I. Comte Ducos : La mère du duc d'Enghien
bourg, son secrétaire, et également deux membres de son Conseil. Lesdits commissaires s'assemblent chez M. de Breteuil le 3i décembre 1768 et rédigent les articles qui sont approuvés par les princes et soumis au roi. Celui-ci les approuve à son tour le lei janvier et il assigne le lendemain aux princes pour venir « faire la demande de son agrément ». Le 2 janvier, les ducs de Penthièvre et d'Orléans, le prince de Condé, le prince de Conti, le comte de La Marche et le comte d'Eu se rendent à Versailles dans le cabinet du Roi où les deux princes demandent à Sa Majesté son agrément qui leur est accordé « avec les témoignages les plus sensibles de son affection ». Le Roi fixe le mariage au 5 avril et il donne ordre à M. de Choiseul de demander à Rome la dispense de parenté par courrier extraordinaire. On y mit la plus grande diligence, et la dispense fut accordée gratuitement le 2S janvier K
Aussitôt après ces premières formalités, la princesse remonta vers les hauteurs de Montmartre et elle rentra comme une enfant sous la direction de M^^e de Laval, Il est vrai que cet internat, qui se prolongeait un peu trop pour ses goûts, fut fréquemment adouci, pendant les trois mois qui s'écoulèrent jusqu'au mariage, par de petits séjours chez son père. Celui-ci avait vendu la maison qu'il possédait à Puteaux, pour en acheter une plus gaie à Passy-, afin de permettre à sa fille et à M^^e de Lamballe — bien jeune pour pleurer sans cesse —