‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 3 sur 90 · MILLER, SA FEMME · texte numérisé non relu

MILLER, SA FEMME

MILLER, se promenant à grands pas dans la chambre.

Finissons ce commerce, il devient dangereux :

On parle de ma fille et de son amoureux.

Le baron de Walter... Ma maison, méprisée.

Sera montrée au doigt; Louise est bien oséel Le bruit peut en venir jnsques au président.

Et, bref, je fermerai ma porte en attendant.

LA FEMME

Pourquoi?... tu ne l’as pas chez nous conduit de force.

As-tu mis sous ses yeux la fille comme amorce?...

Il est bien venu seul, et qu’importe son nom?

MILLER

Je ne l’ai pas chez nous conduit de force , non ;

Et je n’ai pas jeté ma Louise à sa tête...

Qui pourra le savoir?... Louise lui fait Tète,

Tu l'accueilles au mieux... je suis le maître ici;

J'aurais dû , dès l’abord, empêcher tout ceci.

Ou ne pas voir le fils, ou prévenir le père;

Son Excellence, alors, en eût fait son affaire.

Il eût gardé son fils, et le tout était dit;

Tandis que maintenant, sous cet amour maudit.

Révérence parlée, on sent gronder l’orage...

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