‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 62 sur 168 · Bachaumont, 4 novembre · texte numérisé non relu

Bachaumont, 4 novembre

Royale, séparé seulement de l'autre par une grille de fer, en sorte que l'on s'est empressé d'admirer le nouveau-né. Il est à la nouvelle mode, dans une corbeille, sans langes et sans entraves de la vieille éducation. En outre, M. le duc de Chartres et la Princesse, sensibles à la joie que le public a fait éclater de cet heureux événement, permettent à tout le monde de venir visiter le jeune prince dans son appartement. On demande au valet de chambre la grâce d'être introduit auprès de lui. Il écrit votre nom et on a la liberté de contempler à son aise cet illustre rejeton. On ne doute pas que l'afiluence ne devienne grande à mesure que cette liberté se répandra. La vénération particulière qu'ont les Parisiens pour les princes du sang, et surtout pour ceux de cette branche, se manifestera en cette occasion non moins que leur allégresse. »

« Cette naissance, nous dit ï Espion anglais, resserra l'amour du duc et de la duchesse de Chartres. »

Tout au moins, le ménage vécut-il en bonne intelligence, sans que rien vînt troubler leur vie au Palais-Royal, jusqu'au moment où le roi Louis XV mourut, le lo mai 1774-

La duchesse de Chartres aimait beaucoup le monarque, qui lui donnait souvent des « marques de bonté * ». Elle ressentit cette perte avec son impressionnabilité habituelle, et la princesse de Lamballe, cherchant à la distraire, l'engagea à voyager avec -elle et à visiter les propriétés du duc de Penthiè-

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