‹ Louise de Mirabeau, marquise de Cabris, 1752-1807Chapitre 40 sur 40 · I. Jacques-Aug.-Miehel-Marie, marquis de Cl · texte numérisé non relu

I. Jacques-Aug.-Miehel-Marie, marquis de Cl

qui eut deux fils : a) Jacques-François-Marie- Joseph (B.N. mss. Ecoles militaires, t. XXXVI, p. 22). Nous avons cité des fragments de sa correspondance de l'émigration adressée au comte d'Hésèque; b) Joseph-Ph.-Camille, compromis sous le consulat dans les troubles du Midi et fusillé à Marseille le 26 nivôse an IX (16 janvier 1801.) — II. Ch.-Elzéar de Cl., seigneur d'Aubenaset de Saint-Jean, dit le marquis de Clapiers-Saint-Jean, dit Mon Bon. Lieutenant des vaisseaux du roi, ch. de Saint-Louis, marié en 1761, il avait été veuf de bonne heure. Né en 1730, il mourut à Marseille le 20 avril 1785. La seconde femme de son père, sœur du chevalier de Fabry, avait élevé ses quatre enfants, dont deux fils : a) Ch.-N.-F. Xavier, né à Manosque le 14 mars 1765, lieutenant des vaisseaux du roi, marié en 1791, mort à Marseille sur l'échafaud, le 6 germ. an II. C'est celui-ci qu'on voulait marier à Pauline de Cabris ; b) Paul-Esprit, dit le comte de Saint-Jean, né le 12 octobre 1766, ne se maria point. Avant racheté les débris de la fortune des Cabris, il mourut à Saint- Jean, le 10 mai 1850, laissant pour son légataire universel le plus jeune des fils de Pauline de Cabris, Agathocle de Navailles. — III. Jacques de Cl., seigneur de Venel, mort en 1767, laissant quatre fds. Un de ses petits-fils, Jacques (1774-1829) était en pension à Paris sous la surveillance de Mme de Cabris, et signa, âgé de quatorze ans, sous le nom de marquis de Clapiers, au contrat de mariage de Pauline de Cabris. Passim.

Cobourg (Fréd.-Josias, prince de Saxe-), feld-maréchal au service de l'Autriche, battit Dumouriez à Nerwinden (18 mars 1793) et lui fit évacuer la Belgique, mais fut battu à Wattignies en octobre 1793 et à Fleurus, par Jourdan, le 26 juin 1794, 355.

Coxdé (les). — V. L. à J. — Le prince de Condé (1736-1818) et son fils le duc de Bourbon (1756-1830) signèrent au contrat de mariage de Pauline de C, ainsi que Mlle de Condé, dite Hébé- Bourbon (1757-1824). Celle-ci était, depuis 1786, abbesse de

Remiremont; elle fut plus tard carmélite, puis bénédictine, 307, 328, 338. 339, 353, 355, 358, 378.

Conti (les). — Louis-Fr. de Bourbon (1717-1776), grand-prieur de France, avait au Temple une imprimerie qui jouissait de certaines immunités. — Son fils, Louis-Fr.-Jos. de Bourbon- Conti, d'abord comte de la Marche (1734-1814), avait épousé en 1759 Fortunée-Marie d'Esté, princesse de Modène, 205, 307.

Crosne (de), successeur de M. Le Noir à la lieutenance générale de police en 1785. Il mourut sur Péchafaud le 9 floréal an II. 291.

Croy (Marie-Louise-Albertine-Amélie, princesse de), fille de Guillaume-Fr., prince de Croy, fut la première femme du comte d'Orsay, 402.

Crussol (Alex.-Ch.-Emm. de), maréchal de camp, capitaine des gardes du comte d'Artois, bailli du Temple, siégea à la Constituante, puis émigra (1743-1815). — Sur sa rencontre avec Spérat du Veyrier en Italie, V. Anecdotes historiques du baron du Veyrier, 1837, p. 154. — Fouché le fit rentrer. En retour, le bailli de Crussol fit de Fouché, en 1815, un ministre de Louis XVIII (V. Mémoires d' Outre-tombe, t. IV, p. 57 et s), 376,

Curieux (de), gendarme de la maison du roi, 118.

Damas (le comte Roger de), était déjà colonel au service de la Paissie lorsqu'en 1791 il vint rejoindre les princes à Coblentz. (V. ses Mémoires, publiés par J. Rambaud, 1912), 344, 363.

Damas (Mlle de), que le comte d'Orsay visitait en 1769 au couvent de Montargis, était, croyons-nous, de la famille du précédent, 18.

Dauvers (Julie). — V. Mirabeau, Lettres à Julie, écrites du donjon de Vincennes, etc., Paris, Plon-Nourrit, édit., 1903, un vol. in-8°, 323.

Déserte (couvent de la). — V. Vachet, Les anciens couvents de Lyon. Lvon, 1895, p. 118 et s., 108, 114, 118,120. 146, 160, 163-165.

Des Grées (J. B. Columban, comte), était président de l'ordre de la noblesse de Bretagne, lorsqu'il fut accusé de s'être laissé corrompre par le duc de Duras, commandant de la province. Des Grées porta plainte en calomnie contre celui-ci. Mais le parlement de Rennes mit tout le monde hors de cause. Linguet, qui avait pris parti avec l'opinion contre le duc de Duras, critiqua vivement cet arrêt dans le n° 59 de ses Annales politiques,

civ. et lia.. Le comte Des Grées trouva satisfaction dans un vote presque unanime des Etats de Bretagne rendant hommage à son caractère, 227.

Diderot (Denis). — Ce fut peu après avoir donné Le fils naturel qu'il imprima (1758) le Père de Famille, comédie à thèses sociales, représentée pour la première fois le 18 février 1768 à la Comédie française. Dans cette pièce, un rôle prépondérant appartient au commandeur d'Auvilé, personnage dur et impitoyable pour ceux de ses neveux et nièces qui ne suivent pas aveuglément sa direction ou celle de leur père, grand solliciteur de lettres de cachet, V, 80, 227.

Doulcet (Louis), avocat au Parlement de Paris, rival de Gerbier, avait plaidé contre lui dans l'affaire de Rougemont (Gaudry, Hist. du barreau de Paris, t. II, p. 192), 209.

Dubois de Crancé (Edm.-L. -Alexis), membre de la Constituante et de la Convention, ministre de la Guerre sous le Directoire, 352-

Dumas (comte Mathieu), membre de la Législative et du Conseil des Anciens, proscrit après Fructidor, général sous l'Empire, pair de France (1753-1837). — V. ses Souvenirs, où sa rencontre avec la sœur de Mirabeau est contée, t. Ier, p. 477. — Pendant l'hiver de 1793-1794, Dumas étant proscrit, sa femme avait fait par prudence une déclaration de divorce qui eut des effets légaux assez bizarres quand leur fils, Christian, depuis général, naquit le 14 décembre 1799 {op. cit., t. II, p. 41), 326, 382.

Du Paty (Ch. Mercier), avocat général, puis président à mortier au parlement de Bordeaux, vint en 1785 à Paris où le ministre le chargeait de préparer une réforme des lois criminelles (1761- 1804), 294.

Dupont (Pierre-Samuel), dit Dupont de Nemours. — V. L. à J. et C. de M, 111.

Duras (Emm. -Félicité de Durfort, maréchal duc de), était gentilhomme de la Chambre, en 1783, quand le marquis de Mirabeau eut recours à lui pour faire parvenir une lettre de son frère le bailli au roi. — V. supra Des Grées et infra Linguet), 227,

Du Veyrier (les). — Gaspard, dit le chevalier du Veyrier (1715- 1803), d'abord officier d'invalides, parvint au grade de lieutenant-colonel. Il laissa deux fils : a) Joseph-Martial, né à Aix le 8 avril 1742, mort le 5 octobre 1794, était lieutenant des maréchaux de France à Aix. Un de ses fils, Spérat du Veyrier, filleul du bailli de Crussol, devint adjudant-général pendant la Révolution et fit la guerre en Italie (V. supra Crussol) ; b) Honoré-

DICTIONNAIRE-INDEX DES NOMS l'KOPRES 433

Marie-Nicolas, né le 6 décenbre 1753. mort le 15 mai 1839. qui fit un mémoire pour Mme de Cabris en 1785 et plaida pour elle aux côtés de de Sèze devant le Parlement de Paris, était inscrit dès 1779 au barreau de Paris ; il avait été un visiteur assidu et bien accueilli de l'Ami des Hommes. Il a laissé des mémoires curieux sous le titre d'Anecdotes historiques par un témoin oculaire, parus en 1837. — Pour la suite de sa carrière, V. dans la Revue de Paris du 1er août 1912. Un sans-culotte à la cour de Danemark ; Gaiulry. Hist. du barreau de Paris, t. II, p. 351 ; Félix, Discours de rentrée à la cour d'Appel de Montpellier (3 novembre 1863), 90, 187-189, 283, 292, 376, 377.

Eléonore, 6.

Elisabeth (Madame), sœur de Louis XVI. V. L. à ./.. 307.

Entrecasteaux (Jean-Paul Bruny, marquis d'), président à mortier au parlement d'Aix (1756). Ses procès à l'occasion de la succession d'un usurier nommé Boule, dont il était l'héritier, commencèrent en 1767 pour ne se terminer qu'en 1784, au Conseil des dépêches. Mort sur l'échafaud à Orange le 2 mess, an II (Bonnel, Les trois cent trente-deux victimes de la Commission populaire d'Orange en 1794, Carpentras et Avignon, 2 vol., 1888, t. Ier, p. 137 ; Jean Audouard, Généalogie de la maison de Bruny, Paris, 1912), 265.

Eoux (Antoine-Secret de Raymond, marquis d'Eaux ou d'), cousin issu de germain du marquis de Cabris. Cette parenté explique sans doute sa querelle avec M. de Calvi, pour laquelle il fut décrété de prise de corps. Plus tard, il prit parti pour la douairière de Cabris contre sa bru. En 1788, il siégeait avec l'ordre de la noblesse dans les Etats de la Provence. (G. de Montgrand, Liste des gentilshommes qui ont fait leurs preuves de noblesse, etc., Marseille, 1860, p. 50 ; B. N. mss. Nouv. d'Hozicr, 279), 101.

