier gentilhomme
de la Chambre et capitaine des gardes (1739-1824), 223. 264. Baciiaumont. — V. L. à J., 273, 291.
Bâillon, intendant de la généralité de Lyon de 1760 à 1768 (V.
infra, Robinet. 171.
Bain (de), frère servant de Malte, d'une famille noble de Grasse
(P. Sénéquier, Grasse, etc., p. 40, 41, 315), 16, 17, 22, 30. Barras (Paul, comte de). — Il était apparenté à Mme de Cabris
par les Castellane et les Pontevès. (V. ses Mémoires, t. I, p. 4;
et B. X. mss. Carrés oVHozier. 60 ; Xouv. d'Hozier, 26, Chérin,
.yh»
424 LOUISE DE MIRAIiEAU
Barthélémy (les). — Sur l'intimité de l'abbé Barthélémy et des Choiseul, chez qui fréquentait en même temps le marquis de Mirabeau, V. Bachaumont, Mémoires secrets, t. Ier, 1er nov. 1762. — Son neveu, François B., né à Aubagne (1750-1830), comme ministre de France en Suisse, négocia et signa le traité de Bâle. Sur ses complaisances pour les émigrés, V. Math. Dumas, Souvenirs, t. II, p. 49. Membre du Directoire en juin 1797- Déporté après Fructidor, 370, 372, 381, 388.
Baudeau (l'abbé), économiste, rédacteur des Ephémérides du citoyen, plaida contre Gerbier dans l'affaire de la caisse de Poissy, gagna son procès et fut ensuite exilé. A la demande du marquis de Mirabeau, il écrivit pour la douarière de Cabris une Réplique sommaire qui eut peu de succès. Son originalité dès longtemps notoire dégénéra en folie (Hardy, Mes Loisirs, 5 juillet 1788 ; et lettres inédites du marquis de Mirabeau au marquis Longo, 3 juillet et 5 août 1788). Il mourut en 1792, 255, 273.
Bayreuth (Frédéric-Guillaume, margrave de), beau-frère de Frédéric II, mort le 16 février 1763, 11.
Beauharnais . — (V. infra Joséphine), 366.
Beaumarchais. — V. L. à J. et C. de M. — Sur son procès avec le comte de la Blache, qui se termina à Aix par un arrêt du 21 juillet 1778, V. Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1873, V, 201, 209.
Beauvau (prince de), maréchal de France en 1782, ministre de la guerre en 1779. — V. infra Saint-Antoine (abbaye de), 148.
Beccaria (marquis de). — Son traité des Délits et des Peines (1764) avait été traduit en français par Morellet (1766), 199.
Bélissen, frère de lait du marquis de Cabris, 148, 175, 183, 194, 201.
Bermondet (Philippe-Armand de), marquis de Cromières, né le 18 févr. 1730, mort le 6 sept. 1806, avait pris part, âgé de quinze ans, à la bataille de Fontenoy (B. N. mss. Carrés oVHozier, 84. — Xadaud, Nobiliaire du diocèse de Limoges, 4 vol., 1857 t. I, p. 313), 63, 70-72, 83.
ernis (cardinal de), ambassadeur à Rome avant la Révolution, vécut dans cette ville jusqu'à sa mort. — Y. L. à J. et C. de M, 346, 357.
Bertin (1719-1792), lieutenant de police, contrôleur général des finances en 1759, avait été pourvu en 1763 d'une cinquième charge de secrétaire d'Etat avec un département formé, disaiton, c de toutes les minuties des autres.., petit ministère ana-
DICTIONNAIRE-INDEX DES NOMS PROPRES ±2o
logue à son petit génie ». Il appuyait le marquis de Mirabeau. Il lui arriva cependant de lui dire un jour que « ce serait un despotisme dont on aurait réellement à se plaindre si le roi donnait des lettres de cachet qui fussent éternelles ». Il quitta son portefeuille vers 1780 et vécut dans sa belle terre de Chatou. Le marquis de Mirabeau, retiré à Argenteuil vers la fin de sa vie, y voisinait volontiers avec lui, 68.
Birons (des). — V. infra Chéroy (prieur de), 255.
Blondel, avocat, inscrit en 1760 au barreau de Paris. Sur son plaidoyer pour Pauline de Cabris, V. Bachaumont, Mém. secrets, 18 août 1786, 293.
