Delille : Op. cit
Laissons parler Bachaumont ' :
« Au mariage de M. le comte Fitz-James, M. le duc de Chartres lui donna, à sa petite maison, un souper appelé le souper des veuves. On y avait réuni les maîtresses de ce prince et des différents seigneurs mariés ou sur le point de se marier. Tout était tendu de noir; les femmes étaient en habit de deuil. Les hommes de même. Les flambeaux de l'amour s'éteignaient et se trouvaient remplacés par le flambeau de Thymen. Ces deux dieux étaient dans une rivalité continuelle à cette fcte. En un mot, tout y caractérisait le tombeau des plaisirs à l'empire de la raison. On assure qu'il est question de renouveler cette farce plus solennellement encore à l'occasion du mariage prochain du duc de Chartres. »
Lesprévisions de Bachaumont étaient injustifiées. Le duc de Chartres eut le bon goût de ne pas recommencer cette plaisanterie, et l'événement d'importance pour la curiosité des Parisiens fut la cérémonie très officielle de son mariage.
Les bans avaient été publiés à Saint-E]ustache et à Montmartre, à cause du couvent, et à Versailles, suivant un usage observé par les princes du sang qui se marient à la chapelle en présence du Roi.
Le 3 avril, le duc d'Orléans, le duc de Chartres, le duc de Penthièvre, M^e de Penthièvre et M^^^ d'Orléans se rendent à Versailles avec la plus grande partie de leur maison, et à 37 heures, M. de Saint- Florentin fait la lecture du contrai « en passant les