Escars (L.-M.-F. de Pérusse, comte d'), maréchal de camp en 1780, maître d'hôtel du roi (1737-1813), 223.

Espagnac (L. de Sahuguet, abbé d'), conseiller-clerc au parlement de Paris, abbé de Coulomb, diocèse de Chartres, depuis 1761. V. L. à J., 72.

Espréménil (Jean- Jacques Duvald'),néen 1746, conseiller au Parlement de Paris (1775), marié à Françoise-AlexandrineSintuary {alias Santuomé), auparavant dame Thilorier, née en 1754. Sympathique, semble-t-il, dès 1778, à Mme de Cabris, il ne cessa plus delaprotéger à partir del783, et fut l'instigateur, au dire de Mme de Saint-Cézaire, du mariage de Pauline avec le comte de Navailles. Mme d'Espréménil signa seule au contrat, son mari,

arrêté le 6 mai 1788, étant alors aux îles Sainte-Marguerite, d'où il ne revint qu'en septembre. En 1790, quand il donna l'hospitalité à Mme de Cabris, il habitait rue Bertin-Poirée. Son rôle pendant la Révolution et sa mort sur l'échafaud (3 floréal an II), où sa femme monta le 29 prairial suivant, sont des faits bien connus (Mém. sur les prisons, t. Ier, p. 86 et t. II, p. 85; Wallon, Trib. révol, t. III, p. 303 et t. IV, p. 257 ; A. N., Sequestre, T. 1683, n° 858), 288, 289, 306, 307, 319, 321, 322, 326.

Estaing (comte d'), vice-amiral. Après ses victoires, il fut reçu à Paris avec enthousiasme. Il aimait la popularité, et le marquis de Mirabeau lui reprochait d'avoir « le talent de tribun des poissardes », 251.

Eyraud (Charles-Jean-François d'), né à Sisteron le 22 juin 1747 ; il était avocat du roi dans cette ville depuis le 14 février 1776 quand il fut donné officiellement pour conseil à Mme de Cabris. Elle s'était mis en tête de le marier. Après quelques négociations infructueuses, elle y réussit en lui faisant épouser Mlle du Pays d'Alissac, sœur du gendre du vieux comte de Gruel, ni jolie ni jeune, et dont la dot était mince. Les époux cependant étaient « contents l'un de l'autre », et Mme de Cabris se réjouissait elle aussi, disait-elle, « de voir cet honnête homme heureux les faits et procédés de ses amis, après l'avoir vu ballotté et calomnié par ses ennemis ». Pendant la Révolution, d'Eyraud qui avait adopté les idées nouvelles fut commissaire du gouvernement près le tribunal de Sisteron. Aussi fut-il inquiété par la réaction thermidorienne et finalement destitué en l'an XII. Il est mort à Sisteron le 11 mars 1820 (Saint-Marcel-Eysséric, Les tribunaux de Sisteron, 1900, et Renseignements particuliers), 194, 195, 203, 245.

Fabry (le chevalier Louis de), directeur à la Marine, fut le grand organisateur des forces navales pendant la guerre d'Amérique. La belle-mère du marquis de Clapiers Saint-Jean était sa sœur- Gomme elle avait épousé son oncle, il n'était par surprenant que les petits-enfants de celui-ci ressemblassent au chevalier de Fabry, 253.

Fauchet (Jean-Ant. -Joseph), né le 31 août 1761, secrétaire de l'administration municipale de Paris, puis ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis, préfet du Var le 11 vent, an VIII, ensuite préfet de la Gironde et, enfin, préfet de l'Arno. Mort à Paris le 13 septembre 1834, 402, 403.

Favras (marquis de). — Né en 1745, pendu le 29 février 1790, à

Paris, par sentence du (Jhàtelet, pour avoir comploté avec Monsieur, qui le désavoua ensuite, l'enlèvement de Louis XVI (Moniteur, réimpr., t. II, p. i96 et 498), 323. Felice (Fortuné-Barthélémy de), né à Rome le 24 août 1723, mort à Y verdun le 7 février 1789. Ses aventures de jeunesse, quoique assez romanesques d'elles-mêmes, ont été contées avec beaucoup d'imagination par Gorani (Mémoires secrets et critiques des cours, des gouvernements et des principaux Etats de V Italie, 3 vol., Paris, 1793, t. Ier, p. 316-324). Sur son fils Ch.- Frédéric, ami de Mme de Cabris, mort en avril 1809, V. Almanach des protestants, 1810, 2e partie, p. 36, et G. -F. Teyssier, Essai philologique sur les commencements de la typographie à Metz, Metz et Paris, 1828, p. 227-228 n.). 394-397, 399, 402. 409, 410.

Ferrand (Ant. -F. -Claude), d'une famille de parlementaires qui prétendait descendre du chancelier Ferrand i xive siècle), né à Paris en 1751, mort en 1825, conseiller au Parlement de Paris (1769), émigra à Nice dès 1789, suivit les princes à Turin et à Coblentz. En 1793, le régent le fit entrer dans son conseil. Directeur général des Postes en 1814, la seconde Restauration le fit comte et pair de France. Il devint aussi membre de l'Académie française. Au retour des émigrés, il voulait que l'on pendît un ancien révolutionnaire par commune, pour l'exemple. La violence de telles motions le fit surnommer le a Marat blanc ». Il a laissé des Mémoires, publiés par le vicomte Broc en 1897, 319, 328.

Foix (Agnès de). — De Gaston de Foix, captai de Buch, marié à Marguerite d'Albret, naquirent : 1° Jean, dont l'arrièrepetite-fille. Anne, reine de Hongrie et de Bohême, épousa l'empereur Ferdinand Ier ; 2° Agnès, qui épousa en 1451 Peyroton de Lamensan. Leur fille, Jeanne, épousa en 1480 Bernard de Xavailles, seigneur de Banos (P. Anselme, Gr. Off. de la Couronne, t. III, p. 382-383), 305.

Forget (César-Claude, comte de), né en 1731, colonel d'infanterie, capitaine de vol du cabinet du roi, avait pour mère une Vassan, 223.

Fouché, ministre de la police sous le Directoire, puis sous l'Empire, de 1804 à 1810, duc d'Otrante. Sur son opposition systématique au retour des émigrés et ses plaisanteries sur l'abus de leurs faux certificats de résidence, V. Mme G. du Crest, Mémoires sur V impératrice Joséphine, (t. Ier, p. 36), 377, 390.

Fouquier-Tinville (Ant. -Quentin), 364.

Fourqueux (Michel-Bouvard de), procureur général près la

Chambre des Comptes, conseiller d'Etat en 1769, un des Commissaires du Conseil dans l'affaire de Cabris, fut contrôleurgénéral des finances pendant vingt et un jours en 1787, 282.

Frochot, membre de la Constituante, préfet de la Seine de 1800 à 1812 (V. Frochot préfet de la Seine, par L. Passy, 1867), 406,

Galliffet (les). — Sur le marquis de Galliffet (1716-1793), qui avait été président au parlement de Provence, et sur son fils Alexandre, comte de Galliffet (1748-1831 ); qui fut l'intime ami de la comtesse de Mirabeau avant de se remarier, V. C. de M. La notice concernant les Galliffet dans ce dernier ouvrage doit être rectifiée, en ce qui concerne l'émigration du comte Alexandre. Sur la foi de renseignements particuliers que nous avait fournis son petit-fils, le général marquis de Galliffet, nous avions assuré que la détresse financière du comte Alexandre l'avait obligé de donner des leçons de danse et de maintien pour vivre et faire subsister les siens à Livourne. Mais il résulte de la correspondance inédite adressée au comte d'Hésèque par le marquis de Clapiers-Collongues qui vivait à demeure, en Italie, chez le comte Alexandre de Galliffet, que ce dernier, malgré un train de maison fort réduit, avait gardé de son opulence passée de quoi vivre encore largement, 318. 378.

Garçon, secrétaire du marquis de Mirabeau, mort en 1789. — V. L. à J., C de M. et le Correspondant, nos des 25 janvier 1913 et s. : Les trois dernières années du marquis de Mirabeau, suivi de Lettres inédites de « V Ami des Hommes » (1787-1789), 283.

Garnier. — Bourgeois et huissier de la ville d'Aix. Il servait de secrétaire au conseiller de Gras, et était l'homme de confiance des grandes familles du pays dans leurs embarras domestiques. Il joua auprès de Mme de Saint-Vincens un rôle de tuteur officieux assez analogue à celui qui lui fut confié auprès du marquis de Cabris, 124.

Gassaud (chevalier de), pour qui se compromit la comtesse de Mirabeau (V. C. de M.), 87.

Gassier (Jacques), fameux avocat au parlement d'Aix. (V.Roux- Alphéran, Les rues d'Aix, 2 vol., 1848, t. II, p. 288), 185.

Gaston, petit chef vendéen, ancien garçon perruquier, tué à Saint- Gervais en 1793. — On le représentait à la Convention comme le généralissime des insurgés de l'Ouest {Moniteur, réimp., t. XV, p. 735) et sa tête fut mise à prix. (V. E. Daudet, Hist. de VEmigr. 3 vol., 1886-1890, t. Ier, p. 244 et s.), 353, 354.

Genlis (Mrce de). — V. L. à J. et Lettres inédites de Mme de Genlis

à son fils adoptif, Casimir Bsecker (1802-1830), publiées par H. Lapauze, 1902, I, 395.

Gerbier (1725-1788), surnommé Y Aigle du barreau, 209, 273.

Gessner 393.

Girardix (Alex.-Fr.-Louis de) (1767-1848), était Je deuxième fils de René-Louis marquis de G., chez qui J.-J. Rousseau mourut. — V. supra Aiguillon (d'), 405, 407.

Gissey, directeur de l'Enregistrement et des Domaines à Draguignon, de 1795 à 1829, 402, 404-407.

Gramont (Marie-SoPHiE de Faoucq, comtesse de) mariée en 1748 au comte de Gramont, frère du duc. Son fils fut le duc de Guiche. Morte à Brunswick le 2 novembre 1798, 305. 307.

