ACTE II, TABLEAU II, SCÈNE III
(En lui jetant avec violence sa fille.)
Ou par le ciel il faut qu’ayant brisé le cœur,
Tu lui brises le corps! Allons! mon beau vainqueur, Finis ton œuvre, afin que chacun ait son compte:
A toi son sang, Walter, à moi, .Miller, sa honte.
FERDIN AMD.
Viens ici, ma Louise, et daigne m’écouter.
Ta main...
(il lui prend la main , à Miller.)
Et puisse Dieu ne Jamais m'assister.
Même au dernier soupir. Pour qu’elle soit ravie A mon amour, il faut qu'on m’arrache la vie.
(a Louise.)
Je l’ai déjà juré, mon âme à toi, toujours!
LOUISE
Ne me regarde pas... oh ! la paix de mes jours!..
Ne me regarde pas ; ton regard est terrible.
Il se passe en ton cœur quelque chose d’horriblé.
FERDIMAND.
Ne tremble pas, enfant, le péril est passé;
Dans ce moment suprême où le cœur oppressé Sait se faire obéir, ne crains rien, ma Louise,
Ma résolution, grâce au ciel, elle est prise.
(Louiie («il un geste de doute douloureux.) •
Cet espoir ne part pas du cœur d’un insensé,
Ne tremble plus, enfant, le péril est passé.
Tu deviendras ma femme, et mon cœur qui Ttispère Saura te protéger, même contre mon père.
Qu'il vienne.
LE PRÉSIDENT entre accompagné de domestiques.
Le voici.