‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 34 sur 90 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes, LE PRÉSIDENT.

LOUISE

Grands dieux !

LE PRÉSIDENT, à ton fils.

Vous avez dit

Qu’il vienne; il est venu.

MILLER

Je l'avais bien prédit.

FK RHIfiA^n.

Lui dans celle maison

LE HUÉSIDENT, à Miller.

N’èles-vous pas le père?

Oui, Miller, l’organiste.

LE PRÉSIDENT, à U femme.

' Et VOUS, femme, la mère?

FERDINAND, à Miller.

Éloignez votre fille...

(a ton père.)

Oh ! par pitié, voyez...

Elle se trouve mal.

LE PRÉSIDENT, railleur.

Vraiment ! vous y croyez î Je connais le moyen de la guérir.

(a Louise.)

La belle.

Depuis quand voyez-vous mon fils?

(il la secoue.)

Répondra-t-élle?

Je vous ai demandé...

LOUISE

Je l'ai bien entendu.

Depuis bientôt six mois.

LE PRÉSIDENT

Il ne vous est rien dd?

Ne vous a-t-il pas fait des promesses... sans doute? Un homme en fait toujours... parlez. Je vous écoiite.

FERDINAND

Oui, j’ai juré, mon père, et solennellement.

De la prendre pour femme...

(Fier et regardant Louise.)

Et je tiens un serment.

LOUISE, avec tendresse. '

Et je tiendrai le mien.

LE PRÉSIDENT, riant.

L'alliance est jolie!

(a Louise.)

C'est du dévergondage...

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