Gras (M. et Mme de). — Honoré-Jean-Joseph-François-Louis Martin de Gras de Prégentil, seigneur de Mimet (1725-1799), conseiller au parlement d'Aix du 3 mars 1746, avait épousé le 19 novembre 1767 Charlotte-Cath. de Cl. -Cabris (1743-1825). (V. Le Livre de raison de H. de Gras, par P. de Faucher, Valence, 1905). Passim.

Grasse (Fr.-Joseph-Paul de Grasse-Rouville, dit le comte de), lieutenant-général des armées navales, connu surtout par sa défaite du 12 avril 1782 (1723-1788). Parsa mère, une Villeneuve- Trans, il était proche parent des Cabris. Il était d'autre part l'oncle d'Antoine de Saint-Cézaire. De son premier mariage avec la fille d'un commis de la Marine, Accaron, il avait un fils, Alex.- Fr. -Auguste, né le 14 février 1765. En 1781, on répandait le faux bruit d'un mariage de celui-ci avec la fille d'un valet de chambre de Louis XVI. En 1785, il était un des prétendants à la main de Pauline de Cabris. Après avoir servi à Saint-Domingue, il se maria en 1792. On le retrouve en 1815 dans la garde royale ; il suivit Louis XVIII à Gand 278. 279, 293.

Grasse du Bar (François-Pierre de) dit le comte du Bar, neveu du précédent, et beau-frère du marquis de Marignane. — V. C. de M., 278.

Grille (Ch. -Gaspard-Hyacinthe de), chevalier de Malte de minorité, né le 28 novembre 1751, fils cadet du marquis de Grille-Estoublon et d'une fille du duc de Gadagne, petit-fils d'une cousine germaine du marquis de Mirabeau (B. X. Chérin, 99), 277, 279.

Grimod-Dufort (Pierre), fermier-général, intendant des postes et relais, était d'une famille de financiers qui, en écrivant leur nom : Grimaud, prétendaient se rattacher à l'antique maison des

Grimaldi (B. N. mss. Nouv. d'Hozier, 165, v° Grimaldi, p. 72). Il épousa en troisièmes noces, le 25 février 1748, Marie-Ant.- Félicité de Caulaincourt et mourut le 25 octobre suivant, 18, 19, 199.

Gruel (les de). — I. Jacques de Gruel-Gruyère, comte du Says, seigneur de Sigoyer, cousin germain de la marquise douairière de Mirabeau, avait épousé en 1743, au château de Gondorcet, Anne-Gabrielle de Caritat. Il eut de ce mariage un fils et une fille, mariée au baron du Pays d'Alissac. — II. Ce fils, Jean- Jacques de Gruel-Gruyère, dit le comte de Gruel, né le 24 novembre 1750, épousa à Paris, en l'église de Saint-Paul, le 15 novembre 1781, Elisabeth de Lorimier. Le marquis de Gondorcet cousin de l'époux, fut témoin à ce mariage (B. N. mss. Carrés d'Hoz., 316 ; Chérin, 100). Gette jeune dame de Gruel signa au contrat de mariage de Pauline de Cabris, 203. 223-226, 231- 234, 256,257, 307.

Guiche (A.-L.-M. de Gramont, duc de), plus tard duc de Gramont (1755-1836), marié en 1780 à Louise-Gabrielle-Aglaé de Polignac (1768-1803), 307, 308.

Guingamp (couvent de), ou de Montbéreil, près Guingamp, fondé en 1676 ; maison de force pour les femmes détenues par ordre du roi (P. de Courcy, Guingamp et sa banlieue, 1876, p. 10). Mme Dufour de Boisgiroult, femme de chambre de la dauphine, qui avait volé les diamants de sa maîtresse, y fut envoyée en 1761 et s'en évada. Une lettre inédite du marquis de Mirabeau nous apprend qu'elle finit par recouvrer sa liberté et par vivre tranquillement du produit de son vol, dans une maison de campagne, avec son mari qui « était trop heureux qu'elle voulût bien le supporter », 200.

Guiramand (André-Raymond, chevalier de), mis à mort par la populace d'Aix, en même temps que Pascalis et La Roquette. Sur les circonstances de sa fin, V. C. de M., 329.

Gustave III, né en 1746, succéda à son père comme roi de Suède en 1771 ; périt assassiné dans la nuit du 15 aul6 mars 1792, 358.

Hardouix (Louis-Eugène), né en 1748, inscrit au barreau en 1769, mort le 25 février 1789, 292, 294, 295. elvétius (1715-1771), fermier-général et philosophe. Il avait deux filles, que Franklin surnomma « les étoiles » et qui épousèrent en 1772 l'une le comte de Mun, l'autre le comte d'Andlau. Sur le procès obscur qu'elles soutenaient au Châtelet, V. Bachaumont, Mém. sec, (du 9 au 27 août 1784), 294.

Henri IV, 358.

Hérault de Séchelles (Marie-Jean), avocat du roi au Chàtelet, en 1777, à l'âge de dix-huit ans ; devint, en 1785, par la protection de la reine rencontrée par hasard chez sa cousine, Mme de Polignac, avocat-général au parlement (1757-1794) (V. Dard, Un épicurien sous la Terreur, Hérault de Séchelles, 1907), 294.

Hohenlohe. — Le comte d'Orsay épousa en deuxièmes noces Marie-Anne-Elisabeth, fille du prince Louis-Léopold de Hohenlohe-Bartenstein. — Cette comtesse d'Orsay avait une sœur, chanoinesse de Thorn, qui a écrit sur la famille de son beaufrère, sur sa vie, sur sa fortune, une notice intéressante que nous

-^ avons trouvée en original au Cabinet des Titres (B. X. mss. Nom. cCHozier, 165, v° Grimaldi, p. 72), 402.

Honoré (Monsieur), nom imposé à Mirabeau par son père à sa sortie de Vincennes (13 décembre 1780). V. L.àJ ., 240, 247. 253, 255.

Joséphine. — Marie-Rose, dite Joséphine, de Tascher de la Pagerie, veuve du vicomte de Beauharnais, devenue Mme Bonaparte, puis impératrice. — Sur sa détention aux Carmes, V. Mém. sur les prisons, t. II, p. 133-135; Mme du Crest, Mém. sur Vimp. Joséphine, t. Ier, p. 342 ; Frédéric Masson, Joséphine de Beauharnais, 1899, p. 229, etc. — Et sur ses interventions en faveur des émigrés, V. Pasquier, Hist. de mon temps, 6 vol. 1893, t. Ier, p. 49, 390, 405. 407.

J ligné (les de). — Ils tenaient à la famille de la marquise de Mirabeau. L'ainé, J.-G.-L. Le Clerc, marquis de Juigné (1727- 1807), lieutenant-général, ex-ministre plénipotentiaire en Russie, siégea dans l'assemblée des parents réunie en vue du mariage de Pauline de Cabris et signa à son contrat. — Son frère cadet (1728-1811) succéda en 1781 à Chr. de Beaumont comme archevêque de Paris. Il signa lui aussi au susdit contrat, 307.

Kellermann (Fr.-Christophe), maréchal de France et duc de Valmy. En 1806 et 1807, il commandait une armée de réserve sur le Rhin, de Bâle à Ximègue, 407.

La Blache (comte de). — V. C.de M. et supraBE au marchais, 200.

La Bord ère (l'abbé de), grand-vicaire à Grasse. Une note inédite de Lucas de Montigny nous apprend que ce personnage survécut soixante ans aux événements auxquels on le trouve mêlé dans notre récit, 267, 281.

La Croix (Jacques-Vincent de), né en 1743, inscrit au tableau des avocats en 1768, fit des mémoires dans nombre de causes célèbres et plaida contre Linguet dans l'affaire Morangiès. En

1783, il avait fait pour Mme de Cabris un mémoire qu'il réimprima en 1786 et fit distribuer au moment où de Sèze plaidait pour elle. Mme de Cabris désavoua cette publication intempestive. Il mourut en mars 1832 (Gaudry, Hist. du barreau de Paris, t. II, p. 202.) — Il importe de ne pas le confondre avec Delacroix-Frainville, qui fut bâtonnier de 1812 à 1815 et qui, en 1777, avait fait pour la marquise de Mirabeau un mémoire vraiment atroce contre l'Ami des Hommes, 205, 261.

La Fare (Ch. -Marie-Bénigne-Joseph-Isidore de Roux, marquis de), ex-lieutenant de vaisseau. Il siégea aux Etats de Provence et en fit exclure Mirabeau, dont pourtant il avait recherché l'amitié en 1783. (G. de Montgrand. Liste des gentilshommes de Provence, etc., p. 51 et note 1), 330, 339.

La Fayette (Gilbert Motier, marquis de), prit, à la fin de 1792, le commandement de l'armée du Nord. En avril 1792, alors qu'il campait sur la rive droite de la Meuse, près de Givet, son avant-garde, qui était au delà de Philippeville, fut surprise et dispersée par les Autrichiens, 342.

Laidet (Jean-Joseph-Mitre, abbé de), prévôt de la cathédrale et grand-vicaire de Sisteron (1739-1816), était fils de Jean-Joseph, lieutenant-criminel de la sénéchaussée, et de Marie-Laure Besnier d'Astier, sœur de la supérieure des Ursulines de Sisteron. Pendant la Révolution, l'évêque ayant émigré, il administra le diocèse, 191, 194. 195. 217, 245.

Lamballe (princesse de). — Après la mort de son mari, elle passa une année entière à l'abbaye royale de Saint-Antoine ; et sa protection resta, dans la suite, acquise à cette maison. Lorsqu'elle eut été massacrée, on vint présenter sa tête à l'abbesse (Hipp. Bonnardot, L'abbaye royale de St.-A., 1882, p. 78 ; Peltier, Dernier tableau de Paris, 2 vol., Londres, 1792, t. II, p. 211 et 307 ; et L. à /), 148, 323.

