ACTE U TABLEAU I, SCENE IV
•la
Tu portes dans ton ooem’ tes litres dcj’noblesse.
Et comptes tes vertus pour aïouxl qu’on s’en blesse.
Que l’on di.se : or pour or! moi, je dis : cœur pour c<eur! Périsse mon blason, si l’amour est vainqueur !
LOU I St'.
Ferdinand ! Ferdinand !
FERDINAND
Mais ton amour, ma reine ,
Peut seul m’aider à vivre et seul calmer la haine Que mon père a fait naître, cl dont j’hérite, hélas !
Il accable le peuple et ne s’aperçoit pas
Qu’on le craint. .. qu’on le hait... son calme m’exaspère.
Oh ! je le crains au.ssi!
FERDINAND
Louise! il est mon père!
Pour moi, je ne crains rien, rien que de voir un jour,
Mon amour s’auf^mcntanl, décroître ton amour.
Laisse! lai.sse entre nous s’agrandir les obstacles,
Pour arriver à toi jeferai des miracles!..
Je veux, pour que ta vie ait des jours tissus d'or, T’emporter dans mes bras, comme un enfant qui dort... • Je veux (lu’en le rendant au Seigneur, ange ou femme,
11 confesse tout bas que l’amour finit l’àme ! ,
LOUISE, avec uue grande émalion.
Arrête! je t’en prie... olil Ferdinand! tais-toi...
Sais-tu... lu ne sais pas... fuis... va-t’eii!.. laisse-moi! Tous ces espoirs menteurs, ces promesses fleuries,
Au cœur qui les reçoit sont autant de furies!...
(Elle veut sortir.)
FERDINAND
Louise!
LOUISE
Je prierai Dieu de te pardonner j Mais laisse-moi... fuis-moi!., lai.sse-moi retourner Vers mon père qui pleure et m’atlend.
FERDINAND
Ma Louise!
Ah! le feu de mon cœur, c’esi la voix fpii l’alliée!
La paix de mes beaux jours est morte... Je le voi.
(Elle laisse tomber sa tète sur l’épaule de Ferdinand.) FERDINAND.
Louise, à toi- mon àmc!
LOD ISE.
A toi, mon àme ! à toi !