Boisseuil (chevalier de), capitaine de cavalerie au régiment de Piémont, écuyer cavalcadour du roi, 3e fils de Théophile, marquis de Boisseuil, admis le 12 novembre 1784 aux honneurs de la cour. Il prétendait descendre d'un Géraud de Boisseuil qui, lors de la 3e croisade, à Saint-Jean d'Acre, emprunta sous la caution de Richard Cœur-de-Lion (B. N. mss. Chérin, 30- ^ 619), 274, 277, 279, 286.
Bonaparte. — V. infra Napoléon, 367, 388, 389, 392.
Bonaparte (Mme). — V. infra Joséphine, 390.
Bonnin (les). — Sur les troubles du village de Cabris, en janvier 1790, où le notaire Bonnin, accompagnant Mme de Cabris, fut molesté avec elle, V. Sénéquier, Cabris et le Tignet, Grasse, 1900, p. 102. — C'est d'après une tradition de la famille de Xavailles que nous avons raconté l'épisode du fils du notaire Bonnin suivant en Italie les armées de la République et rencontrant, aux portes de Livourne, Pauline de X. lavant son linge à la fonfaine, etc. — Le marchand de Marseille Bonnin qui avait pris à bail, en 1784, les moulins à huile de Cabris était de la même famille, 271, 320. 377.
Bon secours (Couvent de), maison de Bénédictines fondée en 1648. établie à Paris, rue de Charonne. L'abbesse, en 1784, était M^e d'Arbouville, 259, 270. 271, 275. 282
Bontems (Mme), femme d'un commis aux finances. Elle passait pour avoir eu du marquis de Mirabeau un fils, connu sous le nom de Perreau, qui fut membre du Tribunat et professeur de droit. Elle mourut à Lyon en 1768, 6.
Boucher (Gabriel), premier commis du secret à la lieutenance de police, le bon ange de Mirabeau. V. L. à J. et Lettres inédites de Mirabeau au Bon Ange, Renaissance latine, nos des 15 nov. et 15 déc. 1903, 15 janv. 1904), 233, 234, 240, 247.
Boufflers (Amélie de Puchotdes Alleurs, comtesse de), femme du comte Louis Ed. de Boufflers qui la délaissa. Déférée le 2 vendém. an III au tribunal révolutionnaire et acquittée, elle figurait dans l'acte d'accusation avec la mention de femme divorcée. (Wallon, Trib. révol., t. VI, p. 170). Née en 1751 à Constantinople, morte à Paris en 1825, 382.
Bourbon (duc de). — V. infra Condé (les), 307.
Bouvard (docteur), (1707-1787), 288.
Briançon (de). — V. L. à J. et C. de AI. — Denis-Augustin de Jausserandy, né à Lorgues le 21 avril 1750, fils de Jean-Augustin, seigneur de Briançon, et de Marie-Anne de la Tour. — Il devint commandant des îles Sainte-Marguerite en 1790 et fut admis en 1792, après suppression de son emploi, à l'hôtel des Invalides, où il n'entra effectivement qu'en l'an III. Sous l'Empire, ayant demandé l'autorisation de porter la croix de Saint- Louis, il fut chassé des Invalides par un décret impérial du 24 sept. 1809, daté de Schœnbrunn ; il était exilé aussi à plus de quarante lieues de Paris et se retira à Auxerre (Arch. admindu ministère de la Guerre). Un ordre du 14 juin 1814 le rappela aux Invalides, mais il ne se présenta pas. Après 1830, on ne savait pas dans les bureaux de la guerre s'il vivait encore- Passim
Brosses (président de). — C'est dans la troisième de ses Lettres écrites d'Italie que le président de B. donne à la Provence l'épithète de « gueuse parfumée » dont l'invention est attribuée parfois à Mme de Sévigné et, plus souvent, à Alphonse Karr, 42.
Bruguières (de). — Y. L. à J. — Le nom de cet inspecteur de police est mêlé à la plupart des affaires de son temps. Hardy [Mes Loisirs, sept. 1788) parle de sa mort récente, 120, 132 136, 138, 143, 150, 154. 158, 162.
Brunswick (Ch.-Guillauine-Ferd., duc de). — Il avait été l'ami de Mirabeau {Hist. secrète de la cour de Berlin, 2 vol. 1789,' passim). Après sa défaite à Valmy, il conserva le commandement de l'armée prussienne et reprit Mayence le 22 juillet 1793, mais se démit l'année suivante, après les succès de Hoche et de Pichegru, 355.