Lambert (Henri-Joseph, marquis de), né en 1738, colonel, en 1768, du régiment de Royal-Berri et brigadier de cavalerie ; maréchal de camp en 1780 ; était le petit-fils de la marquise de Lambert dont la mort, en 1733, avait mis en deuil le monde des écrivains. Il émigra en 1791 et fut accueilli avec une faveur marquée par Catherine IL (V. W alisyewski, h roman d'une impératrice 1894, p. 502. Il servit jusqu'à sa mort (1808) dans l'armée russe, 26, 49.

Lameth (M. et MmeCh. de). — V. supra Aiguillon, 366, 382.

Lancefoudras (marquis de), 98.

Lan juin aïs (1753-1827), membre de la Constituante et de la

Convention. Ce fut dans la séance du 6 novembre 1789 qu'il fit adopter la motion, dirigée contre Mirabeau, qui excluait du ministère les membres de l'Assemblée {Moniteur, réimp., t. II, p. 153), 322. 323.

Lanséguë (Jean-Jacques-Gaston de Bardy, marquis de), fils d'un président à mortier et de Catherine de Campistron, conseiller au parlement de Toulouse du 6 juillet 1766. — Sur son attitude lors de la dispersion de cette compagnie, en 1771, V. Dubédat, Hist. du parlement de Toulouse, 2 vol., 1885, t. II, p. 613-614. Il donna sa démission peu de temps après, et mourut en 1778- Nous avons retrouvé la plupart de ses papiers personnels aux Archives départementales de Seine-et-Oise {Fonds Neuville^ E. 2642), en même temps que nombre de lettres de M. et Mme de Cabris à la marquise de Mirabeau, 148, 149. 157, 158, 163.

La Rochejacqueleix (Henri de), né en 1773, tué au combat de Xoaillé, près de Chollet, le 4 mars 1794, 354, 358.

La Tour (des Gallois de), intendant de Provence et premier président du parlement d'Aix (1715-1802). — V. C. de M. — Il . tenait son fils cadet enfermé sous lettre de cachet, à Saint- Lazare d'abord, puis à la Bastille, de 1778 à 1781, enfin à Charenton (B. M. mss. fr. 14059, Livre de sortie des prisonniers de la Bastille de 1771 à 1782 ; La Bastille dévoilée, 2 vol., 1789, t. II, p. 17, 75 et 85 ; Funck-Brentano, Lettres de cacheta Paris, 1909, n° 5078, p. 402), 104, 175-179, 182. 184. 187, 191-193, 200, 203. 214, 216. 248.

La Tour-Boulieu (Jeanne-Louise de), fille de François-Guil. de Meugnier, seigneur de Boulieu et de la Tour, et de Marie- Antoinette de Livenne de Rioux (mariés en 1750). Elle avait hérité de son père « la maison-forte de la Balme » en Dauphiné. Mlle de la T.-B. était morte avant 1784. V. infra Sàint- Orexs, 114-116, 118, 122, 373.

La Tour-Roumoules (Mme de). — Jeanne-Alexandre de Grasse, sœur de la baronne de Villeneuve-Mouans, avait épousé en 1757 Jean-Louis de la Tour-Esparron, seigneur de Tourtour et de Roumoules. Celui-ci, qui était l'oncle de M. de Briançon, descendait d'une branche, établie en Provence, de l'illustre maison de la Tour, de Xaples, 87. 89.

Lauzun (Armand-Louis de Gontaut, duc de), depuis duc de Biron (1747-1793). — V. L. à /., 54.

La Vrillière (Louis Phélypeaux, comte de Saint-Florentinpuis duc de) (1705-1777). V. L. à J. et C. de M.. 68, 81. 83,

Le Noir (Jean-Ch. -Pierre), lieutenant-général de police de 1774

Le Seurre (Pierre), consul général de France à Nice de 1778 à 1793. (V. C. de M. ; et Louis Durante, Hist. de Nice, 3 vol., 1824, t. III, p. 228-232), 329.

Limaye (M. et Mme de). — Joseph-Paul-Ignace-Pie de Corioiis, marquis de Limaye, avait épousé en 1769 Marie-Thérèse-Delphine-Flavie de Villardv de Quinson. — V. C. de M., 55, 87, 195-197. 199, 200, 203-206, 214, 216-219, 226, 230, 237-240, 242, 267, 268, 277, 300.

Linguet, avocat et pamphlétaire (1736-1794). Son différend avec le maréchal de Duras au sujet de l'affaire du comte des Grées, le fit mettre à la Bastille le 27 septembre 1780, 209, 224, 227.

Locke, 53.

Loizerolles (Jean-Simon Aved de), lieutenant-général du bailliage de l'artillerie à l'Arsenal, avocat au parlement de Paris depuis 1754, était le fils d'Aved, peintre du roi, qui fut l'habile portraitiste du marquis et du bailli de Mirabeau. Il avait épousé en 1765 Elisabeth Marteau, qui fut enfermée sous le nom d' Alexandrine dans la maison de discipline de Mlle Douai, à Paris, où Sophie de Monnier, conduite elle-même, la connut (Cottin, Sophie de Monnier et Mirabeau, 1905, p. 61-92 ; Nouvelle revue rétrospective, t. XIX, 1903, p. 21, 122, 141 à 145). Elle fut mise ensuite au couvent des Dames de Saint-Michel. Aved de Loizerolles, enfermé pendant la Terreur à Saint-Lazare avec sa femme et l'un de ses fils, mourut sur l'échafaud le 8 thermidor an II, par un acte de dévouement paternel qui a été célébré souvent (V. La mort de Loizerolles ou le triomphe de V amour paternel, poème par F.-S. de Loizerolles, Paris, 1813), 207, 210,211, 213, 214.

Lombard-Gourdon. — Jean-Paul de Lombard, marquis de Gourdon, était d'une famille de parlementaires qui avait occupé pendant plusieurs générations, et finalement cédé à M. Fanton d'Andon, la charge de lieutenant-général de la sénéchaussée de Grasse. Il avait épousé le 9 février 1749 Thérèse-Françoise de Clapiers-Cabris qui mourut subitement le 23 février 1754, en même temps que son second fils, né l'avant-veille. Ce double décès parut suspect et donna lieu à une enquête. Deux autres enfants étaient nés de cette union : une fille, Christine, qui ne se maria point, et un fils, Jean-Paul, qui fut capitaine au régiment de Lorraine-cavalerie. Celui-ci, du même âge que sa jeune tante Louise de Mirabeau, passait pour avoir été l'objet de sa première

faiblesse. Le marquis de L.-G., demeuré à Grasse pendant la Terreur, ne fut pas inquiété ; mais sa fille fut enfermée pendant quelques jours comme suspecte. Son fils qui avait émigré, mais qui revint et vécut à Grasse après la mort de son père, était poète, amateur d'art et avait rassemblé de belles collections. Il fut maire de Grasse entre 1813 et 1815. (Artefeuil, Hist. héroïque et univ. de la nobl. de Provence, Avignon, 2 vol, 1757- 1759. t. II, p. 81 et s. ; Robert Reboul, Biogr. et Bibliogr. de Varr. de Grasse, p. 146 ; P. Sénéquier, Grasse, notes, etc., p. 41, 129 et s., 251, 357, et La Terreur à Grasse, p. 33, 198 s. ; Latil, Hist. civ. et rel. de Grasse, p. 54 et 83). Passim.

Louis XVI, 1, 254, 299, 325, 338. 342. 349, 352, 392.

Louis XVIII. — V. infra Monsieur, 364. 367.

Loyseau de Mauléox (Alex.- Jérôme), inscrit en 1751 au tableau des avocats (1728-1771), 209.

Lucas de Montigny, fils adoptif et premier historien de Mirabeau. V. L. à J. et C. de M., X, 412.

Maçon (chevalier de), gendarme réformé de la maison du roi (V. Souvenirs de Mirabeau tracés de sa main, imprimés à la suite de la Corr. de Vincennes, t. IV, p. 432 ; et G. Leloir, Mirabeau à Pontarlier, Pontarlier, 1886, p. 22), 134.

Madame, fille du roi de Sardaigne, mariée en 1771 au comte de Provence, 307.

Maintenon (Françoise d'Aubigné, marquise de). 398.

Malesherbes (Chrét.-Guill. de Lamoignon de), ministre de la maison du roi avec le département de Paris, de 1775 à 1776. — V. L. à J. et C. de M, 98, 99, 102. 110, 111. 119.

Malmont (Mlle de). — Sœur du lieutenant de roi en la citadelle de l'île de Ré au temps où Mirabeau y était détenu (V. Morrow Fling, Mirabeau and the french Révolution, t. Ier (seul paru), 1908, New-York et Londres, p. 202), 57,

Manucki (Antonia), 369, 373.

Marat (1744-1793), 352, 372.

Marie-Antoinette, reine de France (1755-1793). V. L. à J. 295, 323, 356.

Marignane (L.-A.-Emm. de Covet, marquis de), beau-père de Mirabeau. — La marquise de Marignane, sa femme, n'émigra pas ; mais elle fit à Aix, le 28 février 1794. une déclaration de divorce. — V. C. de M., 55, 66 67. 110. 278. 318, 328, 339, 382.

Massé, directeur d'une maison de santé à la Villette, transférée ensuite à Montrouge, 269, 282, 285-287.

Massbna (André), maréchal de France, prince d'Essling et duc de Rivoli, occupa Vérone le 3 juin 1796, 358, 367.

Màupeou, chancelier de France en 1768. V. C. de M ., 68. 148

Mairepas (comte de), ministre de Louis XV, de 1715 à 1749, et de Louis XVI, de 1774 à sa mort. V. L. à J. et C. de M., 69, 159, 160, 168, 171, 178, 188, 205, 240.

Maury (Jean Siffrein, abbé), membre de la Constituante. En 1792, Pie VI le fit archevêque de Xicée, puis cardinal le 21 février 1794. V. sur son caractère et sur son rôle, particulièrement en Italie, Mémoires de Marmontel, t. III et IV ; Xorvins, Mémorial, 3 vol., 1896, t. Ier, p. 201-203 ; Michelet, Hist. de la Révol. franc., 1889, 5 vol. t. IV, p. 169 et 173, 322, 326, 347, 349.

Mazouillet (Sophie), 369.

