SCÈNE PREMIÈRE
LE PRÉSIDENT, WURM.
WURM.
C'est ce que je craignais, Monseigneur, la contrainte A de pareils esprits n’impose aucimc crainte;
Leur exaltation s'en accroît...
LE PRÉSIDENT
J’avais mis
Dans le malheureux plan que je l’avais soumis Toute ma confiance... il était impossible.
Je connais Ferdinand, je le sais susceptible.
Surtout pour ce qui touche à son honneur...
WURM.
. D'accord.
Cette fille au carcan, son amour était mort;
11 n’eût pu la revoir par respect pour son grade. L’amour ne reste pas au cœur qui se dégrade Il l’eût bientôt compris... que fallait-il?
LE PRÉSIDENT, rinlerrompant.
Oser !
Ah ! je n’aurais pas dû m’en laisser imposer.
Sa menace pouvait n’étre pas sérieuse.
WURM.
Ne vous y fiez pas ; dans une àme amoureuse Germent confusémenl, l’on sur l'autre entassés.
Des masses de projets plus ou moins insensés.
La passion les pousse, un mot les fait éclore...
Vous allez lui parler d’un crime qu’il ignore;
Vous vous croyez habile et n’èles qu’imprudent.
On ne prend. Monseigneur, son fils p i ir confident Qu’avec l’intention d’eii faire son complici'.