ACTE II, TABLEAU II. SCÈNE III
Qui m'insulte cliez moi, révérence parlant.
(Le président se retoarne et le regarde en face, Miller baisse les yeux .
C'est mon opinion.
LE PRÉSIDENT
, Allons, qu’on en finisse!
Que l'on aille quérir les gens de la justice,
(Vn valet du miuislre sort.)
Ah! je me vengerai de vous, terriblement.
Ils pensaient qu'on pouvait braver impunément Mon trop juste courroux; cotte race imbécile Renverserait mes plans? Il est dans cette ville.
Une maison de force, et des maisons de fous.
Vous y périrez tous.
LA FEMME
Ab ! c’en est fait de nous!
FERDINAND, s’avançant avec tranquillité au milieu d’eux.
Je suis là, mes amis, n’ayez donc nulle crainte :
Si jusques à présent.
(a Miller.)
' Ta voix seule s’est plainte,
La mienne va parler à son tour.
(a son père d’un air soumis.)
Vous savez
Ce que je suis, mon père... Eh bien ! si vous avez Quelque soin de vous-méme, au nom de la prudence.
Plus d’insultes surlout et plus de violence;
Car il est dans mon cœur un endroit interdit A votre nom, mon père, il n’y fut jamais dit.
N’allez pas jusque-là... Si mon respect tolère...
LE PRÉSIDENT
Mais toi-même, imprudent, redoute ma colère...
Ab ! voici les agents.
(Ferdinand reçoit Louise qui tombe à demi morte dans ses bras.) FER DIN AND, à son père.
Vous la tuez, cessez.
Dans son cruel effroi, Louise meurt...
LE PRÉSIDENT
Assez !
(aux gens de justice en moniraot sa plaque et son cordon, }
Au nom du duc, .Messieurs, je réclame main-forte
(a Ferdinand.) '
Laisse là cette fille.
oH
FF.RDIN A ND.
Elle o.sl morlo, elle est mortel
LE PU É SI DENT
Allons donc! nous saurons la faiio revenir.
LA FEMME, i genou».
Grâce, grâce! Ei^ccllcnce; ah! c’est trop nous punir
(Ferdinand est tout entier à. Louise.) MILLER, faisant relever sa feimne.
On SC met à genoux devant Dieu, sotte femme.
Et non devant...
LA FF. M M E , implorant .
Miller!
MILLER
Par ta fille, tais-toi !
Ce...
LA FEMME
Miller, par ton âme
MILLER
Suis-je pas condamné?
Non devant ce maudit, ce scélérat damné.
LE PRÉSIDENT
En prison! et prends garde, une pareille offense Peut, lorsque je le veux, conduire à la potence.
(aux agents.)
Emportez cette fille.
(Les gens de justice s’avançant.) FERDINAND, les mains sur son épée.
Osez en approcher.
Qui fait un pas c.st mort, que l’on vienne y loucher!
Obéissez, Messieurs.
(Les gens de police fout un pas de plus.)
FERDINAND, dégainant.
■ Allons ! arrière, arrière !
Mon jM-re, pour vous-mème, ccontez ma prière...
LE PR ÉSI D ENT , aux agents et furieux.
Faites votre devoir, coquins.
- FERDINAND
En vérité.
C’est lancer, ô mon père, à la Divinité Une sanglante injiire. Oh! réehango sinistre!