Menou (Marie-Joseph de), quatrième fils du marquis de Menou, était en 1786 capitaine au régiment de Rohan-Soubise. Il fut depuis lieutenant-colonel du régiment de Touraine en 1791 et mourut le 6 octobre 1792 à Huningue. Il était le frère aîné du célèbre général Jacques Menou (B. N. mss. Chérin, 134, Preuves de Vhistoire de la maison de Menou, Paris, 1852, p. 92), 280.

Merlin dit de Douai (1754-1838), conventionnel, ministre de la justice, directeur. — Sous le Consulat etl'Empire, il fut procureur générale la Cour de Cassation et conseiller d'Etat, 407, 411.

Mesdames (Madame Adélaïde et Madame Victoire), les dernières survivantes des six filles de Louis XV. Sur leur rôle en émigration, à Rome, v. Michelet, Révol. franc., t. IV, p. 169, 346.

Michelet, 208.

Mirabeau (les). — Voir la notice développée au Dictionnaire de la comtesse de Mirabeau, où il n'est nécessaire que d'indiquer l'erratum suivant. La sœur aînée de Mme de Cabris, Marie, religieuse dominicaine à Montargis, mourut au château du Saillant à la fin de 1808 ou dans les premiers jours de 1909, et non en 1801 ou 1802 comme il a été imprimé. Passim.

Miromesml (Armand-Thomas Hue de), garde des sceaux de 1774 à 1787. — V. L. à J., 205, 267.

Monnieb (marquis et marquise de). — Voiries notices développées aux Dictionnaires des Lettres à Julie et de la Comtesse de Mirabeau. Passim.

Monsieur, comte de Provence (1755-1824). — Sorti de France

en 1791, il se proclama régent de France après la mort du roi, et le dauphin étant mort à son tour, il se déclara roi. En juin 1795, il tenait sa petite cour à Vérone, mais quitta cette ville en juin 1796, à l'approche des Français 307, 322. 338. 354,

Moxtargis (couvent de), monastère de Dames dominicaines fondé en 1217. 12. 14, 17. 39. 47. 394.

Moxtboissier (le comte de), (1712-1797) lieutenant-général et chevalier des ordres du roi. parent de la marquise de Mirabeau. V. L. à J., 223. 264

Moxtchevrev (comte de), 111.

Montesquieu. 185.

Morangiès (Jean-François-Ch. de Molette, comte de), maréchal de camp. Sur ses derniers procès scandaleux, v. Bachaumont, Mém. secrets, du 9 juin 1785 au 30 septembre 1787. (Voir aussi B. N. impr. 4° Fm. 22507). 293. 294.

Morel (François), originaire de Corgémont, dans le val de Saint- Imier. lia laissé sur ses relations d'affaires et d'amitié avec Mme de Cabris un Précis manuscrit auquel nous avons fait de nombreux emprunts. Il épousa en prairial an IX Louise de Verneuil (voir infra, Verxeuil), filleule de Mme de Cabris, qui lui donna une fille et un fils, lequel, né en 1810, a vécu jusqu'en 1859. Morel établi à Pertuis en Provence, y occupait des charges municipales au temps de la Restauration. Ce fut lui qui céda, en 1815, à Lucas de Montigny. le château de Mirabeau, tombé en ruines, 386. 387. 392-395. 400. 405.

Mouchy (maréchal de). — Philippe, comte de Noailles (171 5- 1794), fut fait maréchal de France en même temps que son frère aîné et se fit appeler dès lors le maréchal de Mouchy. V. Là/., 223.

Mougixs-Roquefort (Jean-Joseph de), maire et premier consul de Grasse, député du Tiers aux. Etats-Généraux pour la sénéchaussée de Draguignan, plus tard président du tribunal de Grasse (1742-1822). Sur son intervention en faveur des habitants de Cabris, v. Moniteur, réimpr., t. V, p. 332, séance du 7 août 1790), 32 7. 401.

Muraire (Honoré), (1750-1837). maire de Draguignan en 1785. membre de la Législative et du Conseil des Anciens, proscrit après Fructidor, fut élu en 1800, par le département du Var, membre du tribunal de Cassation. Il présida la chambre des requêtes et devint en 1805 premier président de la cour de Cassation réorganisée. Remplacé en 1814 par de Sèze. Sa femme

mourut en 1823 à Paris. Une de leurs filles avait épousé Elie, depuis duc Decazes (Révérend, Armoriai du premier Empire, t. III, p. 301 ; Pierre Clément, Etudes financières et d'économie sociale, 1859, p. 203-249 ; et Fournier-Verneuil, Curiosités et indiscrétions, 1824, p. 97 et s.), 408, 411.

Muron, inspecteur de la police de Paris. Chargé en 1776 de poursuivre le comte de Mirabeau fugitif, il fournit au marquis de Mirabeau une série de rapports, dont plusieurs sont encore inédits, et auxquels nous avons fait beaucoup d'emprunts, la véracité nous en étant démontrée par tous les autres documents entre nos mains, 120, 132-136, 138, 143, 150.

Nachon, voiturier de Ferney. En juillet 1798, « soupçonné de loger des étrangers sans passeports et de leur faciliter Jes moyens de passer plus loin », il fut inquiété par la municipalité de Genève. (V. La municipalité de Genève pendant la domination française par Edouard Chapuisat, t. I, p. 72), 372, 373.

Naples (reine de). — Marie-Julie Clary (1777-1845), fille d'un négociant de Marseille, femme de Joseph Bonaparte, reine de Naples de 1806 à 1808. Sa sœur, qui avait épousé Bernadotte, devint reine de Suède, 405.

Napoléon. — Pendant la campagne d'Italie, Bonaparte vint en juin 1796 à Florence. Il y fut reçu avec honneur par le grand-duc de Toscane qui, dès l'année précédente, avait signé un traité de paix avec la France (le Rédacteur, du 11 messidor an IV). Peu de temps après, un blessé français étant venu à mourir à Florence dans des conditions mystérieuses, le bruit courut que c'était « Buonaparte » (le marquis de Clapiers au comte d'Hésèque, 8 août 1794). — Après Austerlitz, l'empereur fit un séjour prolongé à Schœnbrunn ; il ne rentra à Paris que le 27 janvier 1806 [Moniteur Universel, 1806, p. 109), 403, 405.

Navailles (famille et comte de). — Les membres de cette maison très ancienne du Béarn, non contents de se prétendre rattachés aux premières familles souveraines de leur province et de remonter avec elles jusqu'à Caribert, roi d'Aquitaine, se disaient aussi les parents, et peut-être même les aînés, des descendants de Hugues Capet. Du moins est-il certain qu'ils tenaient aux antiques maisons de Foix et d'Albret. En particulier, la branche des Navailles-Labatut, qui descendaient d'Agnès de Foix, pouvait se glorifier d'alliances authentiques avec la maison de Habsbourg en Autriche et, en France, avec la maison de Bourbon (B. N. mss. Pièces or., 2093 ; Dossiers bleus, 642 ; Cab. d'Hozier, 253 ; Nouv. oVHozier, 251 ; Chérin, 146 ; Pages de la

petite écurie, vol. 292. — Pierre de Marea, Hist. du Béarn, 1640 ; Dom Vaissette, Hist. générale du Languedoc, 1885, t. IX, col. 1015. Revue de la noblesse, 1843, t. III, etc.). — Anne-François-Paul-Elisabeth de Navailles-Labatut, né le 28 janvier 1759, qui épousa Pauline de Cabris, était le fils aîné de Paul- Marie, baron de Navailles, et de Marie de Taules. De son mariage naquirent trois fils : a) Paul-Edouard, né en Béarn en 1789, qui a continué la race. Il fut capitaine de frégate ; b) Victor- Amédée-Boniface, né à Nice en avril 1792. Il était en 1812, capitaine de hussards et aide de camp du maréchal Suchet, lorsqu'il fut tué en Espagne ; c) Agathocle, né en 1802. Passim.

Navarre (Marie-Gabrielle Hénin de), actrice, maîtresse du maréchal de Saxe, fut épousée en 1747 par le chevalier de Mirabeau (le comte Louis-Alexandre), et mourut peu après de suites de couches (Marmontel, Mémoires, t. Ier, p. 264 ; A. Joly, MUe Navarre, comtesse de Mirabeau, Caen, 1880), 10.

Necker (1734-1804). — Il passa presque tout le temps de la Révolution au château de Coppet et ne s'en éloigna même pas quand les Français vinrent en Suisse. Cependant, il était porté sur la liste des émigrés ; mais sa fille l'en fit bientôt rayer (Mme de Staël, Consid. sur la Rév. franc., 3 vol., 1818, t. II, ch. XXVIII ; Barras, Mémoires, t. III, p. 125 ; Mém. a" Outre-tombe, t. IV liv. XI), 371, 372.

Nelson (Horace), vainqueur à Trafalgar, le 21 octobre 1805, de la flotte de l'amiral Villeneuve ; mais il fut tué au combat, 405.

Neuville (la dame Ringard, veuve), marchande brodeuse en or « de MM. les maréchaux de France », logeait à Paris, rue de Cléry, petit hôtel Lubert (Arch. départ, de Seine-et-Oise, fonds Neuville, E. 2642), 157.

Nivernois (L.-J.-B. Mazarini-Mancini, duc de) (1716-1798), (V. L. à J., et L. de Loménie, La comtesse de Rochefort et ses amis, 1870), 69, 188.

Noailles (les). — Ils étaient apparentés à la marquise de Mirabeau par l'effet du mariage, en 1561, de Jehan de Ferrières- Saulvebœuf, cinquième aïeul de celle-ci, avec Marie de Noailles. — Y. L. à J. — Louis de Noailles (1713-1793), dont un mot ironique sur son amitié pour le marquis de Mirabeau est rapporté dans notre récit, fut fait maréchal de France en 1775, 119, 204,223,230, 264.

Old Bailey . — Voir Mirabeau à Londres devant le juge d'Old Bailey dans le Temps, n° du 24 février 1914, 276.

Orello (Jean), architecte à Grasse, originaire de Milan. Sur sa complicité dans l'affaire des placards, v. Requête démonst. pour messire François de Pontevès-Bargème, etc., 76-80.