Cabris (château, terre et seigneurie de). — V. P. Sénéquier, Cabris et le Tignet, et Grasse, notes, etc. p. 170 ; Latil, Hist. civile et relig. de Grasse, p. 56 et 133 ; B. N. mss. Pièces orig., 768). Passim
Cabris (famille de). — Ce rameau de la souche des Clapiers s'était détaché au xvie siècle de celui de Vauvenargues. Au milieu du
xvne siècle, Alexandre de Clapiers, baron de Gréoulx, épousa Véronique de Grasse. Leur fils, Antoine (1657-17 15 1. substitué dans la seigneurie de Cabris par testament de son aïeul, fut le premier qui porta le titre de marquis de Cabris. — I. Jean- Paul-LouisAlph. de Clapiers, marquis de C, fil< du précédent, né en 1691, mort le 10 janvier 1771, avait épousé le 28 avril 1732 Elisabeth de Lombard Saint-Benoit, qui lui survécut dixsept ans. La douairière de Cabris, née le 14 février 1717. mourut à Grasse le 15 juin 1788. — De leur mariage étaient nés deux fils, dont l'un mourut à Paris dans sa quinzième année et le second, qui suivra, fut le mari de Louise de Mirabeau, et cinq filles : a) Thérèse-Françoise, dame de Lombard-Gourdon l'V. infra. Lombard-Gourdox) ; b) Gabrielle, religieuse ursuline au Pont Saint-Esprit, née le 15 septembre 1740, morte fin 1783 ; c) Charlotte-Catherine, dame de Gras (V. infra, Gras (de) ; d) Sophie-Madeleine, née le 23 juillet 1745 ; elle était folle et vivait auprès de sa mère soit à Grasse, soit au château de Cabris ; e) Marie-Charlotte Hiéronyme, dame de Saint-Cézaire (V. infra Saixt-Cézaire ). — II. Jean-Paul de Clapiers, marquis de C, né en 1749, mort le 13 octobre 1813 à Paris, qui fut le gendre du marquis de Mirabeau, et eut de son mariage une fille unique. Elisabeth-Victoire-Pauline, née le 3 mai 1771. Passim
Cadolle (chevalier de). — Bernard-Jacques-Paulin de C, né à Lunel le 16 mars 1773, était fils de Ch.- Joseph, comte de Cadolle et de Marie-Jeanne-Pauline de Castellane, par qui il s'apparentait aux Mirabeau (B. H. mss. Chérin,^3) ; V. marquis de Saporta, L'Emigration, d'après le Journal in dit d'un émigré, Paris, 1889), 359. 360.
Cagliostro (Joseph Balsamo, dit le comte). — Il était venu se fixer à Paris en 1785. Le conseiller d'Esprémenil qui avait foi dans ses talents comme dans son honorabilité, et qui le défendit, avec la chaleur qu'il mettait à tout, devant l'opinion publique et le Parlement, fut sans doute aussi son répondant auprès de Mme de Cabris quand il s'agit de soumettre M. de Cabris au traitement de ce guérisseur, 284. 286-289.
Caldelaro (J.-B), sculpteur en plâtre, à Nice, 76, 78-80.
Calissaxe (F.-B.-C. de Maurel de), avocat général à Aix depuis
1775. (V. C. de M.), 184.
Caloxxe (de), 344.
Calvi (Jean-François de), baron de Vignolès, ancien procureur
à la sénéchaussée de Grasse, beau-frère de M. de Joannis, pro-
cureur général au parlement « intrus ». Il avait épousé une demoiselle de Tressemanes. Il était, ainsi qu'elle, nommé dans les couplets ; on y accusait, fort doucement en comparaison du ton général,
De Tressemanes l'ignorance Et de Galvi la vanité.
Mais on croyait que ces vers n'étaient qu'un alibi, pour permettre à M. de Galvi de s'associer en nom à la plainte de MM. de Pontevès et de se dérober aux poursuites, comme auteur ou complice de la diffamation. Sa culpabilité, généralement admise, n'est pourtant pas avérée. La vérité paraît être que les couplets à V honneur des Dames de Grasse avaient été écrits par lui plusieurs années avant leur affichage, et qu'à son texte on avait rajouté des morceaux de circonstance destinés à le renforcer et à le rajeunir, 75, 78. 101.
Campistrox (Jean-Galbert de), poète dramatique (1656-1723), eut de son mariage avec Marie de Maniban une fille, Catherine- Cécile, qui fut la mère du marquis de Lanséguë. (V. infra Lanségué), 148.
Caraman (V.-M. de Riquet, comte de), arrière-petit-fils du créateur du canal du Languedoc. Il se réclamait d'une parenté avec les Riqueti de Mirabeau, que ces derniers attestaient volontiers, mais non sans sourire entre eux de cette complaisance profitable. Le crédit des Caraman à la Cour était meilleur, en effet, que celui des Mirabeau, 307.
