I. Archives nationales. K. onr
Telle tut la cérémonie dont toute apparence de cordialité fut exclue. Dès le lendemain, le duc de Penthièvre suivant, ses minutieuses habitudes, en notait les multiples détails, non sans quelque mélancolie, peut-être '. Car, lui qui avait été l'ami de Louis XV, lui qui, dans le respect de la Monarchie absolue, avait sacrifié Rambouillet à Louis XVL il souffrait au plus profond de son être de voir l'abîme qui se creusait chaque jour entre « France » et « Orléans », et sa mentalité de grand seigneur Ancien Régime ne pouvait rien concevoir à la manière dont on élevait les enfants de sa fille : « Il n'en parlait jamais qu'à son confesseur, mais, lorsqu'il voyait ses petits-fils, il leur prêchait sans cesse le respect de leur nom et de leur race, l'exemple de leurs ancêtres et leurs devoirs de princes du sang-. »
Une heureuse diversion vint bientôt arracher la duchesse d'Orléans à ses soucis maternels. M'^^^ de La Woestine étant morte au mois de décembre 1786, au grand chagrin de la princesse, sa mère, ]\ime (Je Genlis tomba malade ^ et elle éprouva, l'année suivante, le besoin d'aller prendre la cure de Spa. Mais, en cette époque déjà troublée, elle exerçait sur le duc d'Orléans une certaine influence