Orléans (duchesse d'), née en 1753, mariée en 1769 au duc de Chartres, depuis duc d'Orléans, morte en 1821, 307.

Orsay (Pierre-Gaspard-Marie Grimod, comte d'), né le 14 décembre 1748, fils posthume de Grimod-Dufort (Dufort de Chevemy, Mémoires, t. Ier, p. 164 et 215), fut remarqué pour sa fortune colossale, pour sa seigneurie de Xogent-le-Rotrou, pour sa belle terre d'Orsay, près Paris. On regardait aussi son hôtel de la rue de Varennes comme « une des merveilles de la capitale » (Bach., Mém. sec., 2 juin 1785). Il épousa en premières noces une princesse de Croy, en deuxièmes, une princesse de Hohenlohe, et mourut à Vienne, en émigration. Son fils unique, né du premier lit, a laissé lui-même un fils (1801-1852) qui a été un prince du dandysme et qui mourut surintendant des Beaux- Arts, 18. 402.

Ossun (les d'). — I. Pierre-Paul, marquis d'O. (1713-1788), fut ambassadeur à Naples, puis en Espagne. Rappelé en 1777, il entra au Conseil et devint ministre d'Etat. — II. Pierre-Ch.- Hyacinthe, comte d'O. (1750-1791), son fils, avait épousé en 1766 Geneviève-Pauline de Gramont qui signa au contrat de mariage de Pauline de C. Elle mourut sur l'échafaud le 8 thermidor an II, 267,305, 307.

Pailly (Marie de Malvieux, dame de). — V. L. à J. et C. de M.; L. de Loménie, La comtesse de Rochefort et ses amis, 1870. Passim.

Pan chaud, banquier de la Cour, d'origine suisse, mort en 1790, 276.

Paxzutti (la comtesse). — V. supra Felice, 396.

Paoli (Pascal), héros de l'indépendance corse (1726-1807). En 1793, il fit appel aux Anglais qui occupèrent l'île ; mais ils en furent chassés trois ans plus tard, 357.

Pascalis (Ant. -André-Claude, général), né à Barcelonnette en 1755, était adjudant-général depuis 1796 (V. Journal de voyage du général Desaix, 1907, p. 55). Pendant toute la durée de l'Empire, il fut attaché, avec le même grade, à la 8e division militaire (Marseille) et commandait à Digne. En 1814, il reçut la croix de Saint-Louis des mains de Monsieur, comte d'Artois, {Moniteur unw., 1814, p. 1241) et fut mis peu de temps après à la retraite. Le ministre duc de Feltre le notait ainsi : « Aime ses aises, homme de lettres, n'est pas militaire. » Il a composé des pièces de théâtre et des poésies dont plusieurs ont été insé-

récs dans les recueils des Académies d'Aix et e Marseille dont il était membre. Mort en 1833, 388. 389. 393, 398.

Pascalis (Jean-Josepli-Pierre), avocat à Aix dès 1751, puis assesseur d'Aix et procureur du pavs de Provence. Sur sa vie et sa mort, v. C. de M., V. 173, 175, 179-181. 183, 199. 206. 209,318, 329.

Pasquier (le chancelier), vécut de 1767 à 1862. Ses mémoires ont été publiés en 1893 sous le titre d'Histoire de mon temps, 6 vol, 390.

Pichegru (général). — Il prit en 1793, après Hoche, le commandement des armées de la Moselle et du Rhin, puis fut mis à la tête de celle du Nord, reconquit la Belgique et occupa même la Hollande au début de 1795, 358.

Pierre-Buffière (M. de). — Ce nom que le marquis de Mirabeau avait imposé à son fils aîné avant 1770 était celui de la première baronnie du Limousin, qui appartenait à la belle-mère du marquis, Mme de Vassan, 26, 45, 47,48,50, 57.

Piet-Duplessis (Gabriel), était inscrit au tableau des avocats de Paris depuis 1729. Le marquis de Mirabeau, qu'il avait cruellement mordu, ne l'appelait pas sans raison « un de ces vieux hargneux, estimés des jansénistes ». Piet-Duplessis, dans le procès de Mme de Saint-Vincens où il fut consulté, s'attaqua de même à la personne du puissant maréchal de Richelieu, qui menaçait de le percer de son épée, 213, 214.

Plaxargia (D. Gavino Pagliaccio, marquis da), major-général des armées du roi de Sardaigne, était commandant de la ville de Nice depuis le 10 février 1787 (Louis Durante, Hist. de Nice, t. III, p. 216, n. 1), 331.

Poisson (M. et Mme). — V. C. de M. — Louis-Ange Poisson de la Chabeaussière (1710-1795) avait épousé Marie-Madeleine- Elisabeth Massabiou de la Fargue. Leur fille aînée, Catherine, était née le 11 juin 1747. Leur fils eut un certain renom comme littérateur (Viton de Saint-Allais, t. II, p. 109, s.), 7, 8, 10, 13,14.

Poligxac (Gabrielle-Yolande-Claude-Martine de Polastron, duchesse de), vécut de 1749 à 1793. — V. L. à J., 308.

Pompadour (marquise de). — V. C. de M., 5.

Po.mpigxax (J.-J. Lefranc, marquis de), était l'ami de jeunesse du marquis de Mirabeau. Il avait épousé en deuxièmes noces la veuve de Grimod-Dufort, dont il eut un fils, 18, 199.

Pontevès (les). — Les Pontevès-Bargème et les Pontevès-Gien

étaient deux branches d'une même famille. La première s'était divisée elle-même, vers le milieu du xvne siècle, en deux rameaux (B. N. mss. Pièces orig., 2335 ; Carrés oVHozier, 505 ; Chérin, 160 ; Ecoles militaires, t. XXXIX et XL) : I. François- Pierre, marquis de Pontevès-Castellane (1747-1781), laissa deux fils : a) Jules-César (1770-1811) ; b) François-Joseph-Alex. (1771- 1835), qui, pendant la Révolution et l'émigration, vécut auprès de Mme de Cabris, comme son « neveu et pupille ». Ces deux jeunes gens, nés hors mariage, n'avaient été légitimés qu'en 1772, par une union tardive que la famille regarda comme une mésalliance. Ils étaient mal vus de leurs oncles paternels et surtout du comte de Pontevès qui jouissait d'un certain crédit auprès du régent, à la petite cour de Vérone. — II. François de Pontevès-Bargème, l'auteur de la Requête démonstrative ou plainte en diffamation publiée en 1775 contre le marquis de Cabris à l'occasion de l'affaire des placards, avait trois fils : a) Jacques, dont les fils ont fondé les deux lignées des ducs et des comtes de Sabran-Pontévès ; b) Amable, né en 1739, chanoine comte de Saint-Victor, aumônier de Madame Adélaïde, particulièrement bafoué dans les Vers à V honneur des Dames de Grasse; c) Melchior-Alexandre, aumônier du roi avant la Révolution, et qui le redevint après, de 1815 à 1830. Emigré à Livourne, il v tenait un commerce d'épicerie, 80 81, 320, 321, 328, 334, 342, 350, 362, 366, 395.

Ponthion (le père), gardien des Observantins de Manosque, apparenté aux Mirabeau par les Castellane. Le couvent dont il était supérieur était à la fois une maison d'éducation (les fils du marquis de Clapiers Mon Bon y furent élevés), un asile d'aliénés et une maison de force et de correction ! A l'âge de soixantequinze ans, presque aveugle, ce digne religieux fut, au cours d'un mouvement populaire, à Manosque, pendu à un amandier (4-5 août 1792). (Lautard, Esquisses hist. sur Marseille de 1789 à 1815, 2 vol. 1814, t. Ier p. 153 ; Apollinaire de Valence, Etudes francise, sur la Révol. dans les Basses-Alpes, Digne, 1899, p. 12 ; M. J. Maurel, Le Brigandage dans les Basses-Alpes, Marseille, 1899, p. 62-63, et Hist. rel. du dép. des Basses-Alpes pendant la Révol, p. 217-219 et 479), 223.

Popincourt (couvent de). — Maison des Annonciades du Saint- Esprit, sise rue de Popincourt, près la rue du Chemin-Vert. Elle menaçait ruine quand Mme de Cabris y entra en 1777, et dut être évacuée le mardi 28 mai 1782. (V. notamment Journal d'un bourgeois de Popincourt, publié par MM. Vial et Capon dans la Corr. hist. et archéol., 1902, p. 3, 136, 162 et 176 ; et Journal

de Gautier, organiste de Saint-Denis, B. X. mss. fr 11687 p. 49), 157, 163.

Portalis (J.-Et.-M.), avocat à Aix, membre du Conseil des Anciens, proscrit après Fructidor, ministre des Cultes sous l'Empire (1746-1807). V. C de M., V, 173, 183, 184, 199, 206 318, 381, 388.

Poye (Jean), dit Saint-Jean, 82. 108, 118, 120, 132, 135 138, 144.

Prunières (François d'Etienne de Saint-Jean de), né en 1718, éyêque de Grasse en 1752. En 1790, il protesta contre la suppression de son siège et émigra. Il vécut assez misérablement en Italie. Mort à Marseille le 12 mars 1799. (P. Sénéquier, Grasse, notes... ; F. Laugier, Le schisme constitutionnel et la persécution du clergé dans le Var, Draguignan, 1897 ; Latil, Hist. civ. et relig. de Grasse), 74, 267.

Raucourt (Françoise-Marie-Antoinette Saucerotte, dite) vécut de 1756 à 1815 (H. Houssaye, 1815, t. Ier p. 41 ; Jean de Reuilly, la Raucourt et ses amies, 1909, et L. àJ.), 117, 324.

Raybaud (Honoré). — V. Requête démonstrative pour messire F. de Pontevès-Bargème, etc., Grasse, 1775, 76-78.

Real (P.-F.), accusateur public près le tribunal du 10 août (1792), emprisonné au Luxembourg avec les dantonistes, était, au temps du Directoire, défenseur officieux et directeur du Journal des Patriotes de 17 89. Sous le Consulat, il devint conseiller d'Etat et l'un des principaux chefs de la police. Préfet de police pendant les Cent-Jours, il fut ensuite exilé, de 1815 à 1818. (1765- 1834), 388, 391.

