I. Nouvelles à la main de la Maison de Penlhièvre. Idem
heureusement comparé à « une île de luxure aux abords de la capitale du roi très-chrétien* ».
C'est par des qualités contraires que M^ie de Pen- Ihièvre, vivante antithèse du duc de Chartres, a conquis les suffrages, mais dès les premiers jours de leurs fiançailles cette double popularité est nettement établie. Elle croîtra de telle sorte que quelque temps plus tard elle créera, dès leur mariage, une situation difficile au Dauphin et à la Dauphine dans la population parisienne. A l'Autrichienne, on opposera la Française ; et de cette rivalité « malgré elle », dont la duchesse de Chartres sera bien innocente, naîtra entre les princes une série de différends qui se dénoueront un jour dans le sang.
... Mais à peine M^^e de Penthièvre avait-elle été aperçue à Versailles et à Paris qu'elle quitta Rambouillet pour regagner son couvent, tandis que les négociations officielles commençaient entre son père et le duc d'Orléans. Sitôt qu'il fut autorisé par le roi, ce dernier se rendit à l'hôtel de Toulouse pour faire au duc de Penthièvre la demande en mariage qui fut accueiUie « avec les marques de la plus vive satisfaction ». Incontinent les deux princes s'occupèrent de faire rédiger les articles du contrat. Le duc d'Orléans chargea de cette mission l'abbé de Breteuil, son chancelier, qui avait si bien manœuvré dans toute cette affaire, M. deBellisle, secrétaire des commandements, et deux de ses conseillers. M. de Penthièvre, de son côté, nomma l'abbé Lenoir, chef de son Conseil, M. de Grand-