Archives nationales. K
2. Douze ans plus tard, Louis XVI et Marie-Antoinette devaient tenir le prince sur les fonts baptismaux, distribuer de nombreux cadeaux et 12.000 livres à M""^ de Genlis.
Dès le lendemain, le duc de Penthièvre donne à sa fille une magnifique parure en rubis et en diamants, et le duc d'Orléans lui remet un sac à parfiler enguirlandé de vingt bobines qui ont chacune pour noyau un rouleau de cinquante louis ^
Cette naissance d'un prince dans la Maison d'Orléans fut très acclamée. M^^^ Cosson de la Cressonnière, demoiselle de bonne maison et poète de petit talent, affirma, en des vers très applaudis alors, que :
Des princes que nous aimons Il nous faut des rejetons 2.
La princesse employa en bonnes œuvres tous les présents qu'elle avait reçus, assigna la somme de 3.000 livres à la dotation de douze jeunes filles pauvres de la paroisse Saint-Eustacbe, et dans cette église même, le i6 octobre, en présence des princes, le curé fit célébrer un magnifique Te Deani « qui produisit un efl'et saisissant », grâce au concours réuni de la maîtrise, de la musique militaire et des tambours battant aux champs.
C'est ainsi que sous le règne de Louis XV le Bien- Aimé, fut saluée la naissance du futur roi Louis-Philippe.
Mais les réjouissances ne s'arrêtèrent pas là. Elles prirent un caractère populaire qui ne messied pas à « l'entrée dans le monde » du souverain de la monarchie de juillet : Sophie Arnould