I.A F F MME, nclicvsnl s» Isssr
Balivernes... Miller... se pciU-il qii’à ton âge On raisonne aussi mal? Que pcul-il l’arriver?...
Tu vis de ton état , lu ne vas pas trouver Tes écoliers...
MILLER
Ah! hast! ton école, elle est belle!
Pour moi mu.siciens , ils sont amants pour elle !
Voilà mes écoliers... et si nous n’agissons.
Ils auront moins reçu que donné de leçons...
Que deviendra Louise? Hélas! la pauvre fille, il ne peut l’épouser... elle est douce, gentille,
11 le sait , il la voit; mais il est né baron ,
Le fils de monseigneur... je suis Miller tout rond...
Sur le terrain d’autrui, dont ils se disent maîtres,
Quand tous ces nobles fils ont bien traîné leurs guêtres...
Par ci, par là, plus loin; qu’ils se sont abreuvés Le diable sait de quoi... si Dieu les a sauvés,
Il prend à mes gaillards la douce fantaisie,
Dans un cœur jeune et pur, de boire l'ambroi.sie.
Prends garde, prends bien garde... aurais-tu, comme Argus, Des yeux par tout le corps, seraient-ils plus aigus Que les siens, qu’il faudrait... mais cela me regarde...
11 nous l’enjôlera, si nous n’y prenons garde ,
A ma barbe, à ton nez; tandis que notre enfant,
Pleurera son honneur, lui, fier et triomphant,
Rira de ce Iwn tour. Et qui .sait si Louise,
Qui ne le verra plus, qu’une faute autorise.
Ne continuera pas dans un autre milieu
Le métier qu'elle apprit... chez nous... Jésus mon Dieu 1
LA FEMME
Tu radotes, Miller... j’ai leur correspondance;
Ce sont billets charmants, où l’on voit ce qu’il pense.
Où l’on sait ce qu’il veut... Hélas! le cher seigneur,
En aimant notre enfant... nous fait beaucoup d’honneur. C’est à son cœur surtout qu’il parle et s’intéresse.
M I LLER , haussant les épauleï.
Oui, c’est toujours au cœur d’abord que l’on s’adresse,
On veut avoir le coffre, et c’est au contenu Que l’on fait les yeux doux ; le moyen est conf^u.
Au feu tous ces billets... ces espérances vides