‹ Louise Miller drame en cinq actes en vers traduit de SchillerChapitre 35 sur 90 · ACTE II. TABLEAU II, .SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II. TABLEAU II, .SCÈNE III

‘ A son fils.)

Et vous (le la folie.

FERDIKAND, d’une toU ferme.

L’engagement est saint.

• LE PRÉSIDENT

Sot qui fait l’important!

Je te ferai chasser...

• (a Louise.)

Il VOUS p.ayait comptant?

LOÊISE.

Je ne vous comprends pas.

LE PRÉSIDENT

Je veux dire, ma chère.

Qu’un honnête métier mérite son salaire.

LOUISE, comprenaul.

Ah!

(Elle se cache la tète dans les mains.)

Ferdinand.

ParTenfer, Monsieur, qu’est ceci, répondez?

. LE PRÉSIDENT^ froîdenicntf indiquant Louise»

Ce n’est rien, un jouet, enfant, que vous perdez.

FERDINAND, se contenant .

Vous oubliez, Monsieur, tout le respect qu’impose La vertu d’une femme.

LE PRÉSIDENT, riant très-fort.

Oh! la plaisante chose!

Respecter sa maîtresse... Oh! le fol amoureux Qui veut qu’on la respecte !

(Ferdinand, furieux, fait un pas vers son père. Louise s’accroche à lui.)

Arrête, malheureux!

MILLER, qui s’était tenu è l’écart s’approche du présideul.

J’étais là dans un coin, Je vous écoutais faire.

Je me disais: Ces gens embrouillent leur affaire :

Le jeune est uii peu fou... le vieux est insoleiil.

(l.c ministre fait UQ geste, Miller s’éloigne.)

C’est mon opinion, révérence parlant.

... Tu n’as pas à paraître en ces disputes folles.

Ils no disputent pas, ils répètent leurs n'iles.

Ils n’insulteraient pas ta ftlle en ta maison :

Sois tranquille, Miller...

LE PRÉSIDENT,! son fils.

11 n’a plus sa raison?

MILLER

Excellence, l’enfant appartient à son père :

L'insulter lâchement...

LE PRÉSIDENT , indiquant son fils et Miller.

Bon ! les deux font la paire.

Us se sont entendus.

(il rit.)

MILLER

L’insu her lâchement C’est donner un soufflet à son père,

LE PRÉSIDENT, marchantrers lui.

AhI vraiment?

MILLER, s'éloignant.

C’est comme ça chez nous, révérence parlée.

LA FEMME

Rendez-lui la raison, elle s’en est allée.

Secourez-noiis, mon Dieu ! *

LE PRÉSIDENT

Tu te fâches aussi !

Nous parlerons tantôt de ton métier...

MILLER

Merci.

Je m’appelle Miller et je suis organiste.

Je n'ai pas de leçons galantes sur ma liste ;

Les affaires d’amour ne me regardent pas.

Vous les traitez trop bien... Je vous cède le pas...

Du reste. Monseigneur, c’est un doux privilège Qui répugne aux bourgeois.

(Le président s'approche, Miller s'éloigne.)

Et que Dieu nous protège!

LA FEMME

Au nom du ciel, Miller, songe à qui tu parlais...

MILLER, se montant; il repousse sa femme.

Tais-loi.

(au président.)

Votre Excellence ordonne en son palais;

Ici, je suis chez moi. Si Je vous fais remettre Une pétition... Bien, vous serez le maître,

Et moi le serviteur... Je chasse l’insolent

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