‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 8 sur 168 · Yatout : Le château cVEii, p · texte numérisé non relu

Yatout : Le château cVEii, p

puis, il y avait aussi la Naissance! Elle avait l'honneur d' « appartenir au roi » par le sang de sa mère, et quant aux Modène, ils étaient connus par leur morgue et leurs prétentions nobiliaires, car ils appartenaient, disaient-ils, à « l'une des trois maisons commandant sur la terre », les d'Est ayant la même souche que les Bavière et les Brunswick. Seulement, comme depuis un an le duc de Modène s'était vu déposséder de ses états et de ses revenus par les Autricliiens et que le duc de Penthièvre était puissamment riche, tout s'arrangea au mieux.

Les Légitimés descendants de Louis XIV, qui depuis la mort du grand Roi sentaient lourdement le poids de leur naissance, furent enchantés, et ils se remuèrent si bien qu'ils obtinrent de Louis XY la promesse que les enfants à naître de celte union auraient le rang de princes du sang ou tout au moins un rang intermédiaire. Furieux, les Ducs firent une « représentation ^ », mais le mariage n'en eut pas moins lieu le 29 décembre 1-44 "•

Le prince, on l'a vu, apportait à sa fiancée les trésors d'un cœur vertueux, et Mn^*? de Méré, très intéresséepar toutes les questions amoureuses, veut bien même nous donner des détails précis sur certaine vieille nourrice qui, dans la circonstance, aurait rempli auprès du jeune ménage le rôle de Lycœnion, qui fut jadis si utile à Daphnis et à Chloé...

Page 1