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réveiller de sa pieuse léthargie; puis d’une voix à peine intelligible: — Ah! dit-il, tu seras peut-être venu à temps, mon frère, pour recueillir avec mon degnier soupir le vœu le plus cher de mon cœur.
— Parle, Joseph, dit le riche, j’ai bien des torts envers toi : il n’est rien que je ne sois disposé à faire pour les réparer. En cet instant M. Dermont était sincère; son imagination qui ne s'était reposée jusque-là que sur des tableaux riants, des images gracieuses et mensongères, venait de se heurter tout à coup contre une vérité immuable. Il passa rapidement un examen de conscience, et cet homme léger fut épouvanité à la pensée qu'il arrive un moment terrible, où toutes les choses d’ici-bas nous échappent, et qu’en face de Dieu, il nous faut rendre un compte fidèle de toutes nos bonnes ou mauvaises actions. — Oui parle , mon frère ; je t’écoute, dit-il.
— Tout ce que Dieu peut verser d’amertume et de douleurs dans le cœur d’un homme, je l’aisenti. J'ai bien souffert! mon frère , dit l’agonisant, j'ai traversé la vie courbé sous le poids du malheur, mais le front haut, vois-tu, parce que ma conscience était pure et que j'acceptais les épreuves
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que le Seigneur m’envoyait avec une résignation toute chrétienne; et cependant , mon frère, à l'instant où je dois recueillir la récompense que Dieu réserve aux patients, me voilà plus triste, plus malheureux que jamais : c’est que je resle sans force et sans courage à la pensée que je dois laisser seules, sans appui, deux pauvres orphelines auxquelles je ne laisse aucune fortune.
C'était pour t'attendrir sur leur sort, c'était pour les laisser à ta garde, que je tai prié de venir. Mon frère , accordeleur ton amitié, promets-moi de les recueillir chez toi, de les protéger, de les aimer, et je mourrai content!
il se fit un silence pénible , après lequel M. Dermont dit d’une voix tremblante : — Mais il leur reste encore quelques debris de ta fortune? — Plus rien, murmura le malade. Je suis au lit depuis une année tout entière : mes ressources se sont épuisées ; le temps presse, mon frère, puis-je compter sur toi? Mes filles... veux-tu t'en charger ? Et le prêtre, affligé de cette longue hésitation du riche, prit le Christ des mains du mourant et le lui présentant :
Allons, monsieur, dit-il d’une voix grave
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et solennelle ; jurez à celui qui va paraître devant Notre. Seigneur Jésus-Christ, que ce n'est pas en vain qu’il aura linploté votre pitié pour ses enfants, s
Et M. Dermont troublé dit aussitôt :
Joseph, meurs tranquille, tes filles .… dront les miennes.
… Et comme si le malade eût itionis le serment de son frère pour mourir: — Merci !
dit-il, et dans un dernier soupir son ame s “énhanté de son eprelappe terrestre.