Récamier (Mme). — Sur sa jeunesse et son séjour au couvent de la Déserte à Lyon, v. Mém. d'outre-tombe, t. IV, p. 374 et s. ; Herriot, Mme Récamier et ses amis, 1904, 2 vol. t. Ier, p. 4-6, 108.'

Regxard, 36.

Reçusse (Ch.-André-Benoit-Fr.-Xavier Grimaldi, marquis de), fils d'un président à mortier au parlement de Provence (B. X.' mss. Nouv. d'Hozier, 165 ; et Montgrand, Liste des gentilshommes etc., p. 39), 345.

Remigxy (Félicité de), née vers 1730, religieuse dominicaine à

Montargis. — V. C. de M., 17, 19, 23, 25. Renaud (Mme), 374.

Retz (cardinal de), 163.

Richelieu (Louis-Fr.-Armand de Vignerot du Plessis, maréchal duc de), 213.

Robespierre (Maximilien) (1759-1794), 352, 364, 380.

Robien (Marie-Louise-Jacquette de), née à Rennes le 19 octobre 1756, fille unique de Pierre-Dymas (mort en 1784) et d'Adélaïde-Jeanne-Claudine Le Prestre de Chateaugiron. D'abord chanoinesse-comtesse de Largentière en Lyonnais, elle épousa le vicomte Boniface de Mirabeau en juillet 1788 (B. N. mss. Cab. d'Hozier, 292 ; Carrés d' H ozier, 542; Nouv. oVHozier, 286 ; Chérin, 173, etc.; et Lettres inédites de VAmi des Hommes (1787- 1789), publiées par le Correspondant, n0s des 25 janvier 1913 et s.), Passim.

Robinet, premier commis du ministre Amelot. Pour les anecdotes le concernant, v. not. Marquis du Gast de Bois Saint- Just, Paris, Versailles et les provinces au XVIIIe siècle, 3 vol., 1817, t. II, p. 146 ; et L. à J ., 170, 171, 191, 192, 240, 246, 248.

Rochambeau (J.-B. Donatien de Vimeur, comte de), fut nommé maréchal de France en 1791 et chargé de commander l'armée du Nord. Le 28 avril 1792, une de ses colonnes marchant sur Tournai se débanda et prit la fuite après avoir massacré Dillon. Il donna alors sa démission (1725-1807). V. L. àJ., 341° 342.

Rochefort (Marie-Thérèse de Brancas, comtesse de), mariée en 1736 au comte de Rochefort et, en secondes noces, en 1782, au duc de Nivernois (1715-1782). V. C. de M., et Loménie, La comtesse de Rochefort et ses amis, 1870, 69, 82.

Rohan (les). — I. Louis-Marie-Bretagne-Dominique de Rohan- Chabot, duc de Rohan (1710-1791), avait hérité de sa mère, fille du dernier duc de Roquelaure, le fief de Roquelaure qu'il vendit le 6 août 1752 au marquis de Mirabeau, et que celui-ci revendit au roi, en 1761, pour l'établissement d'un haras. — II. En 1785, tous les Rohan se concertèrent pour solliciter en faveur du cardinal, impliqué dans l'affaire du collier (V. Bachaumont, Mém. secrets, 1er juin 1786), 4, 409.

Roland (Mme), I.

Rolland (Armandine). — Mes souvenirs sur Mirabeau, par Mme A.-R., n'ont été publiés qu'en 1869. (V. sur Mme de Cabris, p. 110 et s.), 323.

Rongelime, surnom de Mme de Cabris, emprunté aux fabliaux dont le marquis de Mirabeau était grand liseur. Passim.

Roquefort (Ch.-Borromée, marquis de Roquefort-Marqueins). — ■ Il avait trente-sept ans quand on voulait lui faire épouser Louise de Mirabeau, qui n'en avait que quinze. — En 1789, il présida l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Castel-

naudary (de la Roque, Catal. des gentilshommes du Languedoc, etc., 1861, p. 10 et s.), 21.

Roquelaure (fief de). — V. supra Rouan, 4.

Rousseau (J.-J.), 3. 113. 178, 199. 393.

Ruffey (les), père et mère de Sophie de Monnier. — Leur fille Victoire, chanoinesse de Salles, dont il est question au récit, est morte à Dijon en 1796. — V. L. à J. et C. de M., 111, 116. 118, 134, 142, 146, 152.

Saillant (marquis et marquise du), gendre et fille du marquis de Mirabeau. — Leur fils unique, Jean-Ch.-Annet-Victorin, comte du Saillant, né en 1768, fut le légataire universel de Mirabeau. V. L. à J. et C. de M. Passim.

Saint-Antoine (couvent de). — L'abbaye royale de Saint-Antoine, fondée en 1198, était située chaussée Saint-Antoine, au delà de la Bastille. Fermée en 1790, ses bâtiments ont été, en 1795, transformés en hôpital (Bonnardot, U Abbaye royale de Saint- Antoine-des-Champs, de V ordre de Citeaux, 1882). Sur la dernière abbesse (de 1760 à 1790), Gabrielle-Charlotte de Beauvau-Craon, sœur du prince de Beauvau, v. Mémoires de la ?nar grave d'Anspach^ràd. Parisot, 1826,2 vol., t. Ier,p. 86, 148,

Saint-Cézaire (les de). — François de Gresp, seigneur de Saint- Cézaire, avait épousé en 1731 une sœur du comte de Grasse, chef d'escadre. Leur fils aîné, Antoine, qui avait épousé la plus jeune sœur du marquis de Cabris, était capitaine de vaisseau. Il fut tué à son bord, dans le combat du 12 avril 1782, aux Antilles, où le comte de Grasse, son oncle, qui commandait, fut battu et fait prisonnier. V. C. de M. Passim.

Saint-Germain (comte de), ministre de la Guerre entre 1775 et 1777 (1707-1778). — V. C. de M. 99.

Saint-Michel (couvent des Dames de), situé rue des Postes depuis 1724 (V. Les Dames de Saint-Michel, par Lucien Lambeau, séance de la Commission du Vieux Paris du 12 avril 1906), 158, 177,247,

Saint-Orens (Louis-Jean-Henri, marquis de), chevalier de Saint- Louis, ancien capitaine, épousa à Saintes en septembre 1768 Marie-Cécile-Agathe de la Tour-Boulieu (B. X. mss. Chérin, 184). Sur les relations de Mme de Saint-Orens et de Mirabeau, v. Revue Bleue du 20 novembre 1909, p. 642, Lettres à YeU Lie, 115.

Satnt-Paul fP.-Paul de), premier commis au ministère de la

Guerre, mort sur l'échafaud le 23 ventôse an II (Wallon, Trib. rév., t. II, p. 520), 267.

Saint-Vincens (Jules-François-Paul de Fauris, marquis de), marié en 1746 avec Julie de Villeneuve-Vence. V. C. de M., 125, 136, 147, 213, 258.

Saint-Vincent (P.-A. -Robert de), né en 1725, conseiller au parlement de Paris en 1748, fut l'exécuteur testamentaire du marquis de Mirabeau dont il était dès longtemps l'ami et le confident. Tout d'abord hostile à Mme de Cabris, il paraît l'avoir prise en estime après la mort de l'Ami des Hommes. Il émigra en 1792 et mourut à Brunswick le 29 décembre 1799, 213, 215, 289. 290, 300.

Santerre (Ant. -Joseph), fut enfermé un moment aux Carmes, au fort de la Terreur. On vint le délivrer dans la nuit qui suivit le 9 thermidor (Mém. sur les prisons, t. II, p. 133 ; et Robiquet Le personnel municipal de Paris pendant la Révolution, 1896 p. 129), 366.

Sartine (A.-R.-J.-G. -Gabriel de), lieutenant général de police de 1759 à 1774, ministre de la Marine de 1774 à 1780. V. L. à J., 150, 154, 234, 237, 254.

Saulvebœuf (les Ferrières-). — La branche aînée s'était éteinte vers 1736 en la personne de Pierre-François, frère de la marquise de Vassan et premier mari de la marquise de Mirabeau sa nièce. Le titre de marquis de Saulvebœuf passa alors à François de Ferrières, de la branche des comtes de Saulvebœuf, sénéchaux d'Auvergne. C'était le fils aîné de ce dernier, alors âgé de dixhuit ans, que les du Saillant songeaient à donner pour mari à Louise de Mirabeau. Ce jeune homme, François de Ferrières, marquis de Saulvebœuf en 1780, fut marié deux fois et n'a laissé que des filles (Huet et vicomte de Chabot, HisU généal. de la maison de Ferrières-Sauvebœuj, Abbeville, 1903, p. 150- 159), 21, 22, 25.

Saxe (Maurice, maréchal comte de). — Sur ses amours avec Mue Navarre, v. Supra, Navarre et Mém. de Marmontel,t. 1er, p. 237 et 262, 89.

Saxe-Teschen (prince de), né le 11 juillet 1738, fils du roi de Pologne Auguste III et oncle de Louis XVI, avait épousé en 1766 Marie-Christine- Joséphine d'Autriche, sœur de Marie- Antoinette. Sur leur présence aux plaidoiries du procès de Cabris, v. Bach. Mém. secr., 18 août 1786, 295.

Séguier (Ant.-Louis), avocat-général au parlement de Paris

de 1755 à 1790, membre de l'Académie française depuis 1757, 299.

Ségur (Louis-Philippe, comte de), (1753-1830) était le fils aîné du maréchal, ministre de la Guerre sous Louis XVI. Il avait été déjà ambassadeur auprès de la grande Catherine, lorsque Napoléon le fit grand-maître des cérémonies et, par un décret de 1803, le désigna en outre comme colonel du 3e régiment à former des gardes d'honneur, 406.

Servan (Ant.- Joseph-Michel), (1737-1807) avocat général au parlement de Grenoble de 1764 à 1772. Ses plaidoyers et discours, qui faisaient de lui un disciple et émule de Beccaria, lui valurent les applaudissements enthousiastes des philosophes (F. Hulst, yoticehist. sur Servan, Liège, 1843; M. Roë, Servan,, avocatgénéral au parlement de Grenoble, Lyon, 1847 ; J. Lavauden, Eloge de Servan, Grenoble, 1859), 199. 205, 209.

