ACTE IV. SCÈNE III
(flaul.)
Cher major!
KKRUINANn, j p.Ait.
Oh ! mon Dion !
LK JI A UK ni AT.
Vous daignez ni’exrnsor?
FERDINAND, à part.
Qu’il faut me contenir pour ne pas I ccraser!
LE MARÉCHAL, à part.
Son silence me glace!...
FERDINAND, marchant sur lui, à part.
Oh ! non, c’est impossible !
(Haut.) ‘
Que voulez-vous encor?
LE MARÉCHAL, à part.
Caractère irascible !
Ne l’excitons pas trop!
(Haut et troublé.)
Vous avez exprimé Le désir de me voir... je viens...
FERDINAND, l’iutcrrompanl.
J’en suis charmé...
Approchez, maréchal !
LE MARÉCHAL, à part.
11 veut que je m’approche!
FERDINAND
Hier, vous avez laissé tomber de votre poclic Cette lettre. .. et c’est moi qui, fort licnrensement.
L’ai ramas.sée ..
LE MARÉCHAL, troublé.
Ah! oui, c’est fort heureux, vraiment...
FERDINAND, avec un sourire amer.
Vous trouvez, n’est-ce pas?... l’histoire est amusante?
Le hasard est heureux et vaut qu’on en plaisante !
LE MARÉCHAL
Je suis loin, cher baron, d’en vouloir plaisanler.
Lisez... allons, lisez...
(il s’éloigne et lire son épée; le maréchal, qui ne le quitte pas de l’œil, jette la lettre sur la table et veut s’en aller.)
LE MARÉCHAL, tremblant et gagnant U porte, arrêté par Ferdinand.
Il faut...
FERDINAND
Il faut rester!
(il le prend par le bras et le ramène.)
Permettez, maréchal, je veux, quoi qu’elle vaille,
Avoir ma récompense, au moins, pour ma trouvaille.
Vous comprenez laquelle? et pour être plus clair...
(il lui montre son épée.)
LE MARÉCHAL, reculant, effrajé.
Ah! baron, soyez donc raisonnable, mon cher!
FERDINAND
Finissoiis-cn, .Monsieur; en garde !.. allons... en garde !
LE MARÉCHAL
Dans ce salon, major !.. chez le duc!., prenez garde !
Eh î je n’ai pas le temps d'aller me promener Sur le rempart... D'ailletirs tout doit se terminer A rinstaul même... ici...
LE MARÉCHAL
Mais le bruit que va faire...
FERDINAND
On parlera de toi, tant mieux ! c’est ton affaire.
Mais dépêchons, morbleu ! j’ai hâte d’en finir!
En garde!
LE MARÉCHAL
O ciel! non, grâce!., un si bel avenir!
FERDINAND, à part.
Et c’est à ce valet qu’elle a donné son âme ;
Ori en rirait pourtant, si c’était moins infâme ! T’airaait-elie?.. Réponds...
LE MARÉCHAL
Écoutez seulement.
Patience!., que diable!., on vous trompe!
FERDINAND
Vraiment !
On me trompe!.. Et c’est lui, lui qui me le rappelle!..
LF. MARÉCHAL.
Ne vous emportez pas...
Parle !.. qu’as-tu fait d’elle?