Caribert, roi d'Aquitaine, 305.
Carteaux (J.-F.), général de brigade, battit en 1793, près d'Orange, les Marseillais insurgés contre la Convention et entra le 23 août à Marseille. Il commença le siège de Toulon, 352.
Castellane (les). — V. L. à J. et C. de M. — De cette famille aux branches nombreuses, qui disait remonter au comte Boniface, le contemporain de Saint-Augustin, était la douairière mère du marquis et du bailli de Mirabeau. — J.-B. de Castellane, marquis de Saint-Juers et de Grimaud, avait eu de son mariage (en 1741) avec Françoise-Pauline de Castellane-Norante, cousine germaine du marquis de Mirabeau, trois filles, dont il refusa de donner l'une au jeune marquis de Cabris parce qu'il le croyait fou, et dont il fut question de donner une autre au comte de Mirabeau. En 1767, il se remaria avec sa propre nièce, Elisabeth de Grasse-Briançon. Cette seconde marquise de Castellane vivait, en 1792, à Nice, auprès du bailli de Mirabeau
devenu grand-prieur, lorsque les émigrés durent quitter précipitamment cette ville à l'approche 'du général Anselme, 2, 66,
Castillon ( J.-F.-A. Le Blanc de) procureur-général à Aix de 1774 à 1790. Les Mirabeau le soupçonnaient d'aspirer à la main de Pauline de Cabris pour un neveu de sa femme, le jeune Sabran, qui fut fait duc sous la Restauration, 104. 172. 176, 182, 200.207,215, 230. 239.
Castries (maréchal de), ministre de la marine en 1780. Emigré dès 1790, il servit en Champagne sous le duc de Brunswick qu'il avait battu naguère à Clostercamp. Il mourut à Wolfenbuttel. Le duc son fils (1756-1842) était avec lui à l'armée des princes quand il fut envoyé à Londres, en 1793, pour renseigner le régent sur les prétendues victoires du pseudo-chef vendéen Gaston. (V. infra Gaston), 354.
Catherine II, impératrice de Russie, la « Providence des émigrés ». (V. Walisze\vski,^4utowr d'un trône, 1894, p. 300 et s.), 358.
Caulaincourt (Marie-Antoinette-Félicité de), femme du financier Grimod-Dufort, mère du comte d'Orsay, avait épousé en secondes noces Le Franc de Pompignan. Elle était fille du marquis de Caulaincourt, petit-fils lui-même d'une arrière-petitefille de Sully (B. X. mss. Xouv. d'Hozier, 165), 402.
Cazalès (J.-A.-M. de) membre de la Constituante, avait émigré dès après l'affaire de Varennes. Mme de Cabris le retrouva en 1794 à Livourne, 322, 326.
Charpentier de Beaumont, avocat au parlement de Paris, inscrit en 1748, 261.
Chateaubriand (F. -René, vicomte de). — V. Mémoires d'Outretombe, éd. Biré, 6 vol., t. II, p. 236, VII-X, 368.
Chéroy (prieur de). — P.-L. Pitois, ancien génovéfain, avait quitté son ordre et accepté un prieuré pour se vouer à l'éducation de quatre nièces orphelines. Il maria la plus jeune à l'avocat et procureur du roi des Birons, qui. en 1782, accompagna Mirabeau allant purger sa contumace à Pontarlier. — Ayant refusé le serment civique en 1791, le prieur fut emprisonné, mais, en 1803, redevint desservant de Chéroy. Mort le 30 janv. 1810. [Hist. de Chéroy, par l'abbé Berlin, Saint-Amand, 1891, p. 100 ; et Bardot, Notice sur Chéroy dans V Annuaire du département de V Yonne pour 1840), 255.
Chevreau (Mme). — Barras dans ses Mémoires ne fait pas mention de cette amie qui lui était commune avec Mme de Cabris. Nous ne savons qui elle était, 384, 385.
Choiseul-Stainville (Et. -François, duc de), 1719-1785, 370.
Clapiers (Famille de). — Cette maison, dont la généalogie remonte sans lacune jusqu'au xive siècle, avait de nombreuses ramifications. Sa branche la plus notable est celle des Clapiers-Collongues, à laquelle se rattachaient le rameau des Vauvenargues et celui des barons de Gréoulx, depuis marquis de Cabris (B. N. mss. Pièces orig., 768 ; Dossiers bleus, 189; Cab. d'Hozier, 95 ;
Nouv. oVHozier, 99 ; Chérin, 56, etc.). Quelques membres delà
maison de Clapiers-Collongues ont trouvé place dans notre récit.