Seytres (Jean), procureur à Grasse, curateur du marquis de Cabris au temps de sa minorité. Lorsque Mme de Cabris poursuivait les « nominateurs » de la douairière, sa belle-mère, à la charge de curatrice, elle dirigeait en même temps contre Seytres, qui l'avait tour à tour servie et trahie, un procès qui durait encore sous l'Empire [Journal des Audiences, publié par Sirey, 1806, première partie, p. 480), 66, 81.

Sèze (Raymond, dit Romain de), (1748-1828), d'abord avocat à Bordeaux, vint à Paris avec le président du Paty, et y débuta brillamment en plaidant au Châtelet, puis devant la Tournelle. On connaît son rôle par la suite et comment, en 1793, il défendit Louis XVI devant la Convention. La Restauration le fit pair de France, premier président de la Cour de Cassation, et lui donna des lettres de noblesse. Il n'a pas laissé le souvenir d'un homme de commerce agréable. [Mém. d: Outre-tombe, t. IV, p. 166 ; Dr Poumiès de la Siboutie, Souvenirs d'un médecin de Paris, 1910, p. 41-44), V, 292, 294, 295.

Sieyès (l'abbé), constituant, conventionnel, directeur, fut l'un des consuls provisoires après Brumaire (1748-1836), 388.

SiMÉozs'(les). — Siméon père, très ancien avocat au parlement d'Aix, donna sa fille en mariage à Portalis. — Son fils, Joseph-Jérôme, après avoir eu comme lui des succès éclatants au barreau, fut membre du Conseil des Cinq-Cents, se vit proscrit après Fructidor, devint conseiller d'Etat sous le Consulat, puis comte de l'Empire, puis ministre et pair de France sous la Restauration, enfin premier président delà Cour desComptes (1749-1842), 173. 184. 199, 318, 381, 388.

Sire y ( J.-B.). — Après avoir été dans les ordres et vicaire-général, il avait épousé Joséphine de Lasteyrie du Saillant. Il fut un des cinquante avoués, dénommés ensuite avocats, qui furent attachés sous le Consulat au tribunal de Cassation ; il conserva cette charge jusqu'en 1836 (1762-1845), 404.

Sisteron (Ursulines de). — Ce monastère, dont les bâtiments et les jardins existent encore tels qu'au temps où Mme de Cabris y vécut, fut fermé au mois de septembre 1792 et les religieuses dispersées. L'une d'elles périt sur l'échafaud à Orange le 8 thermidor an II (Maurel, Hist. relig. du département des Basses- Alpes, etc., p. 497 et s. ; Bonnel, Les trois cent trente-deux victimes delà commission populaire d'Orange e/il794, t. II, p. 422). Passim.

Spinola (Vittorina Cassini, marquise) tenait par son mariage à l'une des plus illustres maisons de Gênes, d'où était sorti le marquis Spinola, ministre de la République auprès de la Cour de France, qui avait épousé en 1780, à Paris, la fille du maréchal de Lévis. Une sœur de celle-ci était femme du comte du Luc, dont la mère était née Castellane. De là, évidemment, les bons offices de la marquise Spinola pour Mme de Cabris, 347.

Staël (baronne de), I.

Sue (docteur), fils et neveu d'excellents chirurgiens, et chirurgien très réputé lui-même (1739-1816). Il fut le père d'Eugène Sue, 288.

Suffrex-Saint-Tropez (Louis- Jérôme de), était le frère aîné du célèbre marin, bailli de Sufïren. Evêque de Sisteron depuis 1764, et bienfaiteur de cette ville où il avait pris l'initiative d'un canal qui fut ouvert en 1777 et qui a doublé la richesse du pays. Evêque de Nevers en 1789. Il émigra en 1791 à Turin où il mourut (1722-1796). (V.de la Plane. Hist. de Sisteron, t. II, p. 336-369), 177.

Sully, ministre de Henri IV. Son arrière-petite-fille, née de Maximilien Alpin, duc de Béthune-Sully, épousa François Armand, comte de Caulaincourt, dont le comte d'Orsay fut l'arrièrepetit-fils par sa mère, 402.

Surbois (Roger de), inspecteur de police, 269-271.

Taine, 208.

Tallien (Mmc), née Thérèse Cabarrus, d'abord marquise de Fontenay en 1788, puis divorcée et remariée après Thermidor au conventionnel Tallien, dont elle divorça une seconde fois pour épouser en 1805 le prince de Caraman-Chimay (Ars. Houssaye, N.-D. de Thermidor, 1867 ; Turquan, La citoyenne Tallien, 1898), 366, 383.

DICTIONNAIRE-INDEX DES NOMS PROPRES 4o7

Target, inscrit dès 1752 au tableau des avocats, membre de l'Académie française en 1785, député aux Etats généraux en 1789. — V. L. à /., 209.

Thonon- (Mirabeau à). — Les curieux détails donnés sur l'état de cette ville en 1776 nous ont été fournis, d'après les registres de la municipalité, par M. Dubouloz, président du tribunal. (V. aussi Mirabeau en Savoie et le gouvernement sarde, par L. G. Pélissier, dans les ,4 rmafcsf/« Midi, 1892, t. IV, p. 510-512], 111- 113. 116, 235.

Toscane (le grand-duc de). — Il s'agit de Ferdinand, archiduc d'Autriche, né le 6 mai 1769, qui avait succédé en 1790 à son père, le grand-duc Léopold, devenu empereur. Sur la politique du grand-duc Ferdinand II et de son gouvernement pendant la Révolution, v. Bornarel, Relations entre la France et la Toscane de 1792 à 1795, 1888. Dépouillé de ses Etats en 1801 et rétabli en Toscane en 1814, il mourut le 18 juin 1824. 356, 361, 367.

Turenne, 353.

Turgot, ministre de Louis XVI de 1774 à 1776. — V. L. à J. et C.deM., 111.

Turrel (Marie-Rose), femme de H. Raybaud, 76, 78-80. 85, 101, 104.

Vassan (les), parents paternels de la marquise de Mirabeau, dont le père, Charles, marquis de Vassan, brigadier d'infanterie en juillet 1716, avait épousé Marie-Anne de Ferrières-Saulvebœuf, née le 1er avril 1687, morte le 4 novembre 1770 au château du Saillant. Passim.

Vaubois (Cl. -H. de Belgrand, comte de), (1748-1839), nommé général de division le 8 mai 1796, occupa Livourne le 30 juin suivant (Redon de Belleville, consul à Livourne et à Gênes, Xotes et correspondance du 17 pluviôse an IV au 13 ventôse an X (1796-1802), 1892,2 vol.). 378.

Vauvenargues (les). — Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, le moraliste, uni par la plus étroite affection au marquis de Mirabeau 1 1715-1747), était le frère aîné de Nicolas-François Xavier, marquis de Vauvenargues après lui, dont il est souvent question dans notre récit, et que la famille de Cabris regardait comme son chef de nom et d'armes (1719-1801). Le marquis de Vauvenargues était, par les femmes, le cousin issu de germain du marquis de Cabris, ce qui explique la ressemblance de celuici avec le moraliste. 28. 36, 86, 103, 104, 123. 147, 165, 193, 215, 252. 258.

Vehanson (Pierre-Flaminius Trinchieri, comte de), était un des

quarante gentilshommes qui avaient fondé en 1787 une société pour l'entreprise du théâtre de Nice (Ch. Vieil, Le grand théâtre de Nice depuis sa fondation, etc. (1787-1905), Nice, 1907), 331.

Vbncb (maison de). — Branche de la maison de Villeneuve. V.L. àJ. etC. de M., 90.

Verneuil (les de). — Famille originaire de Bretagne. François, dit le chevalier de Verneuil, capitaine d'infanterie, ayant épousé une parente du prince de Montbarrey, ministre de la Guerre, avait obtenu le commandement de la place de Sisteron (de la Plane, Hist. de Sisteron, t. III. p. 344). Grand partisan de Mme de Cabris, il lui prêta des sommes importantes pour l'aider à recouvrer sa liberté. Il eut une fille, Louise, en 1781, dont Mme de Cabris fut la marraine et qu'elle maria en l'an IX à François Morel, 387.

Véron (les). — V. supra Morangiès, 293.

Vial de Laxdouzières, fils d'un greffier de village, de la banlieue de Grasse. Décrété de prise de corps en 1764, il passa à la Guadeloupe, mais en fut banni en 1775. Il revint alors à Paris, 276, 278,279, 284.

Victoire (Husbault, dite), femme de chambre de Mme de Cabris, morte en 1781 victime de son dévouement à sa maîtresse, 188, 194,260.

Villeneuve (maison de). — V. C. de M. et Juigné de Lassigny, Hist. de la maison de Villeneuve en Provence, Lyon, 1899-1902, 3 vol., 90.

Villeneuve-Mouans (baron de), marié en 1750 à Suzanne de Grasse, fille et héritière du dernier baron de Grasse-Mouans. Sénéchal de Grasse depuis 1748. V. L. à J. et C. de M., 87-89, 92, 93, 110. 119, 123. 147, 219, 272.

Villeneuve-Tourrettes ( Joseph-César, marquis de), néen 1733. V. C. de M., 87.

Voltaire, IV, 199, 251.

Wurmser (général), au service de l'Autriche. En 1793, il enleva les lignes de Wissembourg en repoussant Custine ; mais il fut battu par Pichegru à Frischwieller, le 22 décembre 1793, et subit une retraite désastreuse et meurtrière, 355.

York (Frédéric, duc d'), deuxième fils du roi d'Angleterre George III, commandait en 1793 une armée dans les Pays-Bas. 11 fut vaincu à Hondschoote par Houchard, le 8 septembre 1793, ce qui le contraignit à lever le siège de Dunkerque, 355.

Young (Arthur). — (Cf. son Voyage en France, en Espagne et en Italie de 1787 à 1790, trad. Lesage, 2 vol., 1856), 317.

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